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Palmarès

Période 2017-2020 : Tinne Claes

"Corpses in Belgian Antomy 1860-1914 Nobody's Dead"

Le prix De Jonckheere de l’histoire de la médecine est attribué à Mme Tinne Claes pour son ouvrage intitulé : Corpses in Belgian Anatomy, 1860–1914. Nobody’s Dead.

Mme Tinne Claes propose un travail très original dont l’objet est bien balisé dans le temps et géographiquement, mais qui s’ancre dans un courant de recherche très clairement décrit dans l’introduction. Les sources sont très bien documentées. Le document est parfaitement lisible pour un lecteur qui n’est pas du domaine. La grande richesse de cet ouvrage réside dans les perspectives multiples qui convergent sur le sujet scientifique de la conception du corps en anatomie, perspectives sociales, culturelles, philosophiques et éthiques. Le manuscrit est publié dans la série « Medicine and Biomedical Sciences in Modern History » chez l’éditeur Palgrave Macmillan (désormais rattaché au groupe Springer Nature). Il s’agit incontestablement d’un ouvrage ayant un impact international. Ce travail, à travers une thématique sociologique revoit l’histoire de l’anatomie et de l’anatomo-pathologie de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, notamment relative au statut du corps humain et aux procédures de don ce corps. Cette approche apparaît particulièrement originale et humaniste.

 

Prix du Docteur Frans Jonckheere sur l'Histoire de la Médecine
Résumé: Claes, Tinne (2019). Corpses in Belgian Anatomy, 1860-1914: Nobody’s Dead. (Medicine and Biomedical Sciences in Modern History). Palgrave Macmillan. ISBN: 978-3-030-20114-2.


Donner son corps à la science n'a jamais été aussi populaire qu’aujourd’hui. Le nombre de dons aux universités belges a doublé au cours des vingt dernières années. Léguer son corps aux chercheurs et aux étudiants en médecine est considéré comme quelque chose de louable: les donateurs le décrivent comme un geste noble, un choix significatif ou un acte final d'altruisme. C'est remarquable d'un point de vue historique. Au XIXe siècle, la dissection était le triste sort des pauvres. Lorsque une personne décédait à l'hôpital et que sa famille n'avait pas les moyens de payer les funérailles, le corps était emmené en salle de dissection. L'idée sous-jacente à cette pratique était que les pauvres devaient, par le biais de leur cadavre, repayer leur dette envers la société. La dissection n'était ainsi pas un choix libre, mais une punition pour la pauvreté.


L’ouvrage Corpses in Belgian Anatomy 1860-1914 tente d'expliquer ce changement. Comment la dissection a-t-elle évolué, passant d’une punition à un choix, de la honte à la fierté? Les racines de cette évolution remontent à la fin du XIXe siècle. D'une part, les anatomistes éprouvent de plus en plus de difficultés à accéder aux cadavres en raison d'une perte de prestige scientifique et de la spécialisation de la médecine. D’autre part, les tensions sociales ont conduit à un assouplissement de la politique de pauvreté. De plus, les changements dans la culture funéraire et l'éthique médicale étaient importants.


Cette étude clarifie l'influence de ces développements simultanés en examinant le traitement concret du cadavre au sein de l'anatomie. En d’autres termes, cet ouvrage raconte l'histoire des milliers de corps qui se sont retrouvés entre les mains d'anatomistes. Qu'est-il arrivé à ces corps depuis le lit de mort jusqu’à la table de dissection? À quoi ressemblaient-ils après une dissection ou une autopsie? Quelles parties du corps étaient enterrées? Qu'est-il arrivé aux parties du corps qui étaient conservées dans des collections anatomiques? L'accent mis sur le cadavre a permis d'éclairer diverses évolutions, par exemple sur l'histoire des universités, des cimetières, de l'éthique médicale, de la politique de la pauvreté et de la démocratisation.


La reconstruction du sort des pauvres qui se sont retrouvés sur des tables de dissection au XIXe siècle n'a été possible que grâce au matériel exceptionnel conservé dans les archives des hôpitaux, villes et universités belges. Les archives remarquablement riches de CPAS à Bruxelles, dans lesquelles sont conservés tous les documents des hôpitaux municipaux, méritent une mention spéciale. Les archives de CPAS conservent non seulement des rapports de réunions et de règlements, mais aussi des plaintes de patients et de leurs familles, les premiers testaments avec des dons de corps, des plans architecturaux pour les morgues et les salles de dissection, des inventaires de collections scientifiques, des photos sur lesquelles les étudiants posaient fièrement avec un cadavre. Grâce à tous ces vestiges du passé, l’ouvrage Corpses in Belgian Anatomy 1860-1914 non seulement est devenu une histoire scientifique, mais aussi une histoire culturelle et sociale.


En résumé, cet étude montre que les pratiques des anatomistes ont profondément changé entre 1860 et 1914. Les dons volontaires ont progressivement remplacé la dissection involontaire des pauvres; le cadavre a été de plus en plus respecté lors de l'autopsie; les corps disséqués ne recevaient plus des funérailles anonymes, mais une tombe individuelle. Dans un contexte social et scientifique en mutation, les anatomistes ont de plus en plus tenté de concilier leurs intérêts avec les souhaits des familles et des individus. En conséquence, la dissection a progressivement changé de signification: elle cesse d’être une punition pour la pauvreté.

