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ACADEMIE ROYALE DE MEDECINE DE BELGIQUE

Etablissement public fondé en 1841

COMPTES RENDUS DE SEANCES DE L'ACADEMIE
(séances du 2ème semestre 2009)

SEANCE DU SAMEDI 5 SEPTEMBRE 2009

L’Académie royale de Médecine a tenu sa séance mensuelle, ainsi que la séance solennelle de remise des Prix académiques attribués pour la période 2007, en date du samedi 5 septembre 2009, sous la présidence de Mme le Prof. J.-A. Stiennon-Heuson, entourée au Bureau du premier vice-président le Prof. L. Hue.

Dans l’assistance, on remarquait la présence de nombreuses personnalités, notamment du monde académique et universitaire, ainsi que des membres des familles et des collaborateurs des lauréats.

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Mme la Présidente ouvre la partie scientifique de la séance qui est consacrée à deux lectures, l’une par M. le Prof. S. Schiffmann, MD, PhD (U.L.B.), invité, sous le titre : « Modifications des réseaux neuronaux par transgénèse conditionnelle : une clé pour notre compréhension des pathologies neuro-psychiatriques du système des noyaux de la base », et l’autre par MM. le Prof. J.-N. Octave, MD, PhD (U.C.L.), invité, sous le titre : « Le précurseur du peptide amyloïde de la maladie d’Alzheimer : une protéine aux multiples fonctions ».

L’exposé de M. Schiffmann, MD, PhD, se résume ainsi : « Le striatum, premier relais du système des noyaux de la base, est impliqué de manière critique dans les fonctions motrices et les processus motivationnels. Le striatum dorsal est central pour le contrôle et l’apprentissage moteur et le striatum ventral ou noyau accumbens est essential pour la motivation, le système de la récompense et le renforcement par les drogues. Ce système est dysfonctionnel dans les pathologies extrapyramidales telles les maladies de Parkinson et de Huntington et dans des pathologies psychiatriques incluant les assuétudes aux drogues. Le striatum est constitué de deux populations de neurones de projection à l’origine de deux voies distinctes au sein du circuit des noyaux de la base; ainsi que de différentes populations d’interneurones. Ces deux populations de neurones efférents, les neurones striatopallidaux et striatonigraux, sont caractérisées par leurs sites de projection et leurs expressions différentielles en récepteurs de la dopamine et en neuropeptides. Leurs rôles dans le contrôle moteur et les processus motivationnels ainsi que dans les mécanismes de neuroadaptation dans les pathologies du système restent méconnus. Pour pouvoir identifier ces fonctions spécifiques, nous avons développé de nouveaux modèles animaux portant des "lésions" moléculaires ou cellulaires par une approche de transgénèse conditionnelle permettant de cibler une population spécifique de neurones. Par cette approche, nous avons démontré le rôle inhibiteur de la population de neurones striatopallidaux dans le contrôle moteur et dans le processus d’assuétude aux drogues, identifié de nouveaux gènes exprimés sélectivement par les neurones striatopallidaux et identifié le rôle potentiel de cette population de neurones dans les troubles déficitaires d’attention avec hyperactivité ou "attention-deficit hyperactivity disorder" (ADHD) ».

M. S. Schiffmann, MD, PhD, est félicité pour sa présentation et répond aux diverses interventions de MM. les Professeurs G. Moonen , A. Dresse, G. Franck et J.-J. Vanderhaeghen.

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Le second orateur résume son exposé comme suit : « Le métabolisme cellulaire du précurseur du peptide amyloïde (APP) de la maladie d’Alzheimer a fait l’objet de très nombreuses études. Par contre, la fonction de la protéine reste une énigme. En effet, l’invalidation du gène de l’APP chez la souris n’induit pas de phénotype particulier, en raison d’un phénomène de compensation par les produits des gènes APLP, présentant beaucoup de similitude avec le gène APP.

