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Palmarès

Période 2015-2017 : Nelly Saenen

"Air pollution and (neuro)development: from placenta to childhood"

Période 2012-2014 : Vincent Haufroid

"The biological monitoring of exposure as a tool to prevent intoxications in occupational settings"

PRÉSENTATION DE M. le Dr V. HAUFROID,

par

P. WALLEMACQ, membre associé

Au nom du jury, désignés par la « Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België » et l’Académie royale de Médecine de Belgique, à savoir : Frank Buntinx, Guy De Backer, Aart de Kruif, Simon Scharpé, ainsi que Corinne Charlier, Gustave Moonen, Jean Nève et Pierre Wallemacq,  en tant que membre de la Compagnie comme toxicologue et pharmacologue, mais aussi en tant que membre du Conseil d’Administration du Centre Antipoison, il me revient l’immense plaisir et honneur de présenter le lauréat du Prix Monique Govaerts, ainsi que celui qui a mérité la Médaille de l’Académie. Monique Govaerts, regrettée pionnière en toxicologie et fondatrice du centre Anti-Poison belge, a décidé d’offrir un prix pour récompenser un travail sur l'étude épidémiologique, le diagnostic, le traitement ou la prévention des intoxications, y compris les travaux visant à améliorer la sécurité des produits impliqués dans les intoxications. Six candidats d’excellents niveaux ont postulés.

Le Pr Vincent Haufroid, lauréat de cette année,  a fait toutes ses études à l’UCL : pharmacien en 1992, spécialiste en biologie clinique en 1997, il a obtenu son doctorat en santé publique orientation toxicologie industrielle en 2002, sur le thème de l’étude du génotypage et phénotypage d’enzymes de biotransformation dans l’interprétation de marqueurs d’exposition à des toxiques industriels. Sa thèse a été menée sous la supervision du Pr D Lison, qui a succédé au Pr Lauwerys, tous deux également membres de la Compagnie. Agé de 45 ans, il est actuellement chef de laboratoire aux Cliniques Universitaires St Luc, au sein du service de biochimie médicale, responsable de l’activité de toxicologie industrielle et environnementale et responsable du laboratoire de pharmacogénétique. Il est également professeur clinique, au sein de l’Université Catholique de Louvain, et du centre LTAP (Louvain Toxicology and Applied  Pharmacology) où il assure divers enseignements en relation avec son expertise. Il poursuit une carrière de chercheur très active en encadrant des doctorants, mémorants, en participant à divers congrès internationaux, il est auteur ou co-auteur de près de 124 publications dans des journaux avec « peer review ». Il a reçu plusieurs prix prestigieux dont le prix Pierre et Collette Bauchau en 2007 et 2015. Il est devenu membre de notre Compagnie en 2014. Le travail qu’il a présenté pour l’obtention du Prix Monique Govaerts synthétise plusieurs années d’expérience en la matière. « The biological monitoring of exposure as a tool to prevent intoxications in occupational settings », thème dont il nous parlera bien mieux que moi-même.

THE BIOLOGICAL MONITORING OF EXPOSURE AS A TOOL TO PREVENT INTOXICATIONS IN OCCUPATIONAL SETTINGS   

 par

M. le Dr Vincent HAUFROID (UCL)

In complement to atmospheric measurements, biological monitoring of exposure to toxic substances present in the working environment provides a useful tool for the risk assessment process in occupational medicine. The most frequent biomarkers of exposure are classically represented by the mother substance, or one of its metabolites, measured in a biological medium, mostly urine which implies the least invasive and therefore the best tolerated sampling strategy. In the field of occupational toxicology, it is particularly important to provide occupational physicians and/or hygienists with reliable biomarkers allowing to assess exposure to substances of health concern, specifically those with carcinogenic, mutagenic and/or reprotoxic properties. As most of these substances are electrophilic compounds, an endogenous detoxification pathway uses their conjugation with glutathione to produce specific mercapturic acids excreted in urine. The development and validation of analytical methods allowing the quantification of these mercapturic acids in urine represents, therefore, an interesting approach for the development of new tools in biological monitoring.

The objective of the studies published in the present report is to document the interest of the urinary measurement of mercapturic acids specific for the exposure to substances considered as carcinogenic to humans and classified by the IARC (International Agency for Research on Cancer) in category 1. Among these substances, ethylene oxide and benzene have been selected as examples and the interest of the measurement of their respective mercapturic acids (2-hydroxyethyl mercapturic acid or HEMA and S-phenyl mercapturic acid or SPMA) in occupationally exposed workers is discussed.

This approach could be generalized to other toxic substances and this is the reason why we have developed and validated other new biomarkers from the mercapturic acid group to assess respective exposure to:

·   propylene oxide (IARC 2B) by measuring 2-hydroxypropyl mercapturic acid (2-HPMA)

·   acrolein by measuring 3-hydroxypropyl mercapturic acid (3-HPMA)

·  1,3-butadiene (IARC 1) by measuring 3,4-dihydroxybutyl mercapturic acid (DHBMA) and monohydroxy-3-butenyl mercapturic acid (MHBMA)

The assessment of another biomarker specific for exposure to N-methyl-2-pyrrolidone (reprotoxic category 1b, H360) has been also included in view of the increasing importance of this substance as a substitution solvent in various occupational settings. The measurement of 2-hydroxy-N-methylsuccinimide (2-HMSI) before next shift is of value to estimate occupational exposure to NMP. This biomarker explains about 70% of the variance observed in atmospheric exposure.

PRÉSENTATION de M. LE Dr Ch. STOVE

                                                                           par                                                              

P. WALLEMACQ, membre associé

Enfin, il me revient également de présenter brièvement le chercheur qui a mérité la Médaille de l’Académie, le Pr Christophe Stove de l’Université de Ghent. Ch. Stove a succédé au Pr Willy Lambert, comme responsable du laboratoire de toxicologie à l’université de Ghent au sein de la faculté de Pharmacie. Egalement pharmacien, auteur de près de 57 publications avec « peer review », Ch. Stove a développé une expertise plus particulièrement analytique dans les méthodes alternatives de collectes d’échantillons biologiques (tels que la collecte d’une goutte de sang sur papier buvard ou « dry blood spot », etc…) mis à profit dans le domaine de la toxicologie. Cette approche présente de nombreux intérêts dont, le faible volume de sang nécessaire, la stabilité, la possibilité de collecte au domicile, et envoi par la poste etc… Ses travaux et son dynamisme ont été récompensés par la Médaille de l’Académie.

Période 2009-2011 : Tim Nawrot

Période 2006-2008 : Karel Allegaert et Jean-François Heilier

"Determinants of variability in clearance of exogenous compounds in neonates"

"Environmental determinants of endometriosis: Role of organochlorines and heavy metals"

Période 2003-2005 : Frédéric Debelle et Joëlle Nortier

"Néphropathie aux plantes chinoises et acides aristolochiques: de l'observation clinique au modèle expérimental"- "Chinese herb nephropathy and aristolochic acids: from clinical observation to an experimental model"

Période 2000-2002 : Diederik K. Van Sassenbroeck

"Pharmacokinetics and hypnotic effect of gamma-hydroxybutyrate (GHB) in rats and GHB-induced intoxications in man"