 

Période 2014-2016 : Philippe Paulet

"Grande et petite histoire de la proctologie"

GRANDE ET PETITE HISTOIRE DE LA PROCTOLOGIE

par

 M. le Dr Philippe PAULET (ULB)

L’ouvrage s’applique à rassembler les données éparses de la littérature, tant médicale qu’historique, se référant à l’histoire de la proctologie au cours des siècles et dans diverses régions du monde.

Le premier chapitre réunit, à travers les grandes étapes de l’histoire  de la médecine, les premiers écrits et retrace la biographie de tous ceux qui ont participé, de près ou de loin, à l’histoire des maladies anales. La plupart d’entre eux sont des figures connues, d’autres sont d’obscurs sans grade mais qui ont eu le précieux souci de coucher sur papier le résultat de leur expérience.

Les trois longs chapitres suivant rassemblent la grande majorité des maladies qui justifient une consultation en proctologie : les hémorroïdes, les fissures et les fistules anales. La grande richesse de la littérature, justifiée par la fréquence de ces affections, méritait de colliger les données éparses et parfois des anecdotes aussi farfelues que croustillantes. L’histoire de la fistule de Louis XIV est un grand moment d’Histoire mais c’est loin d’être le seul.

La suite détaille, maladie par maladie, les soubresauts que l’histoire leur a imposés, avec les fausses certitudes, les égarements, les découvertes parfois fortuites, les traitements audacieux, les échecs et les rebondissements qui ont conduit aux connaissances actuelles. On y découvre curieusement que ceux qui ont laissé leur nom à une affection ne sont par toujours les premiers à les avoir décrit !

On ne pouvait conclure sans évoquer l’évolution du matériel et des techniques qui ont permis des diagnostics de plus en plus précis, apportant au praticien l’aide précieuse qui a conduit à des traitements de plus en plus performants.

Une bibliographie importante mais non exhaustive clôture l’ouvrage.

"Des miasmes au microscope: un siècle de santé publique en Province de Luxembourg"

Période 2011-2013 : Gauthier Poulain

"La pharmacopée galéno-chimique au XVIIIe siècle, étude d'un réceptaire pratique manuscrit des Pays-Bas autrichiens"

PRÉSENTATION DE M. G. POULAIN,

 par

A. DRESSE, membre honoraire

Il convient tout d’abord rappeler que le Prix sur l’Histoire de la Médecine fut fondé en 1957 à la mémoire du Dr Frans Jonckheere, chirurgien bruxellois réputé né en 1903 et décédé prématurément en 1956. Lors d’un voyage en Egypte en 1939 il s’est passionné pour l’histoire de la Médecine de l’Egypte ancienne au point d’apprendre à déchiffrer les hiéroglyphes. A l’invitation du Professeur Jean Capart de l’ULB il réalisa l’autopsie de la momie d’un scribe pharaonique.

Le jury du Prix du Dr Frans Jonckheere constitué des Professeurs R. Bernard, Th. de Barsy, M. Lamy, P. Lefèbvre, et moi-même, a examiné cinq travaux de qualité déposés par des candidats de formation, d’expérience et d’horizon très différents.

La richesse des travaux présentés pour le prix a rendu le choix difficile.

A l’unanimité, il fut attribué à Gauthier Poulain, jeune chercheur titulaire d’un master en Histoire (UCL 2013). Son mémoire s’intitule « La pharmacopée galéno-chimique au XVIIIème siècle » ; Étude d’un réceptaire manuscrit des Pays-Bas autrichiens. (169 p.) ». Tout ceci constitue une sorte de miroir des maux de l’époque, de la tête au talon’ dans une perspective socioculturelle.

Le jury a été séduit par la démarche originale de l’auteur qui se base sur un manuscrit découvert presque fortuitement aux Archives de l’État à Namur grâce au Conservateur.

Gauthier Poulain a réalisé un travail scientifique d’historien sur ce manuscrit volumineux qui n’avait fait l’objet d’aucune étude notoire antérieure. Il définit les conditions et critères de sa discipline. Il effectue ensuite une étude comparative des pharmacopées urbaines de l’époque dans différents pays, analyse les ingrédients végétaux, animaux et minéraux décrits dans le réceptaire pour aborder les pathologies décrites dans les Pays-Bas autrichiens du XVIIIème siècle.

Ce travail répond à l’objectif du prix du Dr Fans Jonckheere, à savoir contribuer à l’avancement de l’histoire de la Médecine et le jury félicite chaleureusement le lauréat.

LA PHARMACOPÉE GALÉNO-CHIMIQUE AU XVIIIème SIÈCLE, ÉTUDE D’UN RÉCEPTAIRE PRATIQUE MANUSCRIT DES PAYS-BAS AUTRICHIENS

par M. Gauthier POULAIN (UCL).

