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Palmarès

2018 : Valéry Payen

"Tumor metastasis under metabolic control: characterization and potential therapeutic applications"

2017: Cassandre Yip

Implication  de la MT4-MMP dans la progression tumorale des cancers du sein triple négatifs

PRÉSENTATION DE Mme LE Dr C. YIP,

LAURÉATE DU PRIX JEANNE ET MARIE FRANCOIS 2017

par P. COULIE, membre titulaire

Le Prix annuel Jeanne et Marie François, lancé en 1992, récompense un « travail manuscrit ayant pour but l'étude approfondie de: la guérison du cancer, la guérison de la tuberculose, la stomatologie ou la médecine générale ». Le prix 2017 a été décerné par le jury composé aussi des professeurs Martine Piccart et Etienne Marbaix, à Madame Cassandre Yip.

Madame Yip a 29 ans. Elle est docteur en Sciences biomédicales et pharmaceutiques de l'université de Liège. Le travail primé aujourd'hui a été effectué dans le laboratoire de notre collègue académicienne le Professeur Agnès Noël. Il porte, entre autres, sur les tumeurs du sein dites triple-négatives parce que les cellules tumorales ne portent pas les récepteurs aux oestrogènes et progestérone et ne surexpriment pas le récepteur HER2, ces trois types de récepteurs étant des cibles majeures du traitement médical du cancer du sein. Ces tumeurs sont donc de moins bon pronostic. Même si elles répondent mieux que les autres types de tumeurs du sein aux immunothérapies actuelles, la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques répond à un besoin médical important. C'est l'objet des travaux de la lauréate, que je félicite et invite à notre tribune pour qu'elle vous expose la teneur de ses découvertes.

IMPLICATION DE LA MT4-MMP DANS LA PROGRESSION TUMORALE DES CANCERS DU SEIN TRIPLE NÉGATIFS

 par Mme le Dr Cassandre YIP (ULg)

L’EGFR (« Epidermal Growth Factor Receptor ») est un récepteur de facteur de croissance exprimé par plus d’un tiers des tumeurs solides. Il constitue donc une cible thérapeutique particulièrement intéressante. Les traitements anti-EGFR sont actuellement administrés notamment aux patients atteints d’un cancer du côlon ou d’un adénocarcinome pulmonaire. Ces dernières années, les traitements anti-EGFR ont suscité un grand intérêt dans le cadre des cancers du sein triple négatifs (TNBC) qui surexpriment l’EGFR dans plus de 50% des cas. Les TNBC représentent 15% des cancers du sein invasifs et ne répondent pas aux traitements hormonaux ou traitements ciblés conventionnels. En l’absence de traitements spécifiques, ce sous-groupe de cancer du sein est associé à un mauvais pronostic. De nombreuses études cliniques de phase I et II ont été menées avec des anti-EGFR sur des patientes non sélectionnées atteintes d’un TNBC. Malheureusement ces études cliniques ont été décevantes. De manière intéressante, nous avons démontré au sein de notre laboratoire que l’EGFR interagissait avec une métalloprotéinase matricielle associée à la membrane, la MT4-MMP. Cette dernière améliore la réponse de l’EGFR à ses ligands, l’EGF et le TGF-α, stimulant la prolifération cellulaire. Indépendamment de l’EGFR, la MT4-MMP stimule également l’angiogenèse et exerce des effets pro-métastatiques par la déstabilisation de l’architecture vasculaire caractérisée par l’élargissement des vaisseaux sanguins et le détachement des péricytes. Ces effets pro-angiogènes et pro-métastatiques sont dépendants de son activité protéolytique, alors que ces effets mitogènes en lien avec l’EGFR ne dépendent pas de l’activité catalytique de cette protéine.

