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ACADEMIE ROYALE DE MEDECINE DE BELGIQUE
Etablissement public fondé en 1841
COMPTES RENDUS DE SEANCES DE L'ACADEMIE
(séances du 1er semestre 2010) |
SEANCE
DU SAMEDI 30 JANVIER 2010 |
La
partie scientifique de la séance comporte 2 lectures.
La
première, lecture, donnée par Mme le Prof. A. Belayew (Université de
Mons – Hainaut), s’intitule : une activation de gènes en cascade dans la
dystrophie musculaire facioscapulohumérale . La
dystrophie musculaire de Landouzy Dejerine , ou FSHD , est une maladie
génétique qui touche sept individus sur 100.000. Une délétion sur le
chromosome 4 y réduit le nombre de copies d’un élément d'ADN répété, ce
qui perturbe la chromatine et active l’expression de plusieurs gènes
voisins. L’originalité de l’auteur est d’avoir identifié un gène dans
l’élément répété lui-même, et montré son activation dans les cellules de
muscles FSHD. Ce gène exprime DUX4, un facteur de transcription qui
cible des dizaines de gènes dont certains produisent des facteurs qui
ciblent à leur tour d’autres gènes, menant à une dérégulation générale.
Cette cascade causée par DUX4 récapitule à elle seule les traits
principaux de la pathologie , à savoir atrophie musculaire, défaut de
différentiation et stress oxydatif... Le gène homologue DUX4c , situé à
côté des éléments répétés., exprime une protéine qui favorise la
prolifération des myoblastes lors de la régénération musculaire. Son
expression élevée dans les cas graves de FSHD contribue
vraisemblablement à la pathologie en perturbant la fusion des myoblastes
avec les fibres musculaires en fin de régénération. Des anomalies et
leurs liens avec DUX4 ou DUX4c sont actuellement recherchés par analyse
globale des protéines et métabolites de myoblastes sains et malades ( en
collaboration avec R .Wattiez et J.M. Colet, U.Mons).
L’orateur répond aux Professeurs J.-J. Vanderhaeghen, G. Casimir, F.
Lemaigre et A. Dresse.
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La seconde lecture présentée par Mme le Prof. L. de Leval (Université
de Lausanne - Suisse) s’intitule : classification moléculaire des
lymphomes T ganglionnaires : implications pathologiques et
diagnostiques. Les lymphomes T périphériques ganglionnaires
représentent moins de 10 % des lymphomes non hodgkiniens et regroupent
trois entités principales : le lymphome T angioimmunoblastique, le
lymphome anaplasique à grandes cellules et le lymphome T périphérique
sans spécificité. Leur diagnostic qui repose sur un ensemble de critères
morphologiques, immunophénotypiques, génétiques et cliniques, est
souvent difficile. Les limites des différentes entités sont mal
définies : ainsi, le lymphome T périphérique sans spécificité est défini
par exclusion des autres entités. L’ auteur a étudié à l’aide de
micropuces oligonucléotidiques pangénomiques, le profil transcriptomique
d’échantillons de lymphomes T périphériques angioimmunoblastiques et
sans spécificité. La signature moléculaire du lymphome T
angioimmunoblastique comporte une importante composante liée au
microenvironnement tumoral, en accord avec les caractéristiques
histopathologiques de cette tumeur, tandis que la signature associée aux
cellules tumorales est corrélée à celle d’une sous-population
particulière de cellules T CD4+ normalement localisées dans les centres
germinatifs des follicules lymphoïdes (cellules T helper folliculaires,
TFH). L’identification de la cellule TFH à l’origine du lymphome T
angioimmunoblastique rend compte de certaines caractéristiques
pathologiques et biologiques distinctes de ce lymphome, et a des
implications d’intérêt diagnostique. L’identification de traces de la
signature TFH dans certains lymphomes T sans spécificité suggère que le
spectre du lymphome angioimmunoblastique pourrait être élargi. Enfin, au
sein des lymphomes T sans spécificité, un sous-groupe de tumeurs
positives pour l’antigène CD30 montre des caractéristiques moléculaires
qui chevauchent avec celles du lymphome anaplasique ALK-négatif,
suggérant des analogies biologiques.
L’orateur répond
aux interventions des Professeurs J. Boniver et J.-M. Foidart.