La genèse d’une telle recherche sur l’histoire de la pharmacie au XVIIIe siècle est liée à son intérêt historiographique. Un entretien avec E. Bodart, le conservateur des Archives de l’Etat à Namur, déboucha sur la découverte d’un réceptaire pratique manuscrit, une source qui n’avait jusqu’alors fait l’objet d’aucune étude notoire. L’originalité était d’étudier la pharmacopée savante à partir une source manuscrite, et non pas à partir d’imprimés comme il était d’usage dans la tradition historiographique. Face à une thématique sur laquelle je n’avais encore jamais travaillé, je privilégiai l’approche socioculturelle de l’histoire des sciences, impulsée par Carl Havelange, permettant d’ouvrir à la compréhension de l’Ancien Régime. L’histoire de la médecine comporte également une dimension socio-anthropologique non négligeable, qui selon C. Herzlich, met notamment en lumière l’importance des représentations sociales. Du point de vue de la démarche scientifique, l’étude comportait deux volets complémentaires pour comprendre le manuscrit : une analyse externe de type codicologique d’une part ; et une analyse interne portant sur le fond d’autre part. Le postulat posé était le suivant : l’étude des remèdes reflète le compromis galéno-chimique propre à la pharmacie occidentale des XVIIe et XVIIIe siècles. La pharmacopée galéno-chimique constitue le syncrétisme entre la pensée médicale de Galien (médecin d’origine grec du IIe siècle ap. J.-C.) qui traversa le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne d’une part, et les débuts de l’introduction des premiers éléments chimiques (ou spagiriques) « pré-lavoisiens », amorcés notamment par Paracelse (médecine et alchimiste suisse) au début du XVIe siècle. L’époque moderne verra aboutir progressivement un compromis appelé « galéno-chimique » en référence à ces deux courants de pensée autrefois fortement opposés. Le dépouillement du manuscrit suit plusieurs axes. La recherche veille d’abord à recenser l’ensemble des simples utilisés dans chaque recettes afin d’établir une typologie selon les trois règnes (végétal, animal et minéral). Ensuite, sont étudiés les différents genres médicamenteux afin d’apprécier le niveau de complexité de chacun et donc le degré de connaissance de l’apothicaire qui réalise ces remèdes. Enfin, l’analyse du réceptaire offre un miroir sur les maux de l’époque moderne, permettant d’appréhender leurs représentations sociales. Le croisement des différentes données issues de la typologie des simples, des remèdes, et des pathologies fait émerger la pharmacopée sous-jacente propre aux XVIIe et XVIIIe siècles dans les Pays-Bas autrichiens. Puisse cette recherche éveiller de nouvelles pistes et susciter la curiosité du lecteur envers l’histoire des sciences, de la médecine et de la pharmacie qui – à l’image de ce livre manuscrit – recèle encore de nombreux sentiers inexplorés.

PRÉSENTATION DE M. le Pr J.-L. VANHERWEGHEM

par

A. DRESSE, membre honoraire

L’ouvrage présenté par le Professeur Jean-Louis Vanherweghem (ULB) intitulé « Les médecins de Molière au chevet de Louis XIV » 109 p. a également retenu toute l’attention du jury.

En se basant sur le « Journal de Santé de Louis XIV » rédigé jour après jour par trois des premiers médecins du roi, Jean-Louis Vanherweghem nous dépeint, d’un style alerte, l’évolution de l’état de santé du Roi-Soleil qui a vécu 77 ans (1638-1715). Il nous décrit les répercussions de sa santé sur la vie politique, sociale et amoureuse du monarque et sur la cour. De façon très vivante, l’auteur imagine un procès dans lequel les accusés seraient les médecins du roi ; le procureur, Molière ; la victime Louis XIV ; les témoins à charge et à décharge, diverses personnalités de l’époque dont le duc de Saint-Simon. Plusieurs chefs d’accusation sont retenus : les premiers médecins sont cupides, charlatans, incompétents et assassins ; ils sont imbus de leur latin, de leur robe et de leur bonnet ; ils se contentent de tâter le pouls mirer les urines et flairer les selles ; les premiers médecins saignent, purgent et sentent le clystère !

Le « Grand Siècle » qui a connu des développements scientifiques importants de la mathématique, de la physique, de l’astronomie et de la philosophie et qui annonçait le « Siècle des Lumières » fut aussi celui des purges et lavements, de la saignée, des clystères. Il est difficile d’imaginer l’état sanitaire de l’époque et le manque d’hygiène de toutes les couches de la société. L’auteur a manifestement trouvé beaucoup de plaisir à décrire avec humour et à nous faire partager l’état intellectuel, social et sanitaire de la société de l’époque. Il nous montre à quel point la Médecine a progressé depuis lors.

En reconnaissance de ces qualités, l’attribution de la Médaille de l’Académie au Professeur Jean-Louis Vanherweghem était évidente.

Période 2008-2010 : René Van Tiggelen

  "Le crâne transparent. Histoire illustrée de la neuroradiologie"

PRÉSENTATION DE M. LE DR R. VAN TIGGELEN

par M. B. LENGELÉ, membre ordinaire

Le jury désigné par le Bureau de l’Académie pour attribuer le Prix était composé de Mesdames les Professeurs Heuson et Balériaux, membres titulaires, de Monsieur le  Professeur  Louryan,  membre  ordinaire,  et  de  moi-même  comme  Président.  Collégialement,  il  a  décidé  de  désigner  comme  lauréat,  le  Docteur  René  Van  Tiggelen, pour son ouvrage intitulé : « De Schedel doorgelicht. Le crâne transparent. A transparent skull ».