Au cours de mon travail de thèse, des analyses immunohistochimiques de la MT4-MMP et de l’EGFR ont été effectuées sur du tissu humain mammaire sain (n=24) et sur du tissu humain de cancers du sein triple négatifs (n=81). Une faible expression de la MT4-MMP et de l’EGFR a été observée sur le tissu sain alors que leur expression était augmentée dans les TNBC. Au sein de notre cohorte de patientes, 72% exprimaient les deux protéines dont 80% présentaient des co-localisations partielle et complète. En accord avec la littérature, l’EGFR était associé à un mauvais pronostic. De manière surprenante, la survie sans récidive des patientes était associée à une haute proportion de cellules cancéreuses exprimant la MT4-MMP. Les patientes ayant plus de 50% des cellules cancéreuses positive pour la MT4-MMP, présentaient une meilleure survie sans récidive après un traitement chimiothérapeutique. Nous avons démontré que l’expression de la MT4-MMP sensibilisait les cellules tumorales triple-négatives aux agents chimiothérapeutiques ciblant l’ADN tels que l’épirubicine, la cyclophosphamide et le cisplatine, mais pas au paclitaxel, une drogue bloquant la formation du fuseau mitotique. Nous avons également mis en lumière le bénéfice de l’expression de la MT4-MMP sur la réponse à l’erlotinib, un inhibiteur tyrosine kinase de l’EGFR. Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives pour l’utilisation de traitements anti-EGFR dans les TNBC. En effet, l’expression de la MT4-MMP pourrait constituer un biomarqueur permettant de sélectionner les patientes avec TNBC susceptibles de répondre un traitement anti-EGFR. Par ses effets pro-tumoraux, la MT4-MMP constitue également une cible thérapeutique potentielle qui pourrait être bloquée parallèlement à l’EGFR.

2016: Alexandra Gatin

"Dépénalisation de l’acte d’euthanasie depuis 2002: Comment le médecin généraliste réagit-il face à une demande d’euthanasie ?  Étude qualitative en province du Luxembourg - Belgique"

 PRÉSENTATION DE Mme le Dr A. GATIN  

LAURÉATE DU PRIX JEANNE ET MARIE FRANÇOIS 2016

 par

 D. GIET, membre titulaire

Selon son règlement, le Prix Jeanne et Marie François récompense les meilleurs travaux, en langue française ou anglaise, sur "l'étude approfondie de la guérison du cancer, la guérison de la tuberculose et la stomatologie ou la médecine générale ».

Le Jury pour le Prix 2016 était composé des Professeurs Dominique Lamy, Marco Schetgen et Didier Giet.

Le choix unanime du Jury s’est porté sur le travail de Madame Alexandra Gatin, intitulé  « Comment le médecin généraliste réagit-il face à une demande d’euthanasie ? Étude qualitative en province du Luxembourg, Belgique ».

Madame Alexandra Gatin est médecin généraliste diplômée de l’UCL en 2014, elle exerce en pratique associative à Barvaux, au cœur de la vallée de l’Ourthe.

Le travail de Madame Gatin a été mené avec le soutien du Docteur Jean Laperche, son Maître de stage et du Docteur Dagneaux. Il porte sur un domaine qui concerne grandement la Médecine générale mais également tous les médecins sans distinction.

Comme vous le savez tous, en 2002, la Belgique s’est dotée d’une législation en matière d’euthanasie qui interpelle la pratique de chaque médecin. Cette Loi a bien évidemment induit de profondes modifications dans les relations qui s’établissent entre le patient et son médecin. Les médecins de famille sont particulièrement concernés puisqu’un peu plus de la moitié des euthanasies sont pratiquées dans le lieu de vie du patient, à l’intervention du médecin de famille.

Madame Gatin apporte une contribution intéressante et originale en ce domaine. Elle explore la manière dont les médecins généralistes gèrent la demande d’euthanasie d’un point de vue émotionnel et analyse les difficultés et les obstacles qu’ils rencontrent.

Pour terminer cette brève introduction, il me plaît de souligner qu’il s’agit d’une recherche qualitative, secteur de la recherche scientifique peu connu dans les milieux médicaux : elle vise donc à comprendre plutôt qu’à démontrer. Je laisse bien sûr le soin à la lauréate de vous en dire plus.

