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COVID-19

Retrouvez ici les dernières nouvelles, débats et informations jugées utiles sur l'épidémie COVID 19

Vaccination chez les personnes ayant fait le COVID: le médecin va-t-il retrouver ses prérogatives ?

Carte Blanche du professeur Michel Goldman

 

Dans son communiqué de presse d’hier relatif aux règles de quarantaine et de tests pour les contacts à haut risque, la Conférence Interministérielle Santé Publique indique: « Si une personne a déjà été infectée par le virus SRAS-CoV-2 au cours des 180 derniers jours, une seule dose suffit pour être considérée comme totalement vaccinée »
 
Cette affirmation suit l’avis du Conseil Supérieur de la Santé publié le 9 juin basé sur une analyse exhaustive des nombreuses études publiées sur le sujet. Toutes convergent vers la même conclusion : une deuxième dose n’apporte aucun bénéfice chez quelqu’un qui a fait le Covid.
 
Par l’application de cette décision, la Belgique rejoindrait la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche et les autres pays qui se sont rangés à l’évidence scientifique permettant d’optimiser l’utilisation des doses disponibles, d’éviter des réactions vaccinales dont la plupart sont certes bénignes mais néanmoins parfois très désagréables, et d’éviter de devoir programmer une deuxième dose durant ou après les vacances.
 
Surtout, cette communication de la CIM devrait encourager les adultes qui ont fait le Covid au cours des 6 derniers mois et qui hésitent encore à se faire vacciner à suivre la recommandation du Conseil Supérieur de la Santé et à se faire vacciner  avec une seule dose de vaccin.
 
Il est essentiel de se faire vacciner le plus rapidement possible. C’est la seule manière de se protéger contre les menaces qui n’ont pas disparu, notamment celles liées aux variants inquiétants qui circulent dans différents pays.
 
A mesure que la pandémie régresse, il faut espérer que la science médicale retrouvera sa place de premier guide des décisions politiques. Comme le suggère le Conseil Supérieur de la Santé dans son avis, les modalités de vaccination devraient pouvoir être individualisées en accord avec le médecin traitant.

 

Après le décès consécutif à l’administration du vaccin Johnson & Johnson et à l’aube de la mise en œuvre du certificat sanitaire européen, rappelons 4 piliers essentiels de la confiance vaccinale

Pour ce qui des thromboses thrombopéniques induites par les vaccins à vecteur adénoviral (AstraZeneca et J&J), les connaissances scientifiques accumulées depuis la mi-avril sont résumées dans l’article écrit avec Cédric Hermans qui vient d’être publié dans la revue PloS Medicine :   https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1003648

La Belgique se démarque aujourd’hui de la majorité de ses voisins de l’Union quant à l’âge limite pour les vaccins à vecteur adénoviral et la nécessité d’une deuxième dose dans les 6 mois qui suivent une infection.

À mesure que la pandémie régresse, le rôle des médecins traitants va devenir de plus en plus important, notamment pour expliquer aux personnes hésitantes qui les consultent les bénéfices personnels qu’elles peuvent attendre du vaccin (voir à ce sujet l’article publié par une équipe danoise dans the Lancet: https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(21)00096-7/fulltext

À cet égard, l’expérience pilote récente menée avec le Professeur Muriel Moser à l’instigation des autorités en charge de l’enseignement secondaire à la Ville de Bruxelles s’est révélée très positive.

Michel Goldman: Autoimmune Thrombotic Thrombocytopathy associated with COVID-19 Infection or Vaccination: Learning from Heparin-induced Thrombocytopenia

9/4/21

La grande presse a décrit un taux très faible de thromboses survenant dans des sites inhabituels de patients vaccinés avec le vaccin AstraZeneca ( Oxford–AstraZeneca chimpanzee adenovirus vectored vaccine ChAdOx1 nCoV-19 -Vaxzevria). Les conséquences de ce constat font débat. Dans son article, notre collègue, le professeur Michel Goldman explique comment l'infection par le SARS-COV-2 et l'immunisation par le vaccin AstraZeneca suscitent la formation d'auto-anticorps anti PLF4, un facteur plaquettaire libéré par l'hyper activation des plaquettes. Le PF4 en circulation pourrait former des complexes immunogènes avec des protéoglycanes polyanioniques endogènes (PG) libérés par les cellules endothéliales endommagées. Cette auto-immunisation entraînerait une thrombocytopénie avec hyper activation plaquettaire selon le même mécanisme que la thrombocytopénie thrombotique induite par l'héparine.