René Van Tiggelen, diplômé Docteur en Médecine de l’UCL en 1967, a exercé la radiologie comme médecin militaire. Ayant assumé diverses fonctions de commandement au sein du service de santé des Armées, il a été consultant à l’AZ-VUB de 1986 à 1999 et a dirigé durant deux ans le service de radiologie de l’Hôpital militaire de Bruxelles. Depuis 1990, il est le conservateur du Musée belge de la Radiologie et en cette qualité, a brillamment participé à l’organisation d’expositions et à la rédaction de publications concernant l’histoire de la radiologie. Ses activités lui ont valu, entre autres, un Prix de la Fondation Roi Baudouin en 1999.Le  livre  déposé  pour  le  Prix  retrace,  sous  son  titre  trilingue,  l’histoire  de  la  neuroradiologie. Publié en 2007, il a été préfacé par les Secrétaires perpétuels des deux Académies de Médecine du Royaume (KAGB et ARMB) et est dédicacé à la mémoire du Professeur G. Cornélis. Dans son contenu, le livre récapitule le parcours des progrèstechniques réalisés en imagerie encéphalique, depuis la découverte des rayons X, jusqu’au développement du scanner et de l’IRM, en passant par le récit des débuts de la neuroradiologie interventionnelle, puis par ceux de l’imagerie fonctionnelle et du PET. Suit enfin un état de la neuroradiologie dans notre pays.

L’originalité principale du livre est d’être rédigé dans les deux langues nationales et en anglais, ce qui le rend accessible à un large public. A l’écrit, se joint en outre une iconographie riche et bien choisie, surtout en ce qui concerne les documents anciens, ainsi qu’une liste de 175 références qui, en fin d’ouvrage, jalonnent le parcours historique auquel le lecteur est aimablement invité à s’intéresser. Dans la foulée de ce premier ouvrage, le candidat annonce un nouvel opus intitulé « La radiologie belge monte au front de l’Yser » qui révélera sans nul doute encore ses talents d’historien. Explorant les archives écrites et iconographiques du service de Santé des Armées, il y décrira le passé glorieux des officiers médecins qui ont soigné sur le front les blessés de la Grande Guerre et ont ainsi bravement servi le Royaume alors que son intégrité était menacée.

En attribuant au Docteur Van Tiggelen le Prix Frans Jonckheere, le jury a surtout souhaité  récompenser,  au-delà  de  ses  ouvrages,  son  œuvre  de  conservation  du  patrimoine radiologique belge et ses multiples actions destinées à sauvegarder la mémoire des pionniers d’une spécialité qui, tout au long du 20e siècle, a grandement contribué au progrès des soins médicaux en Belgique et dans le monde.

LE CRÂNE TRANSPARENTHISTOIRE ILLUSTRÉE DE LA NEURORADIOLOGIE

par V. VAN TIGGELEN

Nous avons entrepris la rédaction d’un ouvrage historique dont les dix-neuf chapitres sont présentés ci-après afin de rappeler le 45e anniversaire de la création de la section belge  de  neuroradiologie,  d’honorer  la  mémoire  de  notre  ancien  professeur  de  neuroradiologie, le Professeur G. Cornélis (UCL-KUL), et de commémorer le transfert des collections neuroradiologiques du musée belge de la Radiologie vers le musée gantois Dr Guislain en 2007.

Chap. 1    Röntgen devait découvrir les rayons X !

On prétend parfois que les grandes découvertes sont le fruit du hasard. Cependant, il est incontestable que la chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés. De plus, tout progrès n’est possible que grâce aux connaissances amassées par les prédécesseurs. Dans le cas de la découverte des rayons X, le Professeur Röntgen se basa sur les données scientifiques de son époque concernant l’électricité, le vide, la fluorescence, les tubes à gaz raréfié et... la photographie. Röntgen perçut d’emblée l’importance des applications, ce qui lui permit d’obtenir, en 1901, le premier prix Nobel de physique.

Chap. 2    Qui étaient les premiers ?

Avant 1900, il était très difficile de radiographier le crâne de l’adulte avec l’appareillage existant. Le courant et la tension étaient trop faibles et peu fiables. Sir Arthur Schuster, professeur à Manchester et ami de Röntgen, fut l’un des premiers à recevoir (le premier janvier 1896, avec les bons vœux de ce dernier) le texte de sa découverte. Il devint un important pionnier en radiologie en appliquant, dès avril 1896, cette nouvelle technique à résoudre un meurtre, ainsi qu’en témoigne une abondante littérature médico-légale et neuroradiologique.

Chap. 3    Premiers accidents en neuroradiologie

Les effets biologiques des rayons X furent constatés dès 1896 et ont donné naissance à la radiothérapie. Néanmoins, ce n’est qu’après la première guerre mondiale que les premières mesures de radioprotection furent effectivement appliquées et que la dosimétrie s’est généralisée.