Madame Gatin, je me fais l’interprète des membres du Jury pour vous adresser toutes nos félicitations et vous souhaiter une fructueuse carrière.­­­­­­­­­­­­­­­­­­­

Dépénalisation de l’acte d’euthanasie depuis 2002: Comment le médecin généraliste réagit-il face à une demande d’euthanasie ?

Étude qualitative en province du Luxembourg - Belgique

 par

Mme le Dr Alexandra GATIN (UCL)  

Depuis la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique en 2002, les demandes d’euthanasie ne cessent d’augmenter. Dans la majorité des cas, la première personne à être consultée est un médecin généraliste. Son rôle est donc primordial dans l’abord et la gestion d’une demande d’euthanasie. Le médecin généraliste belge est-il préparé à ce type de demande et suffisamment armé pour y répondre ?  Qu’en est-il de sa subjectivité et de son vécu lorsqu’il y est confronté ?

Le but du travail réalisé est de décrire la façon dont le praticien gère la demande au niveau émotionnel et d’identifier les obstacles qu’il rencontre et les ressources sur lesquelles il s’appuie pour répondre à cette requête. Nous avons effectué une étude qualitative en province du Luxembourg : dix entretiens semi-dirigés pour interviewer des médecins généralistes de la région pratiquant de manière variée ont été réalisés sur base d’un questionnaire validé. Le contenu des entretiens a été enregistré, retranscrit puis analysé selon la méthode de la « grounted theory » pour en extraire des codes puis des catégories en réponse aux questions de recherche.

Les résultats de notre enquête montrent que la dépénalisation de l’acte d’euthanasie permet à la fois au patient et au médecin d’aborder plus facilement le sujet de la fin de vie. La relation entre le médecin généraliste et son patient parait très forte dans le cas d’une demande d’euthanasie ; elle est particulièrement centrée sur le malade. Les émotions du médecin confronté à cette demande varient au cours de sa carrière et plutôt selon les expériences vécues et les valeurs personnelles qu’en fonction de l’appartenance religieuse. Les ressources relationnelles ont une importance considérable pour le médecin. La non légitimité ressentie à l’idée de mettre un terme à la vie de quelqu’un, le risque de toute puissance et l’aspect technique de l’acte sont les principaux obstacles rencontrés par le praticien qui accompagne le patient dans sa démarche d’euthanasie.

La fin de vie et plus particulièrement l’euthanasie sont actuellement des sujets abordés aisément par le patient et son médecin de famille. L’acte d’euthanasie est appréhendé par beaucoup de médecins et pratiqué par certains par respect pour leurs patients mais il reste un acte violent et difficile à vivre émotionnellement. Le praticien pourrait être davantage accompagné et soutenu dans cette démarche d’euthanasie.

2011 : Raphaël Olszewski

"La chirurgie maxillo-faciale du futur, l'innovation interdisciplinaire au service de la Médecine"

Présentation du Dr R. OLSZEWSKI
par

Willy Jean Malaisse

 

Monsieur le Secrétaire perpétuel,

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Les membres du Jury du Prix Jeanne et Marie François 2011 étaient les Professeurs Christian Delloye, Georges Fillet, Martine Piccart et Pierre Scaillet, ainsi que votre serviteur en tant que reporteur et président.  Selon le programme des concours, le Prix annuel Jeanne et Marie François est accordé aux meilleurs travaux en langue française ou anglaise sur la stomatologie ou la médecine générale. En 2011, trois candidatures furent reçues, à savoir celles de Raphaël Olszewski, Marie-Thérèse Genot et Michèle Seil. La proposition du Jury fut d'attribuer le Prix au Professeur Raphaël Olszewski, ainsi qu'une médaille tant au Docteur Marie-Thérèse Genot qu'au Docteur Michèle Seil.