Bonne lecture !

Saegerman, Vincent D'Orio et al., Clinical decision support tool for diagnosis of COVID-19 in hospitals

Un article de nos collègues les professeurs Saegerman, Vincent D'Orio et al., Clinical decision support tool for diagnosis of COVID-19 in hospitals paru dans Plos One ce 11 mars 2021.

Bonne lecture

Réflexions sur les différences et choix entre les vaccins Pfizer et Moderna versus AstraZeneca par Michel Goldman

(mise en ligne : 2 février 2021)

La supériorité des vaccins à ARN messager (Pfizer/BioNTech, Moderna, Curevac demain) sur les vaccins à vecteur viral (AstraZeneca, Janssen demain) est probable mais ne peut être affirmée avec une certitude absolue pour les raisons suivantes :

  1. On ne dispose pas d’études comparant les vaccins entre eux;
  2. Il n’y a pas de corrélation établie entre les taux d'anticorps que l'on mesure dans le sang suite à la vaccination et le niveau de protection vis-à-vis de l'infection;
  3. Les méthodes utilisées pour mesurer les anticorps ne sont pas standardisées;
  4. La protection vis-à-vis de l'infection et de la maladie ne fait pas intervenir uniquement les anticorps présents dans le sang. Des anticorps produits localement au niveau des muqueuses et des globules blancs qui tuent les cellules infectées interviennent également. Nous ne savons pratiquement rien de l'action des vaccins sur ces mécanismes ;
  5. Nous ne disposons que d'un recul limité sur les effets des vaccins au-delà de quelques semaines après leur administration ;
  6. Les protocoles des essais cliniques sont différents selon les vaccins, notamment quant aux tranches d'âge des sujets volontaires, le nombre de doses utilisées (une ou deux) et leur espacement.

Nous en sommes donc réduits à des spéculations qu'il faut exprimer avec prudence pour éviter qu'elles ne donnent lieu à des interprétations erronées.

  1. Les deux types de vaccins se sont révélés d'un même niveau de sûreté. Nous n'avons aucune raison de penser que le risque théorique d’effets indésirables à long terme soit différent entre les deux types de vaccins. Ils feront l'objet d'une surveillance attentive par un système de pharmacovigilance bien établi.
  2. Les vaccins à ARN messager semblent aujourd'hui les plus puissants. Leur activité à vrai dire extraordinaire semble bien se confirmer en situation réelle au vu des premières données qui nous viennent d'Israël.
  3. Ceci ne signifie absolument pas que les vaccins à vecteur viral ne soient pas efficaces. Leur efficacité est très probablement supérieure à celle des vaccins contre la grippe saisonnière.
  4. Dans la mesure où ils sont disponibles, il est préférable d'administrer les vaccins les plus puissants - c'est-à-dire les vaccins à ARN messager - aux personnes dont le sytème immunitaire est affaibli, en raison d'une maladie dont elles souffrent, de traitements qu'elles reçoivent, ou de leur âge.
  5. Il est indispensable de vacciner le maximum de personnes le plus rapidement possible pour faire barrière au virus. C'est essentiel pour compléter puis lever progressivement les mesures de distanciation sociale qui pèsent tellement sur toute la population... C'est aussi de cette manière que l'on réduira les risques liés à l'arrivée de nouveaux variants plus résistants aux anticorps.

Probablement non. L'ensemble des pays de l'Union Européenne dont la Belgique sont aujourd'hui à la traîne non seulement par rapport à Israël et aux Émirats arabes, mais aussi par rapport au Royaume-Uni et aux États-Unis. Or le temps presse. Nous serons donc vraisemblablement contraints d'adapter nos choix en fonction des vaccins dont nous disposons. Ceci dit, compte tenu des données disponibles, ceci n'est pas trop préoccupant car les deux types de vaccin sont sûrs et d'une efficacité indubitable.