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Mme
le Prof. J.-A. Stiennon-Heuson prononce ensuite son allocution de fin de
mandat
présidentiel pour l’année 2009
tandis que.M.
le Prof. L. Hue, élu Président pour l’exercice 2010, prononce ensuite
son discours d’entrée en fonction.
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Le Secrétaire
perpétuel signale la disparition du Prof. Jean Desmedt, membre
titulaire, et celle de différents membres honoraires étrangers.
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L e
Prof. J.-M. Foidart, rapporte l’avis d’une commission de l’Académie au
sujet des compétences des « sages-femmes » dans l’exercice de leur
métier. Ce dernier est adopté par l’Académie
SEANCE
DU SAMEDI 27 FEVRIER 2010 |
L’Académie royale de Médecine s’est réunie le samedi 27 février 2010.
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La partie scientifique de la séance comporte deux lectures.
La
première lecture, donnée par le Prof. C. Patrono (Département de
Pharmacologie de l’Ecole de Médecine, Université Catholique de Rome) s’
intitule, « Cardiovascular effects of low-dose aspirin, traditional
nonsteroidal antiinflammatory drugs and coxibs ».
Aspirin has been on the market for 110 years. Since the introduction of
indomethacin for the treatment of rheumatoid arthritis in 1963, over
twenty nonsteroidal antiinflammatory drugs (NSAIDs) with aspirin-like
actions have been developed, culminating ,about ten years ago, with the
introduction of a new class of selective inhibitors of cyclooxygenase
(COX)-2, the coxibs. . Although nuances in tolerability of various
NSAIDs have been described in the pre-coxib era (based on clinical
trials of a few hundred patients treated for up to a few months),
important differences in safety were subsequently demonstrated in
head-to-head randomized comparisons of individual coxibs with one or
more traditional NSAIDs; these comparisons were based on clinical trials
including tens of thousands of patients treated for up to a few years.
These more extensive trials have shed a new light on the whole field of
NSAID research. They have added to the informations already provided by
epidemiological studies suggesting that the regular use of NSAIDs raised
blood pressure and enhanced the risk of congestive heart failure . They
also identified an increased risk of myocardial infarction as a class
effect of COX-2 inhibitors. This risk was largely unexpected and
paradoxical given that aspirin, the prototypic COX inhibitor, had been
clearly shown to be cardioprotective, over a wide range of doses, up to
1,500 mg daily.
The
mechanisms underlying the cardiovascular effects of low-dose aspirin,
traditional NSAIDs, and coxibs are delineated, in an attempt to
reconcile the pharmacology of COX isozyme inhibition with the
contrasting results that have emerged from clinical trials.
L’orateur répond aux
Professeurs Th.
Godfraind, J. Christophe, J.-L. Balligand, et A. Dresse.
La
seconde lecture ,présentée
le Prof. P.
Lancellotti (C.H.U. – Liège), s’intitule : « Sténose aortique :
évolution et facteurs prédictifs ».La sténose aortique est la plus
fréquente des valvulopathies en Europe. Bien que les prothèses
valvulaires aortiques percutanées, actuellement en cours d’évaluation,
aient des perspectives d’avenir prometteuses, le remplacement valvulaire
aortique chirurgical (RVA) est aujourd’hui le seul traitement curatif
dont l’ efficacité ait été validée. Les indications sont essentiellement
basées sur l’évaluation de la symptomatologie fonctionnelle et du risque
opératoire. Il est recommandé d’estimer ce dernier par l’Euroscore qui
dépend essentiellement de l’âge et des comorbidités associées. Le RVA
permet, au prix d’une mortalité opératoire relativement faible, une
amélioration spectaculaire tant fonctionnelle que pronostique chez les
patients symptomatiques. Les indications de RVA ont été précisées dans
les récentes recommandations de la société européenne de cardiologie.
L’orateur répond
aux interventions des Professeurs L. Hue et J.-C. Schoevaerdts.
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Le Prof. Cl.
Gompel présente son ouvrage intitulé : "Le destin extraordinaire
d’Albert Claude".
Le
Prof. J. Frühling, Secrétaire perpétuel, présente ensuite l’ouvrage du
Prof. Ch. de Duve : « Génétique du péché originel ».