Afin d’étudier le métabolisme neuronal de l’APP, la protéine humaine a été exprimée dans des neurones corticaux de rat en culture. Après différentiation, ces neurones forment des réseaux de cellules connectés, qui présentent une activité neuronale sous forme d’oscillations calciques spontanées et synchronisées. L’expression d’APP dans ces cellules inhibe les oscillations calciques, alors qu’une diminution de la production de l’APP endogène augmente la fréquence, mais diminue l’amplitude des oscillations. L’APP contrôle ainsi l’homéostasie calcique et l’excitabilité neuronale. Dans le même modèle expérimental, l’APP est également capable de contrôler la synthèse neuronale de cholestérol. Finalement, le domaine carboxy-terminal de l’APP est impliqué dans le contrôle épigénétique de l’expression de certains gènes.

Le contrôle de l’expression de l’APP dans des cultures primaires de neurones permet donc de mettre en évidence différentes fonctions essentielles de la protéine à l’origine des dépôts amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer ».

L’exposé de M. J.-N. Octave est suivi avec attention et une discussion s’ensuit à laquelle prennent part plusieurs intervenants : MM. les Professeurs J.-J. Vanderhaeghen, L. Hue, J.-L. Balligand, T. Godfraind, J. Christophe et A. Burny.

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La seconde partie de la séance est consacrée à la remise solennelle des distinctions pour les Prix académiques arrivés à échéance en date du 31 décembre 2007.

Les lauréats des Prix 2007 sont brièvement présentés par les Présidents ou membres des jurys respectifs et exposent la synthèse de leurs travaux couronnés.

Les présentations sont reprises ci-dessous :

Prix du Concours ordinaire de la  sixième Section (2006-2007). Présentateur : Prof. L. Hue.
Lauréat : Docteur Fabrice Bureau (U.Lg.), pour son mémoire intitulé : « Mécanismes d’activation et effets de l’inhibition sélective du facteur nucléaire kB dans l’inflammation allergique des voies respiratoires ». (Contribution à l’étude de la pathophysiologie et à l’amélioration du traitement de la pousse équine).

Prix du Concours Alvarenga de Piauhy 2007. Présentateur : Prof. R. Kramp.
Lauréat : Docteur François Jouret (U.C.L.), pour son mémoire intitulé : « Caractérisation moléculaire de la dysfonction tubulaire proximale du rein mucoviscidosique ».

Prix Hamoir (2003-2007). Présentateur : Prof. A. Burny.
Lauréat : Docteur Laurent Gillet (U.Lg.), pour son mémoire intitulé : « Etude des interactions entre l’herpèvirus bovin 4 et les cellules humaines ».                 

Prix Henri Fauconnier (2005-2007). Présentateur : Prof. J. Boniver.
Lauréat : Docteur Pierre Sonveaux (U.C.L.), pour son mémoire intitulé : « Développement et validation de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant le microenvironnement des tumeurs ».

Prix Frans Jonckheere sur l’Histoire de la Médecine (2005-2007). Présentateur : Mme le Prof. J.-A. Stiennon-Heuson.
Lauréat : Prof. Jean-Jacques Haxhe (U.C.L.), pour ses livres intitulés : « Si Saint-Luc m’était conté » (2001) et « 50
ans de médecine à l’U.C.L. 1950-2000 ».
De plus, le jury a attribué la Médaille de l’Académie au Docteur
Jean-Noël Missa (U.L.B.), pour son mémoire intitulé : « Naissance de la psychiatrie biologique ».

Prix Albert-Pierre – Jean Dustin (2003-2007). Présentateur : Prof. O. Devuyst.
Lauréat : Bob Lumbaba (U.C.L.), pour son mémoire intitulé : « Les inhibiteurs de phosphodiestérases de type 5 dans le traitement du transport ionique défectueux sur un modèle murin de la mucoviscidose ».

Prix Jeanne et Marie François (2007). Présentateur : Prof. Th. de Barsy.
Lauréate : Mme le docteur Isabelle Dagneaux (U.C.L.), associée à MM. les docteurs Jean-Marie Degryse (K.U.L.) et Bernard Vercruysse (U.C.L.), pour leur mémoire intitulé : « Enquête : médecin généraliste et personne âgée ».                 