AVIS 9622 du Conseil Supérieur de la Santé

Vaccination contre la COVID-19 chez la femme enceinte

Recommandations en matière de vaccination contre le SARS-CoV-2 de la femme enceinte, souhaitant devenir enceinte ou en période d’allaitement au moyen d’un vaccin à ARN messager

Dans cet avis scientifique, qui propose des lignes directrices aux responsables des politiques en matière de santé publique, le Conseil supérieur de la Santé de Belgique met en lumière les priorités en matière de vaccination contre la COVID-19 de la femme enceinte, souhaitant devenir enceinte ou en période d’allaitement.

Cet avis vise à fournir à la Taskforce  belge « Opérationnalisation de la stratégie de vaccination COVID-19 » et aux médecins généralistes des recommandations précises sur la vaccination stratégique contre la COVID-19 en Belgique pour cette partie spécifique de la population.

Avis conjoint des 2 Académies royales de Médecine sur le rôle du pharmacien dans la stratégie de dépistage de la COVID-19

Vous trouverez ici l'Avis conjoint sur le rôle du pharmacien dans la stratégie de dépistage de la COVID-19 et, par extension, dans la prévention et le contrôle des maladies infectieuses et épidémies futures

Lettre ouverte des professionnels de la santé à Frank Vandenbroucke : Vacciner sans délai les soignants doit être une priorité absolue

À l’initiative du courrier à Elie Cogan, vice-doyen à l’hôpital académique Erasme et porte-parole du mouvement citoyen « Take Care of Care ». Parmi les signataires, on retrouve des experts comme Leïla Belkhir, infectiologue (UCL), Yves Coppieters, épidémiologiste à l’ULB, ou encore Nathan Clumeck, professeur en maladies infectieuses (ULB) ainsi que Jacques CROMMEN, Georges CASIMIR, Jean-Michel FOIDART Président, Premier Vice-Président et Secrétaire perpétuel au nom de 98 membres de l’ Académie Royale de Médecine de Belgique
https://www.lalibre.be/debats/opinions/lettre-ouverte-a-monsieur-frank-vandenbroucke-ministre-de-la-sante-vacciner-sans-delai-les-soignants-doit-etre-une-priorite-absolue-5ff3500a9978e227df3127e3

Vaccins et la stratégie vaccinale

La conférence sur les Vaccins et la stratégie vaccinale, du professeur DOGNE  membre de l'EMA (PRAC member) et de l' AFMPS (pharmacovigilance expert), le 23 décembre, victime de son succès, s'est vue rapidement saturée.  Voici donc les liens vous permettant d'avoir accès :

- A la conférence : 

- Au powerpoint : 

https://documents.unamur.be/index.php/s/OlaGMxBmJOOfpZw

Tous les détails concrets sur les vaccins et la campagne de vaccination y ont été discutés. L' ARMB remercie le Prof. Jean-Michel Dogné d'avoir communiqué ces liens.

Les Vaccins à ARN

Une des missions de l'Académie royale de Médecine de Belgique est de donner des avis et recommandations en matière de santé publique, particulièrement en période de crise sanitaire.

La disponibilité de vaccins anti SARS-COV 2 à base d'ARN codant pour une protéine virale enveloppée par une bicouche lipidique amène la population à poser de nombreuses questions et vu la résistance et le scepticisme du grand public, il est important que l'Académie mette à la disposition des médecins et du public des informations et des recommandations simples et précises.

Vous trouverez donc ici un document résumant en 3 schémas la nature de ces vaccins à ARN

Voici également une vidéo destinée au grand public par le professeur Moutschen sur l'intérêt et la nature de ces vaccins: https://streamer.podcast.ulg.ac.be/chu/CHUchoTV-Vaccination-COVID/CHUchoTV-Vaccination-COVIDHD.mp4

Michel Goldman Le système immunitaire face au virus SAES-CoV2

Un problème technique ayant entaché sa présentation à l'Académie du 28 novembre, Michel Goldman a proposé que nous profitions d'une "version longue" faite lors de sa leçon de clôture à l'Université libre de Bruxelles du 10 décembre 2020. La leçon complète est disponible sur le compte du I3h Institute: https://youtu.be/dAfDLLE8Shc

Comment s'organise la vaccination anti-SARS-COV-2 en Belgique ?