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Le Professeur Lefebvre présente le rapport de la Commission
chargée de donner un avis sur « Les possibilités légales pour les
éducateurs en diabétologie qui ne sont pas infirmiers, d’enseigner l’auto-injection
aux patients diabétiques » . Ce rapport est adopté à l’unanimité et.
sera envoyé à Mme la Ministre L. Onkelinx.
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Le Professeur
Boniver présente un document de travail rédigé au sujet de
l’ostéopathie, par la Commission « Médecine, Société,Ethique ».
SEANCE
DU SAMEDI 20 MARS 2010 |
L’Académie royale de Médecine s’est réunie le samedi 20 mars 2010.
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Le
Prof. J. Leunen est décédé le 19 mai 2009, à l’âge de 87 ans. Son éloge
académique est prononcé devant sa famille par le Prof. G. Meulemans.
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La
partie scientifique de la séance comporte deux lectures.
L’orateur répond aux Professeurs J. Christophe, B. Van den
Eynde, A. Ferrant, A. Scheen, L. Hue, P. Vanderhoeft, O. Devuyst, J.-L.
Balligand et W.J. Malaisse.
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Proposed criteria (ATP-III or IDF) for the identification of patients
with the metabolic syndrome have greatly contributed to preventive
medicine. Still, the value of metabolic syndrome as a scientific concept
remains controversial for reasons linked to differences in the criteria
used across ethnicities in biology as well as in the assessment of fat
distribution.
In
this controversy, pathophysiology is of great importance: abdominal
adiposity, insulin resistance and/or inflammation are potential key
players in the mechanisms leading to new risk factors. The risk factors
considered as additional components of the syndrome also remain
controversial. They include coagulation factors, endothelial
dysfunction, positive micro-albuminuria and inflammation. They relate to
an excess release of adipocytokines from visceral adipose tissues, low
levels of adiponectin with concomitant increase of TNFα and IL-6.
Accumulation of fat in other tissues (liver, muscle and heart), referred
to as ectopic fat, contributes to insulin resistance, inflammation,
lipid disturbances and subsequent endothelial dysfunction.
The
metabolic syndrome alone cannot predict global cardiovascular disease
risk whereas abdominal obesity - the most prevalent manifestation of
metabolic syndrome - is a marker of ‘dysfunctional adipose tissue’ and
is of central importance in clinical diagnosis. Better risk assessment
algorithms are needed to quantify on a global scale the risk of diabetes
and cardiovascular disease. Recent data indicate that the metabolic
syndrome better predicts type 2 diabetes than cardiovascular diseases.
Lifestyle intervention is by far the best treatment option for the MS.
Some drugs may have added benefits provided that they are associated,
with lifestyle intervention..
L’orateur répond aux Professeurs A. Scheen, J. Christophe, ,L. Hue et
Mme le Dr. A. Lepot,
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.
Le Professeur Albert de Scoville, Secrétaire perpétuel honoraire, est
décédé le 24 mars 2010. Il lui sera rendu hommage le 19 juin 2010.
Le
Professeur A. Bussard, membre honoraire étranger, est décédé le 15 mars
2010 à l’âge de 92 ans.
Les modalités d’application des Statuts et du Règlement d’Ordre
Intérieur de la Compagnie sont adoptées à l’unanimité sous réserve d’un
point.
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SEANCE
DU SAMEDI 24 AVRIL 2010 |
L’Académie royale de Médecine s’est réunie le samedi 24 avril 2010.
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La partie scientifique de la séance comporte deux lectures.
La
première lecture faite par le Prof. Th. Deonna (Unité de Neurologie et
de Neuroréhabilitation du Centre hospitalier - Lausanne), s’intitule
« Répercussions cognitives et comportementales d’un dysfonctionnement
épileptique survenant au cours du développement cérébral ».,
La notion que des
dysfonctions cognitives ou/et comportementales d’origine épileptique
peuvent être prolongées et insidieuses et non pas paroxystiques comme
le dénote le terme de « crise épileptique» et peuvent surtout être les
seules manifestations observables de la maladie ,a changé radicalement
la vision de l’épilepsie, particulièrement chez l’enfant.