Prix Lucien Deloyers (2006-2007). Présentateur M. le Prof. J.-B. Otte.
Lauréat : M. le Prof. Benoît Lengelé (U.C.L.), pour son travail intitulé : « Peut-on greffer un visage ? Bilan raisonné et perspectives futures d’une première chirurgicale conçue aux confins de la science, du mythe et de la réalité ».

Prix Suzanne et Liliane Chermanne (2005-2007). Présentateur : Mme le Prof. D. Balériaux.
Lauréate : Mme le docteur Valérie Gangji (U.L.B.), pour son mémoire intitulé : « Nouvelles approches thérapeutiques de l’ostéonécrose de la tête fémorale ».  

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La séance est clôturée par une réception qui se déroule dans la Salle des Marbres du Palais des Académies.


SEANCE DU SAMEDI 26 SEPTEMBRE 2009

L’Académie royale de Médecine a tenu séance mensuelle en date du samedi 26 septembre 2009.

En ouvrant la séance, le Président et le Secrétaire perpétuel accueillent la famille de feu le Prof. G. Sokal, décédé à Chevetogne le 29 janvier 2009, à l’âge de 82 ans. Elu correspondant le 22 mai 1982, il avait été promu membre titulaire le 28 mai 1994. L’éloge académique est prononcé par le Prof. Ch. Chalant, membre honoraire.

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La partie scientifique de la réunion est consacrée à deux lectures, l’une par le Prof.

J.-F. Collet (Institut de Duve – U.C.L.), invité, et l’autre par le Prof. G. Wunsch (U.C.L.), invité, et Mme C. Gourbin, coll.

Le premier exposé du Prof. J.-F. Collet s’intitule : « Percer le mystère des mécanismes de biogenèse de la membrane externe des bactéries Gram- : une étape vers le développement de nouveaux antibiotiques » : « Ces dernières années, le nombre de souches d'Escherichia coli présentant une multi-résistance aux antibiotiques a augmenté de façon spectaculaire. Ces souches risquent de poser à terme un problème sérieux de santé publique car E. coli est une bactérie largement répandue dans la population. Ce problème risque d'être accentué par le fait que la plupart des nouveaux antibiotiques développés au cours des trente dernières années fonctionnent avec peu d'efficacité sur les bactéries à Gram négatif comme l’E. coli. En effet, ces bactéries sont protégées par la présence d'une membrane externe dont les propriétés physicochimiques les rendent peu perméables à de nombreuses molécules toxiques, dont les antibiotiques hydrophobes. Bien qu'E. coli ait fait l'objet d'innombrables études depuis près d'un siècle, nous ne savons toujours que très peu de choses au sujet des mécanismes qui permettent la biogenèse de la membrane externe de cette bactérie. Dans notre laboratoire, nous nous intéressons aux mécanismes qui assurent le repliement correct des protéines de l'enveloppe d'E. coli. Nous passerons ces mécanismes en revue avant de présenter des résultats récents que nous avons obtenus et qui ont permis de caractériser plusieurs chaperonnes de l'enveloppe bactérienne ».

Prennent part à la discussion qui s’ensuit MM. G. Casimir et L. Hue.

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Le second exposé du Prof. G. Wunsch est intitulé : « Une fécondité féminine et masculine trop tardive ? Effet des âges parentaux à la conception sur la santé et la mortalité des enfants » : « Après avoir rappelé le fait que la fécondité maternelle et paternelle, et notamment l’âge moyen à la naissance du premier enfant, devient de plus en plus tardive dans l’ensemble des pays industrialisés, la communication examinera la relation entre âges parentaux à la conception d’une part et santé et mortalité des enfants d’autre part. L’exposé se basera à la fois sur la bibliographie existante et sur les recherches des démographes de l’U.C.L. et de collègues étrangers effectuées à partir de larges bases de données nationales permettant de contrôler de nombreux facteurs de confusion. On rappellera l’influence de l’âge de la mère à la conception sur la mortalité et la morbidité de ses enfants et on montrera qu’un âge paternel tardif à la conception (en contrôlant l’âge maternel) a un impact statistiquement significatif sur la mortalité néonatale et sur la mortalité fœtale tardive, ainsi que sur le risque pour l’enfant de souffrir de certaines anomalies congénitales. Il ne semble pas toutefois, à partir d’une étude canadienne, que des âges parentaux tardifs aient un effet majeur sur le développement ultérieur de l’enfant ».