 Les professeurs DOGNÉ, ENGLERT et RAMAEKERS ont présenté ce jeudi aux Ministres belges dans le cadre de la Conférence interministérielle  l'opérationnalisation de la Stratégie de vaccination COVID-19 pour la Belgique.

Il s'agit de mesures pratiques d'organisation de la campagne de vaccination en Belgique.

Le Pr DOGNÉ a aussi réalisé un webinar le 2 décembre très largement suivi sur les développements des vaccins Covid-19. Espoirs de fin de pandémie? Il a accepté de partager aussi le powerpoint de cet exposé. Nous le remercions très vivement. 

Mise au point de l'Académie sur le tri des patients

Vous trouverez ici la mise au point de l'Académie en date du 4 novembre sur le tri des patients dans le cadre de la crise du COVID-19


Recommandations de l'Académie royale de Médecine

DÉPLOYER LES TESTS RAPIDES POUR PERMETTRE DE TESTER LES ASYMPTOMATIQUES A HAUT RISQUE

Recommandations aux autorités gouvernementales
en charge de la gestion de la crise sanitaire

Article sur Medi-sphère & sur le Spécialiste: L'Académie royale de Médecine plaide pour le déploiement des tests rapides

Article dans la DH: L'Académie royale de Médecine plaide pour le déploiement des tests rapides en Belgique: "Il y a urgence"


Nos collègues les professeurs M. Goldman et A. Burny nous signalent deux articles-clés qui viennent d'être publiés dans la revue Science par l’équipe internationale dirigée par Jean-Laurent Casanova (INSERM France et Rockefeller Institute New York), qui est proposé prochainement  à l'élection de Membre étranger de l'Académie Royale Belge de Médecine de Belgique

Ils concernent la première explication rationnelle de la raison pour laquelle certains patients développent des formes graves de COVID.

Dans la lutte contre la pandémie, il est essentiel d'identifier les individus à haut risque de développer une forme grave voire mortelle de la maladie.

Jusqu’ici, seuls certains facteurs de risque « généraux » ont été identifiés : l'âge, l'obésité, une maladie chronique préexistante.
Les deux études publiées dans Science mettent le doigt sur des facteurs beaucoup plus précis, en lien avec un mécanisme de défense essentiel contre les virus, la production d’interféron, une « hormone » du système immunitaire.

1.     Des facteurs génétiques : des mutations génétiques qui empêchent l'action antivirale de l'interféron prédisposent au développement de formes graves du COVID-19 [Q. Zhang et al., Science
10.1126/science.abd4570 (2020)];

2.     La présence d’anticorps qui neutralisent l’interféron, qui se retrouvent chez 10% des patients qui développent des formes graves de la maladie. [P. Bastard et al., Science 10.1126/science.abd4585 (2020)].


Un article de notre collègue le professeur Saegerman et de son équipe sur le COVID-19 et les relations entre l'homme et l'animal :First expert elicitation of knowledge on drivers of emergence of the COVID‐19 in pets. dans Transboundary and Emerging Diseases

Bonne lecture


Avis commun de l'Académie Nationale de Médecine, l'Académie Nationale de Pharmacie et l'Académie des Sciences de France

Essais cliniques au cours de la pandémie Covid-19 :
Cibles thérapeutiques, exigences méthodologiques, impératifs éthiques

28 mai 2020


Carte blanche: 269 pédiatres plaident pour une réouverture plus large des écoles

Parmi les signataires, on retrouve Georges Casimir de l'HUDERF et Vice-Président de l'Académie, ainsi qu'Étienne Sokal et Stephan Clément de Cléty des @Cliniques Univ. StLuc et membres de l'Académie

https://plus.lesoir.be/301747/article/2020-05-19/dans-une-carte-blanche-269-pediatres-plaident-pour-une-reouverture-plus-large

Belgian Pediatric COVID-19 Task Force

La Belgian Pediatric COVID-19 Task Force (en étroite relation avec Sciencano) a produit un ensemble de documents utiles et bien documentés mis à jour récemment. Vous le trouverez ici