Les
dysfonctionnements épileptiques sont caractérisés par une
discontinuité dans le temps (intermittent, récurrent), dans l’espace
(localisation cérébrale de la dysfonction et son extension) et ont
souvent une relation particulière avec le sommeil. Outre la dimension
existentielle de certaines dysfonctions épileptiques dans le domaine
cognitif et comportemental avec perte intermittente du flux de la
conscience ou de distorsions perceptives ou cognitives intermittentes,
ces caractéristiques font de l’épilepsie un trouble cérébral de nature
fondamentalement différente de celui qu’on peut attribuer à des lésions
congénitales ou acquises du cerveau humain. Des études cliniques
prospectives permettent de corréler directement la variable épileptique
avec l’étude précise du dysfonctionnement cognitif, et ceci déjà chez
le très jeune enfant, en s’appuyant éventuellement sur des méthodes
d’imagerie de plus en plus sophistiquées. Elles constituent un domaine
de recherche multidisciplinaire difficile et assez nouveau. Des exemples
d’enfants suivis de la petite enfance à l’âge adulte illustrent à la
fois la diversité des troubles observés, l’impact massif ou très
discret mais certain de l’épilepsie sur diverses fonctions cérébrales
en cours de développement dû et leurs conséquences (ou non) tardives
.
L’orateur
répond aux Professeurs M. Lamy et J.D. Born.
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La seconde lecture
faite par le Prof. N. Clumeck,
(C.H.U. – Hôpital St.-Pierre), s’intitule « La lutte
contre le Sida, entre nouveaux paradigmes et inerties ».
Une meilleure
compréhension de la physiopathologie de la transmission muqueuse du VIH
et des progrès récents, tant dans l’efficacité, la tolérance et la
facilité d’administration des antirétroviraux permettent aujourd’hui
d’élaborer de nouvelles stratégies plus biomédicales que
comportementales de la lutte contre la transmission sexuelle du VIH.
Ces stratégies
« pré-exposition » comprennent la circoncision, le traitement de
l’herpès génital, la prise d’antirétroviraux préventifs et l’usage de
microbicides vaginaux. La prévention « post-exposition » se base sur le
traitement pendant un mois de la personne exposée. En ce qui concerne
la personne infectée, le traitement par trithérapie vise à rendre la
charge virale indétectable (< à vingt copies/ml) dans le sang. A ce
niveau de charge virale, le risque de transmission sexuelle devient
quasi nul. Une stratégie qui implique un dépistage volontaire
« universel » avec traitement immédiat permettrait, dans un modèle
mathématique, de passer en cinq ans de la phase endémique actuelle à une
phase d’élimination du VIH.
Les obstacles au
passage vers ce nouveau paradigme de la prévention sont multiples mais
pour la première fois une approche alliant prévention, dépistage et
traitement permet d’envisager un contrôle de la pandémie actuelle . .
L’orateur
répond aux
interventions des Professeurs L. Hue, A. Burny, J.-J. Vanderhaeghen, J.
Boniver et G. Casimir.
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Le
Prof. P.-P. Pastoret présente ensuite l’ouvrage intitulé : « Veterinary
Education for global animal and public health ».
(Revue
scientifique et technique de l’Office international des Epizooties,
2009, Vol.28 (2).
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Le
Prix du concours ordinaire de la première Section (2008-2009)
est
attribué au docteur Christophe E. Pierreux (U.C.L.), pour son mémoire
intitulé : « Contribution personnelle à l’étude de la formation d’épithélia »
et « Formation des épithélia de structures tubulaires ».
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L’Académie approuve ensuite le rapport présenté par le Professeur
Boniver au nom de la Commission « Médecine et Société » au sujet de la
réduction de la durée des études de base de Médecine de sept à six ans.
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SEANCE DU
SAMEDI 29 MAI 2010 |
L’Académie royale de Médecine s’est réunie le samedi 29 mai 2010.
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La partie scientifique de la séance est consacrée à deux
lectures., l’un par le M. le Prof. I. Colin (invité, et l’autre par M.
le Prof. J.E. Dumont (U.L.B.), membre honoraire.
La
première lecture, présentée par. le Prof. I. Colin (UCL), s’ intitule : « La
glande thyroïde, modèle d’intégration cellulaire au service de la
fonction ». Le rôle fondamental de la glande thyroïde est d'assurer la
biosynthèse des hormones thyroïdiennes dont le rôle primordial au cours du
développement embryonnaire et le maintien de l'homéostasie après la
naissance est bien connu. Cette synthèse dépend de la disponibilité d’iode,un
élément trace indispensable, dont l'apport peut être extrêmement variable en
fonction de la situation géographique ou physiologique des individus. Tout
au long de sa maturation phylogénétique, la glande thyroïde a élaboré des
mécanismes d'autocontrôle dont l’objectif est d’entretenir un stock
suffisant d'hormones thyroïdiennes facilement mobilisable en cas de besoin.