Chap. 4    Schüller A. : le père de la neuroradiologie

Arthur Schüller débuta sa carrière en radiologie au début du 20e siècle à Vienne chez le célèbre radiologue Guido Holzknecht. L’enthousiasme de Schüller pour la science et la recherche a rapidement porté ses fruits. En 1905, son premier livre « Die Schädelbasis im Röntgenbilde » fut publié (1). En 1912, parut la seconde monographie de Schüller « Röntgen Diagnostik der Erkrankungen des Kopfes ». Elle devint aussitôt l’ouvrage de référence de l’ère classique de la neuroradiologie. La quantité des ouvrages scientifiques de Schüller est immense. « Schüller » ne désigne donc pas seulement une incidence radiologique destinée à visualiser l’os temporal ! Si Schüller inventa le terme de neuroradiologie, son activité ne se limitait pas à la neuroradiologie, mais également à la neurologie et à la psychiatrie. Il stimula également les progrès en neurochirurgie.

Chap. 5    Eastman G. : du verre au film

L’augmentation de la sensibilité des plaques radiographiques constitua un progrès décisif. Au début de la radiologie, on utilisait comme au 19e siècle une plaque de verre recouverte sur une de ses faces par une émulsion de petits cristaux de bromure d’argent. La qualité des images dépendait de la longueur d’onde du rayonnement X. En outre, pendant la première guerre mondiale, on enregistra au front le bris de très nombreuses plaques photographiques. La Compagnie Eastman (qui devint Kodak), conçut un film radiologique constitué par un support de nitrate de cellulose recouvert sur ses deux faces par l’émulsion photographique. L’adoption de ce matériel résolvait les problèmes de poids, de volume et de fragilité des plaques en verre.

Chap. 6    Bocage A. : la vision en tranches

L’image radiographique est la sommation des ombres de tous les objets se trouvant entre le tube radiogène et le film. C’est donc la projection bidimensionnelle d’un volume tridimensionnel ! Afin de pouvoir dissocier les différents plans, il fallait trouver une méthode qui permette de ne radiographier qu’un seul plan en éliminant les autres : en d’autres termes, une méthode permettant d’obtenir la coupe d’un plan intéressant et d’effacer les autres plans. Les coupes radiographiques sont plus ou moins les analogues des coupes microscopiques des histologistes et des anatomopathologistes. Pendant la première guerre mondiale, André Bocage fut chargé de réaliser de savants calculs trigonométriques afin de déterminer à quelle profondeur un corps étranger métallique était situé dans le corps. Pour éviter ces calculs lents et fastidieux, il développa en 1916une technique radiographique qui lui permit d’obtenir des tranches longitudinales du corps. Après la guerre, Bocage perfectionna son procédé pendant son internat à Paris en 1920, et il déposa son brevet en 1921. Durant les années qui suivirent, d’autres auteurs qui ne lisaient que la littérature de leur pays, proposèrent sans le savoir des méthodes semblables (2).

Chap. 7    Dandy W. : un crâne plein d’air... et de contraste

Avant l’introduction des produits de contraste, l’analyse précise du système nerveux central était illusoire. En 1918, Dandy (3) réalisa une ventriculographie gazeuse par ponction de la fontanelle. Cette exploration ainsi que d’autres réalisées un an plus tard (scopie des ventricules, encéphalographie et myélographie gazeuses) révolutionnèrent la radiologie du système nerveux central. L’air resta le produit de contraste de référence pour l’étude du cerveau bien qu’en Europe le Lipiodol® et d’autres produits de contraste fussent aussi utilisés.

Chap. 8    Moniz E. : une meilleure localisation des tumeurs cérébrales

De nombreux neurologues recherchèrent une méthode pour diagnostiquer directement les tumeurs cérébrales. L’un d’entre eux fut le Portugais Antonio Gaetano d’Abreu Freire, qui changea son nom en Egas Moniz. Il partit du postulat que la vascularisation des tumeurs serait différente de celle des tissus sains et donc qu’en cas de tumeur, les vaisseaux seraient plus opacifiés. Moniz tenta de visualiser les tumeurs cérébrales grâce à l’emploi d’un produit de contraste positif. S’il échoua à les opacifier par l’administration intraveineuse ou parentérale de produit radio-opaque, il réussit pleinement à les opacifier par injection intra-artérielle (4).

Chap. 9    Sicard J-A. : il manque encore du contraste

En 1927, Forestier, élève de Sicard, qui pratiquait une injection thérapeutique de Lipiodol® au niveau lombaire, remarqua la présence de liquide cérébrospinal dans la seringue. Aussitôt, le patient fut placé en position debout et examiné en scopie (5) et on constata que le Lipiodol® se trouvait dans l’espace sous-arachnoïdien. La myélographie opaque était née ! En 1944, George Ramsey préconisa l’emploi du Pantopaque® (ethyl-iodophenylundecylate) comme nouveau produit de contraste pour la myélographie. Le Pantopaque® est plus fluide que le Lipiodol®, assure un excellent contraste et est résorbable. Néanmoins, bien qu’il soit moins toxique que le Lipiodol®, le Pantopaque®, s’il n’est pas retiré, a une action irritante sur les méninges et provoque parfois des arachnoïdites. En 1969, Torsten Almen développa, avec succès un produit de contraste hydrosoluble non ionique (Metrizamide, Amipaque®) pour la myélographie. Contrairement au Pantopaque®, le Metrizamide peut rester mélangé au liquide céphalorachidien et ne doit pas être retiré.