Éric Rompen: Épidémie de Covid-19 et reprise de la pratique dentaire

Éric Rompen : Épidémie de Covid-19 et reprise de la pratique dentaire: quels challenges? Protocoles et solutions? Une contribution personnelle Vidéo de la présentation faite pour le webinaire de l'APAD (Association pour la Pratique de l'Art Dentaire) asbl le 29 avril


Jean-Louis Vincent & Jacques Créteur: Ethical aspects of the COVID-19 crisis

Article paru dans le European Heart Journal: Acute Cardiovascular Care 0(0) 1–5

Ethical aspects of the COVID-19 crisis: How to deal with an overwhelming shortage of acute beds


Carte blanche d'Alain De Wever: Pourquoi l’hôpital belge est-il en voie de bien résister à la pandémie et à ses conséquences?

Alain De Wever (professeur émérite à l’ULB, ancien médecin directeur des hôpitaux Brugmann et Erasme et membre de l’Académie de Médecine), Le Soir numérique 27/04/2020 à 11:31

Alain De Wever apporte son éclairage sur les raisons qui ont permis aux hôpitaux de s’adapter à la crise et fait une série de recommandations pour l’avenir
 


Avis commun des 2 Académies de Médecine de Belgique

Avis commun concernant l’importance du  dépistage dans les stratégies de sortie du confinement COVID-19


14 avril 20: Le conseil national de sécurité recommande comme l'Académie royale de Médecine le port généralisé des masques

Voir ce document détaillé :
"Consensus sur l’usage rationnel et correct des masques buccaux en période de pandémie COVID 19"


Recommandation COVID-19: Le port de masques par la population en période de confinement et pendant le déconfinement*

Communiqué de presse

Une proportion importante de personnes atteintes de coronavirus ne présente pas de symptômes (« asymptomatiques ») et celles qui finissent par développer des symptômes (« pré-symptomatiques ») transmettent le virus à d'autres avant de présenter ces symptômes. Le virus se propage entre des personnes à proximité par l’émission de gouttelettes minuscules porteuses du virus lors de conversations, toux, ou éternuements. Il reste infectieux pendant plusieurs heures dans ces aérosols. Il est essentiel de souligner que le maintien d'une distance sociale de 2 mètres reste important pour ralentir la propagation du virus.

La carence actuelle en masques FFP2 doit inciter à la fabrication de plus de masques sans dénier une protection à la population.
Le masque est une barrière physique protectrice qui, en fonction des circonstances et de l’environnement, pourra assurer un niveau de protection plus ou moins absolu.

On peut distinguer 3 situations :
 

  1. En milieu hospitalier et dans les maisons de repos, le personnel de soins au contact des malades infectés et porteurs d’inoculum important de particules virales émises par gouttelettes ou aérosol. Le port d’un masque type FFP2 et FFP3 est une nécessité absolue. Il protège à 99%.
  2. En milieu hospitalier et dans les maisons de repos le personnel de soins en contact avec des personnes dont on ignore si elles sont porteuses ou non du COVID-19
    Il est impératif de porter un masque type chirurgical qui protégera le porteur du masque et la personne en face de lui. La protection est de 89% et il est essentiel qu’il soit bien porté car il y a un risque de fuite.
  3. Dans le public, et dans des circonstances de relation sociales extérieures à risque de contamination faible (transport en commun, activités récréatives, fréquentation de magasins, etc …), le port du masque dit « alternatif » est recommandé.


Les couvre-visages artisanaux en coton filtrent 70% des particules virales, une efficacité proche de celle des masques chirurgicaux (89%). Jusqu'à ce que des masques chirurgicaux soient disponibles en nombre suffisant, les masques en tissu (lavés une fois/j à 80°) sont un substitut efficace (1,2).

En conclusion, face à cette pandémie, la recherche d’évidences scientifiques absolues peut être l'ennemi d'une bonne politique (4,5). Les masques alternatifs (1,2,4) sont simples, bon marché et efficaces. L’Académie royale de Médecine de Belgique considère que leur port par les malades isolés et par la population lors des contacts potentiellement contagieux (travail, shopping, transports en commun) pourrait avoir un impact substantiel sur la transmission, sans trop altérer la vie sociale et économique, particulièrement dans le contexte du déconfinement à venir.

RECOMMANDATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES
1. Face masks for the public during the covid-19 crisis   BMJ 2020; 369  doi: https://doi.org/10.1136/bmj.m1435 (Published 09 April 2020)
2. What Are The Best Materials for Making DIY Masks? https://smartairfilters.com/en/blog/best-materials-make-diy-face-mask-virus/
3. Tutoriel pour fabriquer son masque soi-même du Center for Desease Control américain https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/prevent-getting-sick/diy-cloth-face-coverings.html
4. Communication du Conseil supérieur de la Santé et du Risk Assessment Group sur l’utilisation des masques (en français) https://epidemio.wiv-isp.be/ID/Documents/Covid19/COVID-19_RMG_Brief_MondMaskers_FR.pdf
5. Leung, N.H.L., Chu, D.K.W., Shiu, E.Y.C. et al. Respiratory virus shedding in exhaled breath and efficacy of face masks. Nat Med (2020). https://doi.org/10.1038/s41591-020-0843-2


*Le présent avis a été rédigé pour l’Académie royale de Médecine de Belgique par le Pr. Jacques Brotchi (ULB), Pr. Nathan Clumeck (CHU St-Pierre), Pr. Jacques Crommen (Président de l'Académie royale de Médecine de Belgique), Pr. Jean-Michel Foidart (Secrétaire perpétuel de l’Académie Royale de Médecine de Belgique).


Statement by the Board of FEAM: Protecting medical personnel from COVID-19

In a statement published today, the Board of the Federation of European Academies of Medicine (FEAM) joins its voice to call for the protection of the physical and mental health of medical workers in the frontline.

“If protection materials are available, good practice would be that hospitalized patients are treated as being potential COVID-19 infected on the ward and during investigations”, says FEAM President Professor George Griffin. The problem is that tests currently used to identify COVID-19 patients (RT-qPRC) search for the virus’ RNA genome. Because of this, the results of this test depend on whether the virus can be traced. A patient with COVID-19 can still get a negative result, for instance when the quantity of the virus is too low (which happens in some cases), or when the sample is not well-collected from the patient’ nose or throat.

“Medical personnel not well protected and feeling safe because of an initial negative (RT-qPCR) test in a patient can be at risk of contamination”. The same will happen with “other patients in the ward”, said Professor Stefan Constantinescu, who is also Vice-President of FEAM. This type of test is only useful at the time it is done and often needs to be repeated.

Also, because the test traces the virus, it cannot say if a person has had COVID-19 before. This is why antibody tests –which are based on the patients’ immune response—would be crucial to identify health care workers that are immune to COVID-19. However, such tests are still ongoing validation and approval.                                

The FEAM Board also emphasized the need to protect health workers’ mental health; many of them are working under extreme conditions and some are being forced to prioritize care for patients with the highest probability to survive. Potential harm to the mental health of medical workers will also have important repercussions for already strained healthcare systems in the near future.

The full statement can be accessed here.

Contact Information

Professor George Griffin
Department of Infectious Diseases and Medicine St. George’s University of London UK
Email:
george.griffin(at)feam.eu
Phone: +32 (0) 2 792 39 56

Professor Stefan Constantinescu
Université Catholique de Louvain
Email: 
stefan.constantinescu(at)bru.licr.org

For general enquiries
Dr Rosa Castro
FEAM Senior Scientific Policy Officer
Email:
rosa.castro(at)feam.eu
Phone: +32 (0) 2 792 39 56

About FEAM, The Federation of European Academies of Medicine

FEAM is the umbrella group of Academies of Medicine, Medical Sections of Academies of Sciences, and Academies of Pharmacy and Veterinarians.

FEAM promotes cooperation between national Academies and provides a platform to formulate their collective voice on matters concerning medicine, health and biomedical research with a European dimension. Its mission is to extend to the European authorities the advisory role that national Academies exercise in their own countries with the aim to improve the health, safety and wealth of European citizens.