Parmi ceux-ci, le rôle joué par la microcirculation de l'organe dans la
conservation de ses fonctions physiologiques fait l'objet d'un programme de
recherche actif depuis plusieurs années dans le laboratoire de Morphologie
Expérimentale de l'UCL. Des découvertes récentes ont permis de comprendre
les mécanismes moléculaires à la base du dialogue permanent entre les
compartiments épithélial et endothélial et dont la finalité est de réguler
en permanence le calibre du lit vasculaire en fonction de l'apport en iode.
En situation de carence, en l’absence de toute influence de la TSH, mais
sous l'effet d'une augmentation de leur charge oxydative, les cellules
folliculaires synthétisent un facteur de croissance (VEGF) qui stimule la
prolifération des cellules endothéliales adjacentes, l'expansion du lit
vasculaire et, en corollaire, la clairance locale de l'iode. Nous avons
incidemment découvert l'implication de cette charge oxydative dans
l'hyperplasie des thyrocytes et, par voie de conséquence, dans la formation
du goitre. En dehors de son implication physiologique et dès qu'elle se
transforme en stress oxydatif, elle intervient comme facteur
étiopathogénique dans la thyroïdite d'Hashimoto ou dans la destruction
cellulaire survenant dans des syndromes plus rares, comme la maladie de
Pendred. Ces données originales de biologie cellulaire illustrent la
complexité des régulations autocrine et paracrine qui permettent aux
cellules folliculaires de s’acquitter de leur tâche de synthèse hormonale et
les conséquences de leur déstructuration dans des processus
pathologiques ».
L‘orateur répond aux
Professeurs O. Devuyst, L. Hue et M. Lamy.
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La seconde lecture,
présentée par le Prof. J.E. Dumont, s’ intitule : « H202 :
Signal, substrat, mutagène et chemorepulsif ».
L’eau oxygénée est
produite par de nombreuses cellules. Sa production est catalysée par
des NADPH oxydases, dont on connaît sept variétés, les cinq NOX et deux
« dual oxidases » (DUOX) que son groupe a cloné. La répartition de ces
enzymes ainsi que leur localisation subcellulaire est spécifique des
types cellulaires. Ils ont une caractéristique commune : leur
activation par le Ca++ intracellulaire. L’H2O2
est aussi un sous produit de la détoxification des radicaux libres de
l’oxygène par les superoxydes dismutases. L’H2O2
à faible concentration exerce des effets intracellulaires sur la
transduction des signaux, principalement par inhibition des tyrosines
phosphatases, ce qui amplifie les effets des facteurs de croissance qui
activent les tyrosines kinases. L’H2O2 produit
en extracellulaire par les DUOX fournit aussi leur substrat à des
peroxydases qui oxydent l’iodure et catalysent dans la thyroïde la
synthèse des hormones thyroïdiennes et dans l’oocyte le couplage
oxydatif des protéines de la membrane; il joue dans les muqueuses un
rôle de chémorépulsif bactérien. A fortes concentrations H2O2
est un mutagène qui pourrait être impliqué dans la carcinogénèse
thyroïdienne. Les différents rôles de l’H2O2 sont
analysés ».
L’orateur
répond aux Professeurs Th. Godfraind et J.-L. Balligand.
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L’Académie approuve par une majorité de 97,5 % la prolongation d’un an
du mandat du Secrétaire perpétuel pour une durée d’un an.
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Le Prof. S.
Louryan présente l’ouvrage. Intitulé : « Neuro-imagerie de l’enfant »,
réalisé sous sa direction et celle de Marc Lemort. (Montpellier, 2009,
Sauramps Médical).
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L’Académie
approuve la proposition de. la Commission de l’ « Art de guérir - Article
49bis » d’octroyer au
docteur
Kianda Nendaka Mireille, ressortissant de la RDC,
l'autorisation de pratiquer en Belgique l'art de guérir, sans limite de
temps.
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SEANCE
DU SAMEDI 19 JUIN 2010 |
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