Chap. 10    Interbellum : l’amélioration des techniques

Parmi les effets « bénéfiques » de la Première Guerre, il convient de souligner que dans l’après-guerre, la quasi-totalité des hôpitaux furent équipés d’appareils de radiologie. Ceux-ci s’améliorèrent progressivement. Sans entrer dans trop de détails techniques, on se limitera à souligner que les premiers tubes radiogènes à cathode dite « froide », étaient fragiles, inconstants et difficiles à manipuler. Le service médical américain qui participa à la Première Guerre mondiale apporta dans ses bagages le tube radiologique de Coolidge à cathode « chaude » qui constitua une révolution. La longévité et surtout la constance de l’émission des rayons étaient enfin assurées. Le perfectionnement technique se poursuivit par l’apparition en 1929 du tube à anode tournante, mis au point par Albert Bouwers. Si la tomographie conventionnelle, comme nous l’avons vu, faisait de timides apparitions, la recherche d’incidences radiologiques crâniennes appropriées continuait à progresser. Le crâniographe et la technique introduite par Erik Lysholm apportèrent en 1931 une amélioration évidente. Ce système mécanique permettait au tube de rayons X de tourner dans les sens longitudinal et transversal.

Chap. 11    Le temps des pionniers belges

Le médecin militaire Etienne Henrard était le chef de service adjoint dans le service de radiologie qui fut créé en 1897 à l’hôpital militaire de Bruxelles. Il s’intéressa rapidement à la stéréoradiographie et à l’extraction des corps étrangers, ce qui lui procura une renommée internationale (6). En 1902 déjà, il décrivit une technique radiologique stéréoscopique pour localiser les corps étrangers et pour étudier des fractures complexes du crâne. Il fut l’un des membres fondateurs de la Société belge de Radiologie et du « Journal belge de Radiologie » en 1907. Une autre personnalité marquante fut Pierre Glorieux (7), qui soutint comme thèse d’agrégation : « La hernie postérieure du ménisque intervertébral et ses complications nerveuses » en 1937. Glorieux fut l’un des premiers à démontrer in vivo une hernie du disque lombaire par une myélographie au Lipiodol. Rudolf Thienpont était également très connu. Dès 1921 il s’intéressa particulièrement à l’oto-neuroradiologie, et il participa activement à des rencontres scientifiques, non seulement en Belgique (1933), mais aussi en France (1938) où il était fort apprécié. Sa contribution à l’oto-neuroradiologie fut majeure.

Chap. 12    L’amplificateur : on sort de l’ombre

Dès le début de la radiologie, des écrans primitifs de radioscopie furent utilisés. En 1937, Irving Langmuir breveta l’amplificateur de brillance capable d’amplifier l’image radioscopique. En 1948, le système fut perfectionné par John W. Coltman, et commercialisé en 1953 par la Société Westinghouse Electric Corporation.

Chap. 13    L’échographie : conséquence de deux guerres mondiales !

Une tentative d’application médicale fut entreprise en 1937 par le neuropsychiatre autrichien Karl Dussik, aidé par son frère Frederick qui était physicien. En utilisant une source permanente d’ultrasons, ils essayèrent d’interpréter les images du cerveau (8). L’interprétation de ces images ultrasonographiques suscita de vives controverses. Un chirurgien anglais émigré aux Etats-Unis, John Wild, aidé par un ingénieur naval militaire Donald Neal, semble avoir été le premier à pouvoir réaliser une iconographie médicale cohérente dans la base navale Chamberlain. Le Suédois Lars Leksell, utilisant la technique échographique mode A, réalisa le premier écho-encéphalographe qui joua un rôle primordial dans le diagnostic des traumatismes cérébraux. En transformant les signaux en images, d’autres chercheurs affinèrent encore cette technique d’imagerie médicale qui est encore utilisée quotidiennement. En neuroradiologie, l’échographie est utilisée actuellement uniquement pour les nouveau-nés et les tout jeunes enfants. Le vieux rêve de pouvoir visualiser les ultrasons (et surtout leurs échos) devint enfin réalité. Jusqu’alors, ceux-ci ne pouvaient réaliser une image que dans le cerveau du praticien qui écoutait !

Chap. 14    Golden sixties : la neuroradiologie en Belgique

Pendant les années cinquante, rares cependant étaient les radiologues belges intéressés par la neuroradiologie. Lucien Appel fut certainement le premier, en Belgique, à y consacrer tout son temps. Il travaillait à l’Institut Born-Bunge d’Anvers créé par le célèbre Ludo van Bogaert. C’est à leur initiative que le Groupement belge de Neuroradiologie fut constitué en 1962 et rattaché officiellement à la Fédération mondiale de Neurologie dont Ludo van Bogaert était le président. Faisaient partie du groupe, Roland Potvliege et Louis Jeanmart de l’Université libre de Bruxelles, Eric Van de Velde de la Rijksuniversiteit Gent, André Thibaut de l’Université d’Etat de Liège et Georges Cornélis de l’Université Catholique de Louvain (UCL – KUL). A ce groupe se joindra un neurochirurgien, le docteur Richard Gonsette. Dès 1962, la jeune neuroradiologie s’est organisée en un groupement belge de neuroradiologie, au sein de la Société Royale Belge de Radiologie. Des réunions interuniversitaires amicales se succédèrent régulièrement. Le dynamisme du groupe est bien présent et ne s’essoufflera pas !