Le Professeur Raphaël Olszewski, âgé de 40 ans, est Chargé de Cours Clinique et Chef de Clinique Adjoint dans le Service de Stomatologie et Chirurgie Maxillo-faciale aux Cliniques Universitaires Saint-Luc de l'Université Catholique de Louvain. Le Jury a estimé que son travail intitulé "Three-dimensional prototyping models in cranio-maxillofacial surgery: systematic review and new clinical applications" méritait l'attribution du Prix Jeanne et Marie François 2011. Le document présenté par ce candidat et rédigé en anglais comporte une revue bibliographique extensive et l'étude originale de trois cas cliniques, respectivement de reconstruction du plancher orbitaire, de génioplastie et d'ostéotomie cranio-faciale. Ce travail bien structuré a donné lieu à quatre publications dont le candidat est le premier auteur et qui sont parues dans des revues internationales.
comment ces propriétés dynamiques évoluent lorsqu’elles sont soumises, par exemple, au processus physiologique de la sénescence ou à un processus pathologique quel qu’il soit.

Ces questions sont d’une importance fondamentale tant dans le cadre de la modélisation en physiologie, dans la compréhension des phénomènes physiologiques, mais aussi en pratique clinique (« au lit du malade ») de par les implications concrètes potentielles qui découlent de ces méthodes de modélisation.

Le dossier soumis par le Docteur Marie-Thérèse Genot, responsable de l'Unité thérapeutique des mucites à l'Institut Jules Bordet, comporte essentiellement deux articles dont elle est le premier auteur et publiés en anglais respectivement en 2005 dans Current Opinion in Oncology et en 2008 in Support Care Cancer, ces articles étant accompagnés d'une brève introduction et de quelques pages de conclusions rédigées en français. Le Jury a estimé que ce travail relatif à la prévention et le traitement des mucites induites par les thérapies anticancéreuses ne pouvait être sous-estimé notamment en raison de son impact potentiel sur la qualité de vie des patients concernés.

Enfin, le Docteur Michèle Seil, Assistante à la Faculté de Pharmacie de l'Université Libre de Bruxelles et âgée seulement de 31 ans, avait soumis sa thèse de doctorat déposée en 2011 et intitulée « Contribution à l'étude des réponses cellulaires secondaires à l'activation des récepteurs purinergiques inotropes dans les glandes salivaires et les macrophages de souris ». Ce mémoire rédigé en français comporte 216 pages, la candidate étant également premier auteur de sept publications originales parues dans des revues de qualité internationale telles que Biochimica et Biophysica Acta. Le Jury a estimé que ce travail original et volumineux et ces publications méritaient aussi l'attribution d'une médaille de l'Académie.

Je vous remercie pour votre attention.

Three-dimensional rapid prototyping models in cranio-maxillofacial surgery: systematic review and new clinical applications

par le Pr Raphaël OlSZEWSKI DDS, MD, PhD (UCL).

 

Nous avons réalisé une revue systématique des applications cliniques des modèles physiques tridimensionnels (3D) obtenus par les technologies de prototypage rapide (PR) en chirurgie crânio-maxillo-faciale (CMF). Nous avons également présenté trois applications nouvelles issues des technologies PR en chirurgie CMF. L’étude a été réalisée par un observateur au départ de Pubmed (Medline). 534 articles furent sélectionnés après la lecture du titre et abstract. Après lecture complète, 99 articles furent retenus pour cette revue. Les quatre principales technologies utilisés pour des applications en chirurgie CMF sont la stéréolithographie, le PR par frittage laser sélectif, l’impression 3D, et le PR par dépôt de fil. L’utilisation des modèles physiques par technique PR recouvre la majorité des domaines de la chirurgie CMF à savoir la chirurgie reconstructrice, orthognathique, temporo-mandibulaire, les malformations crânio-faciales, les cranioplasties et l’implantologie. Cependant, dû au coût élevé des modèles 3D et des machines, du fait de la toxicité de la matière première, et de la nécessité de la collaboration avec une équipe multidisciplinaire, l’utilisation de ces modèles 3D est réservée aux cas complexes et aux milieux universitaires. La recherche devrait être focalisée sur le développement de technologies de PR écologiques, avec un coût abordable, tout en préservant une précision compatible avec une utilisation en clinique humaine.