Communiqué de la LUSS (fédération francophone des associations de patients et de proches et le porte-parole des usagers des services de santé)

8 avril: Communiqué de presse: Écoutons les patients! Agissons concrètement pour la santé!

et la lettre à la Ministre fédérale de la santé du 27 mars 2020


COVID-19 cases AUTOPSY by M Remmelink, I Salmon Erasme Hospital-ULB

  • 6 patients hospitalized at Erasme Hospital in the COVID units and who died between March 13 and March 27, 3 cases confirmed by  RT-PCR, 2 cases with positive CT-Scan and 1 case with negative RT-PCR and negative CT-Scan.
  • Main histological findings are in the lungs with acute lung injury (6/6 cases) hyaline membranes (4/6 cases), atypical pneumocytes but no viral inclusion.
  • We draw attention to the urgent need for antibodies anti SARS-Cov2  validated for immunohistochemistry on FFPE tissues, not only for research but also for clinical diagnosis.

RECOMMANDATIONS COVID-19 - Tri des patients

Communiqué de presse
Tri des patients: pas de soins disproportionnés, des critères éthiques et médicaux

Compte tenu de la vitesse à laquelle le virus Covid-19 (SARS-CoV-2) se propage, nous sommes confrontés à une situation exceptionnelle qui conduit à un afflux massif de patientes et de patients dans les hôpitaux de soins aigus. Dans une première phase, il est possible de remédier à cette situation par la limitation des interventions électives, le transfert de patients vers des unités de soins intermédiaires, l’extension des places de traitement avec des possibilités de ventilation ainsi que le renoncement aux options de traitement qui requièrent des effectifs importants.
Le rôle des médecins généralistes, a cet égard est crucial, comme rappelé dans la recommandation en annexe.

En cas de pénurie de ressources, des décisions de rationnement sont incontournables. La charge pesant sur le personnel médical est alors extrêmement élevée. Il est d’autant plus important que les mêmes critères éthiques d'admission et de maintien en soins intensifs soient appliqués dans l’ensemble du pays.

Les présentes directives de la Société Belge de Médecine Intensive, et l'article "Fair Allocation of Scarce Medical Resources in the Time of Covid-19" du NEJM de ce 23 mars 2020 et les recommandations parues ce 26 mars 2020 du Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) et de la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l’UNESCO (COMEST) définissent cette base. 

(COMESThttps://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373115)

L'Académie royale de Médecine conseille aux praticiens qui seraient confrontés à de tels choix de s’inspirer des recommandations éthiques décrites dans ces articles et de planifier, avec leurs Comités d’éthique locaux, des procédures adaptées, concertées et respectueuses.

 

Voir le communiqué de presse
Tri des patients: pas de soins disproportionnés, des critères éthiques et médicaux


 

    RECOMMANDATIONS COVID-19 - Tri des patients

    Compte tenu de la vitesse à laquelle le virus Covid-19 (SARS-CoV-2) se propage, nous sommes confrontés à une situation exceptionnelle qui conduit à un afflux massif de patientes et de patients dans les hôpitaux de soins aigus. Dans une première phase, il est possible de remédier à cette situation par la limitation des interventions électives, le transfert de patients vers des unités de soins intermédiaires, l’extension des places de traitement avec des possibilités de ventilation ainsi que le renoncement aux options de traitement qui requièrent des effectifs importants.
    Le rôle des médecins généralistes, a cet égard est crucial, comme rappelé dans la recommandation en annexe.

    En cas de pénurie de ressources, des décisions de rationnement sont incontournables. La charge pesant sur le personnel médical est alors extrêmement élevée. Il est d’autant plus important que les mêmes critères éthiques d'admission et de maintien en soins intensifs soient appliqués dans l’ensemble du pays.

    Les présentes directives de la Société Belge de Médecine Intensive, et l'article "Fair Allocation of Scarce Medical Resources in the Time of Covid-19" du NEJM de ce 23 mars 2020 et les recommandations parues ce 26 mars 2020 du Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) et de la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l’UNESCO (COMEST) définissent cette base. 

    (COMEST https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373115)

    L'Académie royale de Médecine conseille aux praticiens qui seraient confrontés à de tels choix de s’inspirer des recommandations éthiques décrites dans ces articles et de planifier, avec leurs Comités d’éthique locaux, des procédures adaptées, concertées et respectueuses.