Chap. 15    La neuroradiologie interventionnelle

La radiologie vasculaire débuta en 1953 par l’introduction au travers de la peau d’un cathéter selon la méthode de Sven-Ivar Seldinger. Cette technique, initialement prévue pour les artériographies, servira de base aux procédures invasives. En résumé, un développement parallèle dans le domaine des cathéters, des produits de contraste et de l’équipement radiologique permit, en réduisant au minimum les risques pour le patient, à la radiologie invasive d’enregistrer de substantiels progrès tant dans le domaine diagnostique que thérapeutique.

Chap. 16    La tomographie calculée grâce aux Beatles

L’honneur de la découverte est attribué au Professeur Allan Cormack. Entre 1953 et 1967, il développa une méthode de calcul de distribution au niveau du corps, de dose d’absorption de rayons, basée sur des mesures de transmission. Utilisant l’ordinateur, Cormack produisit une image tridimensionnelle à partir d’images radiographiques de mannequins. Sa première publication remonte à 1963 mais ne connut pas un grand intérêt dans la communauté médicale. Sir Godfrey Hounsfiefd ingénieur à la Société EMI(Électro-Musical Instruments), fut le premier à utiliser, en 1972, la tomographie calculée en médecine. (9) Notons en passant, que EMI avait réalisé de plantureux bénéfices par la vente des disques des Beatles. La société investit une partie de ses bénéfices dans la recherche qui la conduisit à commercialiser un appareil de tomographie computée : l’EMIscanner. La communauté scientifique ne se trompa pas en attribuant en 1979 le prix Nobel de Médecine à Hounsfield et Cormack. La première installation en Belgique (la sixième au monde) fut montée en juillet 1974 dans le service du Professeur Michel Collard à Montigny-le-Tilleul.

Chap.17    La résonance magnétique : à la recherche de la coupe idéale

En septembre 1971, lorsque le premier scanner CT fut installé en Angleterre par la firme EMI, Paul Lauterbur, de New York, eut l’idée d’utiliser la technologie employée par le scanner en vue d’obtenir une image tridimensionnelle en RM. Peter Mansfield, réalisa le premier appareil par pulsion écho-planaire en 1976. Il développa aussi le prototype avec système de gradient et l’appareil RM « corps entier ». Lauterbur et Mansfield obtinrent le Prix Nobel de Médecine en 2003. Comme pour la découverte du scanner, ce sont les neuroradiologues qui utilisèrent les premiers cette nouvelle technique. La même année, Michel Collard encore, présenta le premier article belge sur le sujet à l’Académie royale de Médecine belge à Bruxelles. (10) Ainsi l’histoire de l’imagerie médicale par résonance n’en est qu’à ses débuts !

Chap. 18    L’imagerie cérébrale fonctionnelle et biologique

Récemment, grâce aux nouveaux développements techniques, l’IRM est devenue « fonctionnelle » (IRMf) en explorant l’activité cérébrale. L’IRMf repose sur un concept suggéré par M. Charles Sherrington (prix Nobel en 1932), à la fin du siècle passé. Le cortex cérébral « au travail » a besoin de plus d’oxygène, ce qui induit une augmentation de la perfusion de sang qui sera captée par la IRMf. En d’autres termes, la IRMf montre comme signes indirects de l’activité cérébrale l’augmentation locale et transitoire de la perfusion sanguine, non directement l’activité des neurones. Dans les années 1990le Dr. Seiji Ogawa rechercha les signaux physiologiquement dépendants, et a mis en évidence des images dépendant du niveau d’oxygénation. L’IRM par diffusion (dIRM) est une modalité de la formation image par résonance magnétique capable de mesurer d’une façon non invasive et in vivo la diffusion des molécules d’eau dans les tissus biologiques, autorisant ainsi le diagnostic précoce de certaines pathologies (infarctus cérébral en particulier) ainsi que la visualisation des faisceaux des fibres de la substance blanche qui relient les diverses régions cérébrales. Ces méthodes ont été décrites par Thomas Conturo et coll. Enfin la spectroscopie RMN permet les mesures quantitatives de différents métabolites chimiques et joue un rôle croissant dans le diagnostic des tumeurs cérébrales et des pathologies génétiques.

Chap. 19    La situation actuelle dans notre pays

Depuis  les  années  70,  chaque  université  belge  dispose  d’un  département  de  neuroradiologie dont nous avons fait un très bref historique. Nous espérons n’avoir oublié personne. Toutefois, nous prions ceux dont le nom ne figure pas ici de nous excuser, ce n’est nullement intentionnel.