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Le lauréat a aussi écrit un article sur ses travaux dans les Proceedings of the Belgian Royal Academies of Medecine

Présentation du Dr. Marie-Thérèse

par

Willy Jean Malaisse

 

Monsieur le Secrétaire perpétuel,

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Les membres du Jury du Prix Jeanne et Marie François 2011 étaient les Professeurs Christian Delloye, Georges Fillet, Martine Piccart et Pierre Scaillet, ainsi que votre serviteur en tant que reporteur et président.  Selon le programme des concours, le Prix annuel Jeanne et Marie François est accordé aux meilleurs travaux en langue française ou anglaise sur la stomatologie ou la médecine générale. En 2011, trois candidatures furent reçues, à savoir celles de Raphaël Olszewski, Marie-Thérèse Genot et Michèle Seil. La proposition du Jury fut d'attribuer le Prix au Professeur Raphaël Olszewski, ainsi qu'une médaille tant au Docteur Marie-Thérèse Genot qu'au Docteur Michèle Seil.

Le Professeur Raphaël Olszewski, âgé de 40 ans, est Chargé de Cours Clinique et Chef de Clinique Adjoint dans le Service de Stomatologie et Chirurgie Maxillo-faciale aux Cliniques Universitaires Saint-Luc de l'Université Catholique de Louvain. Le Jury a estimé que son travail intitulé "Three-dimensional prototyping models in cranio-maxillofacial surgery: systematic review and new clinical applications" méritait l'attribution du Prix Jeanne et Marie François 2011. Le document présenté par ce candidat et rédigé en anglais comporte une revue bibliographique extensive et l'étude originale de trois cas cliniques, respectivement de reconstruction du plancher orbitaire, de génioplastie et d'ostéotomie cranio-faciale. Ce travail bien structuré a donné lieu à quatre publications dont le candidat est le premier auteur et qui sont parues dans des revues internationales.
comment ces propriétés dynamiques évoluent lorsqu’elles sont soumises, par exemple, au processus physiologique de la sénescence ou à un processus pathologique quel qu’il soit.

Ces questions sont d’une importance fondamentale tant dans le cadre de la modélisation en physiologie, dans la compréhension des phénomènes physiologiques, mais aussi en pratique clinique (« au lit du malade ») de par les implications concrètes potentielles qui découlent de ces méthodes de modélisation.

Le dossier soumis par le Docteur Marie-Thérèse Genot, responsable de l'Unité thérapeutique des mucites à l'Institut Jules Bordet, comporte essentiellement deux articles dont elle est le premier auteur et publiés en anglais respectivement en 2005 dans Current Opinion in Oncology et en 2008 in Support Care Cancer, ces articles étant accompagnés d'une brève introduction et de quelques pages de conclusions rédigées en français. Le Jury a estimé que ce travail relatif à la prévention et le traitement des mucites induites par les thérapies anticancéreuses ne pouvait être sous-estimé notamment en raison de son impact potentiel sur la qualité de vie des patients concernés.

Enfin, le Docteur Michèle Seil, Assistante à la Faculté de Pharmacie de l'Université Libre de Bruxelles et âgée seulement de 31 ans, avait soumis sa thèse de doctorat déposée en 2011 et intitulée « Contribution à l'étude des réponses cellulaires secondaires à l'activation des récepteurs purinergiques inotropes dans les glandes salivaires et les macrophages de souris ». Ce mémoire rédigé en français comporte 216 pages, la candidate étant également premier auteur de sept publications originales parues dans des revues de qualité internationale telles que Biochimica et Biophysica Acta. Le Jury a estimé que ce travail original et volumineux et ces publications méritaient aussi l'attribution d'une médaille de l'Académie.