    Alors que la Belgique s’organise pour ne pas devoir faire face à une saturation des hôpitaux due à la pandémie de Covid-19, le corps médical se prépare à appliquer des choix cruciaux. En cas de saturation des services de soins intensifs, quels patients doivent bénéficier d’un accès prioritaire à ce type de mesures ? L’Académie royale de Médecine de Belgique recommande de suivre les règles d’éthique et les recommandations de la Société belge de Soins intensifs.

    C’est une situation effroyable et inédite que redoute aujourd’hui le personnel hospitalier : celle de devoir peut-être faire face à un dépassement de la capacité aux soins intensifs et de ne pas pouvoir aider chaque patient. Actuellement, tout est mis en œuvre par le corps médical pour éviter cette situation : aussi bien dans les maisons de repos et pour les patients à domicile que dans les hôpitaux, en repoussant les interventions non-urgentes

    En ce moment pénible sur le plan professionnel et humain, l’Académie royale de Médecine tient à assurer les médecins belges de tout son soutien. « Prendre ces décisions est lourd et pénible. En tant que médecins, nous sommes formés pour aider, pour soigner, explique le Pr. Jean-Michel Foidart, Secrétaire perpétuel de l’Académie de Médecine de Belgique. Les règles d’éthique sont, en cette période tout autant que d’ordinaire, les seules à devoir nous guider et protéger nos patients ».

    Dans une première phase, il est possible de remédier à cette situation par la limitation des interventions électives, le transfert de patients vers des unités de soins intermédiaires, l’extension des places de traitement avec des possibilités de ventilation ainsi que le renoncement aux options de traitement qui requièrent des effectifs importants. Le rôle des médecins généralistes, a cet égard est crucial.

    L’ARMB rappelle que les règles d’éthique et les recommandations émises par la Société belge de Soins intensifs (SBMI), disponibles sur son site (www.armb.be) doivent servir de base aux directives éthiques que doivent émettre les établissements hospitaliers à destination des soignants. Chaque médecin, qu’il soit à l’intérieur ou l’extérieur des hôpitaux, doit garder à l’esprit que les soins ne peuvent pas être disproportionnés. Le critère des soins non-disproportionnés dans le temps doit prévaloir. Les lits de soins intensifs doivent être réservés aux patients pour lesquels une issue positive ou au moins acceptable peut être attendue après la sortie de l’hôpital », explique Jean-Michel Foidart. « La règle du ‘Premier arrivé, premier servi’ est condamnée dans un article récent du New England Journal of Medicine (NEJM 24/03/202) et ne devrait intervenir que très exceptionnellement après évaluation de l’urgence, du besoin impérieux ou non de soins intensifs, du meilleur pronostic et de la chance de récupération.  

    Seuls des critères objectifs et strictement médicaux peuvent être utilisés pour les décisions d’admission et de maintien en soins intensifs en période de saturation de la capacité hospitalière : « Pour les patients plus âgés, outre le critère des soins proportionnés, le Score de Fragilité clinique (CFS) est primordial pour déterminer leurs chances de survie. La population peut être rassurée sur le fait que l’âge à lui seul n’est pas un critère éthiquement acceptable. L’âge est couplé avec le CFS. », détaille le Secrétaire perpétuel de l’Académie de Médecine de Belgique.  Ces critères seront appliqués aux patients infectés par le Covid-19 et ceux qui ne le sont pas, aucune discrimination n’étant possible aux yeux du corps médical.

    Comme le recommande la SBMI, l’Académie préconise que trois médecins expérimentés dans le traitement de l’insuffisance respiratoire en médecine intensive puissent se consulter lorsqu’une décision de refus ou d’accès prioritaire aux soins doit être prise. Enfin, l’Académie royale de Médecine de Belgique rappelle que le personnel soignant doit pouvoir poser les gestes nécessaires tels que la réanimation en toute sécurité : le port de masques, lunettes, gants et blouses sont une condition sine qua non dans et en-dehors de l’hôpital. 

    Interventions d'Académiciens dans la presse