Conclusion

Paraphrasant J-J. Rousseau, on peut dire que le lecteur n’a peut-être pas besoin de savoir tout cela, mais que j’ai néanmoins besoin de le lui dire, car nos prédécesseurs, dans ce domaine comme dans d’autres, méritent notre respect et notre considération.

RÉSUMÉ

L’histoire de la neuroradiologie est abordée dans ce travail, depuis la découverte des rayons X, puis par celles de la ventriculographie gazeuse et iodée, de la myélographie, de l’angiographie et de la tomographie calculée pour aboutir à l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique et au PET-scan. Au début du 20e siècle, certains auteurs commencent à étudier le crâne et son contenu. Cette ébauche de sous-spécialisation donnera ultérieurement naissance à la neuroradiologie. A cette époque, pour des raisons techniques, le temps de pose pour l’obtention du cliché était très long, ce qui entraîna de graves lésions, notamment de radiodermite. Des améliorations s’imposèrent, non seulement dans le domaine des temps d’exposition, mais notamment aussi dans celui des tubes radiogènes, de la scopie, des produits de contraste et de la recherche de la troisième dimension. Un accent particulier est mis sur les contributions belges dans ces domaines. Le dernier chapitre est consacré à une brève revue des principaux centres neuroradiologiques actuels de notre pays.

SUMMARY

The history of neuroradiology is tackled all the way (from the discovery of X-rays, followed by various technical improvements such as ventriculography, myelography, angiography and CT) up to the functional imaging provided by MR and PET scan.At the turn of the XXth century, some authors started to investigate the content of the skull. This early subspecialization later became neuroradiology. For technical reasons, the exposure times were initially extremely long, resulting in serious cutaneous lesions (i.e. radiodermitis). Technical measures such as more efficient tubes capable of delivering shorter exposure and screening times, the introduction of contrast media and three dimensional imaging, progressively remedied the situation. The Belgian contribution to these improvements is stressed. The final chapter briefly surveys the major neuroradiological centres in Belgium.

BIBLIOGRAPHIE

1.    SCHÜLLER A., Die Schädelbasis im Röntgenbilde, Hamburg : Gräfe & Sillem, 1905.

2.    WEBB S., From the watching of shadows. The origins of radiological tomography. Bristol and New York : Ed. Adam Hilger, 347 p., 1990.

3.    DANDY W.E., Ventriculography following the injection of airinto the cerebral ventricles, Ann. Surg. 68 : 5 -11, 1918.

4.    MONIZ E., L’encéphalographie artérielle, son importance dans la localisation des tumeurs cérébrales, Revue Neurologique 2 : 72-90, 1927.

5.    SICARD J.A., FORESTIER J., Méthode radiographique d’exploration de la cavité épidurale par le lipiodol, Rev. Neurol. 37 : 1264 -1266, 1921.

6.    BALERIAUX D.L., A history of neuroradiology in Belgium, In : CABANIS E. A. andcoll., A history of neuroradiology (1895 -2002), Toulouse : Europe Edition, 207-210, 2002.

7.    GLORIEUX P., La hernie postérieure du ménisque intervertébral (Hernie nucléaire postérieure) et ses complications nerveuses, Paris : Masson, 102 p., 1937.

8.    DUSSIK K., Über die Möglichkeit hoch frequente mechanische Schwingungen als diagnostisches Hilfsmittel zu verwenden, Z. Gezamte Neurol. Psych. 174 : 153 -168, 1942.

9.    HOUNSFIELD G.N., Computerized transverse axial scanning(tomography) : Part I. Description of system, Br. J. Radiol., 46 : 1016 -1022, 1973.

10.  COLLARD M., Les indications de la résonance nucléaire magnétique en diagnostic morphologique (imagerie médicale), Bull. Acad. Med. Bel., 137 : 484 – 503, 1982.

Période 1996-1998 : Robert Pannier

"Rubrique médicale dans les almanachs au cours des XVIe et XVIIe siècles à Bruges"

Période 1993-1995 : Alain Touwaide

Période 1990-1992 : Carl Havelange

"Les figures de la guérison (XVIII-XIXe siècles): une histoire sociale et culturelle des professions médicales au pays de Liège"

  Pour son étude portant sur l'utilisation de la maladie dans les principales oeuvres littéraires

Période 1987-1989 : Paul Maquet

Pour sa traduction du latin en anglais de deux livres de Giovanni Borelli "De Motu Animalium"

Période 1981-1983 : Marie-Hélène Marganne

Période 1978-1980 : Frans-André Sondervorst

Période 1975-1977 : Zénon Bacq

Période 1972-1974 : Béatrice Borghgraef - Van der Schueren et Robert Wellens

Période 1966-1968 : H. Brabant et Edgard Evrard

"Maladies et médecins d'une cité mosane à l'époque de la Renaissance"

"La première neutralisation, par acte juridique, d'un hôpital militaire de campagne. L'hôpital militaire français de Marchienne-au-Pont (1677)"

Période 1963-1965 : Marc Mammerickx

Période 1957-1959 : Marcel Florkin

"Un Prince, deux Préfets. Le mouvement scientifique et médico-social au Pays de Liège sous le règne du despotisme éclairé (1771-1830)"