Je vous remercie pour votre attention.

 

Présentation du Dr. Michèle Seil

par

Willy Jean Malaisse

 

Monsieur le Secrétaire perpétuel,

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Les membres du Jury du Prix Jeanne et Marie François 2011 étaient les Professeurs Christian Delloye, Georges Fillet, Martine Piccart et Pierre Scaillet, ainsi que votre serviteur en tant que reporteur et président.  Selon le programme des concours, le Prix annuel Jeanne et Marie François est accordé aux meilleurs travaux en langue française ou anglaise sur la stomatologie ou la médecine générale. En 2011, trois candidatures furent reçues, à savoir celles de Raphaël Olszewski, Marie-Thérèse Genot et Michèle Seil. La proposition du Jury fut d'attribuer le Prix au Professeur Raphaël Olszewski, ainsi qu'une médaille tant au Docteur Marie-Thérèse Genot qu'au Docteur Michèle Seil.

Le Professeur Raphaël Olszewski, âgé de 40 ans, est Chargé de Cours Clinique et Chef de Clinique Adjoint dans le Service de Stomatologie et Chirurgie Maxillo-faciale aux Cliniques Universitaires Saint-Luc de l'Université Catholique de Louvain. Le Jury a estimé que son travail intitulé "Three-dimensional prototyping models in cranio-maxillofacial surgery: systematic review and new clinical applications" méritait l'attribution du Prix Jeanne et Marie François 2011. Le document présenté par ce candidat et rédigé en anglais comporte une revue bibliographique extensive et l'étude originale de trois cas cliniques, respectivement de reconstruction du plancher orbitaire, de génioplastie et d'ostéotomie cranio-faciale. Ce travail bien structuré a donné lieu à quatre publications dont le candidat est le premier auteur et qui sont parues dans des revues internationales.
comment ces propriétés dynamiques évoluent lorsqu’elles sont soumises, par exemple, au processus physiologique de la sénescence ou à un processus pathologique quel qu’il soit.

Ces questions sont d’une importance fondamentale tant dans le cadre de la modélisation en physiologie, dans la compréhension des phénomènes physiologiques, mais aussi en pratique clinique (« au lit du malade ») de par les implications concrètes potentielles qui découlent de ces méthodes de modélisation.

Le dossier soumis par le Docteur Marie-Thérèse Genot, responsable de l'Unité thérapeutique des mucites à l'Institut Jules Bordet, comporte essentiellement deux articles dont elle est le premier auteur et publiés en anglais respectivement en 2005 dans Current Opinion in Oncology et en 2008 in Support Care Cancer, ces articles étant accompagnés d'une brève introduction et de quelques pages de conclusions rédigées en français. Le Jury a estimé que ce travail relatif à la prévention et le traitement des mucites induites par les thérapies anticancéreuses ne pouvait être sous-estimé notamment en raison de son impact potentiel sur la qualité de vie des patients concernés.

Enfin, le Docteur Michèle Seil, Assistante à la Faculté de Pharmacie de l'Université Libre de Bruxelles et âgée seulement de 31 ans, avait soumis sa thèse de doctorat déposée en 2011 et intitulée « Contribution à l'étude des réponses cellulaires secondaires à l'activation des récepteurs purinergiques inotropes dans les glandes salivaires et les macrophages de souris ». Ce mémoire rédigé en français comporte 216 pages, la candidate étant également premier auteur de sept publications originales parues dans des revues de qualité internationale telles que Biochimica et Biophysica Acta. Le Jury a estimé que ce travail original et volumineux et ces publications méritaient aussi l'attribution d'une médaille de l'Académie.

Je vous remercie pour votre attention.

 

Période 1984-1987 : Jean-Paul Dehaye

Période 1960-1961 : Michel Pourtois

pour son étude fouillée et détaillée des diverses étapes de la formation de la dent, dans laquelle l'auteur s'est plus spécialement attaché aux aspects histochimiques de ce long processus