M. G. Wunsch répond aux interventions de MM. S. Louryan, P. Lefèbvre, W.J. Malaisse, T. Godfraind, J.-B. Otte et J. Frühling.

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Le Secrétaire perpétuel signale que début octobre se tiendront deux Colloques qui auront lieu respectivement le jeudi 8 octobre : matinée consacrée à la présentation du nouveau code d’éthique de la Recherche et le 9 octobre 2009 lorsque se tiendra le symposium « Grippe A/H1N1 », organisé par l’A.R.M.B., sous la présidence de Mme la Présidente et le Prof. P.-P. Pastoret.

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SEANCE DU SAMEDI 24 OCTOBRE 2009

L’Académie royale de Médecine s’est réunie le samedi 24 octobre 2009.

La partie scientifique de la séance comporte deux lectures,

La première, du Prof. J.-P. Beauthier (U.L.B.),  s’intitule : « L’autopsie en tant que moyen de preuve – sa place dans la société actuelle ».
L'intérêt de l’autopsie n’est plus à démontrer et fait partie intégrante de l’évolution de la médecine au fil des siècles,,force est toutefois de constater qu’actuellement, elle a tendance à être négligée, ce qui paraît dommageable sur le plan scientifique. Si Les techniques d’imagerie moderne apportent de précieuses informations sans, remplacer pour autant l’observation directe de l’organisme par l’autopsie.
Outre cet aspect médico-scientifique, le Pr Beauthier aborde le rôle de l’autopsie en médecine légale et donc de la pratique autopsique au sein de l’activité judiciaire, tant pénale que civile. Dans le cadre de la recherche de la preuve, le médecin légiste intervient en tant que « bras technique » du magistrat dans l’accumulation des éléments lui permettant in fine de trancher quant aux responsabilités, et donc de juger. »

L’orateur répond aux Professeurs J. Boniver, J. Brotchi, et Ph. Evrard.

La seconde lecture, du Prof. M. Moutschen (U.Lg.),s’intitule « Modes anormaux d’activation du système immunitaire dans l’infection à VIH ».

« Les mécanismes responsables de l’installation progressive d’une immunodéficience chez les personnes infectées par le VIH restent mal compris.  Des effets cytopathiques directs du virus sur les lymphocytes T auxiliaires se produisent certainement, notamment dans les stades terminaux de la maladie. Toutefois, d’autres mécanismes doivent intervenir durant les premières années de l’infection, notamment quand la proportion de lymphocytes infectés est faible. Plusieurs études ont montré que la présence précoce de certains marqueurs d’activation (tels que l’expression de CD38 par les lymphocytes T CD38) était étroitement associée à un mauvais pronostic à long terme. Par ailleurs, les primates, chez lesquels l’infection par des rétrovirus proches du VIH n’induit pas de syndrome d’immunodéficience,  sont caractérisés par des charges virales élevées en l’absence d’activation du système immunitaire. Le Pr Moutschen a exploré plusieurs aspects de cette activation anormale du système immunitaire, dans l’infection à VIH et dans un modèle murin d’infection rétrovirale. Il a notamment étudié les voies biochimiques par lesquels l’exposition des lymphocytes T à un médiateur de l’inflammation (la prostaglandine E2) peut induire une anergie (via une induction d’AMP cyclique et l’activation de la protéine kinase A de type 1). Cette observation est importante car l’infection des macrophages par le VIH ou la simple stimulation de CCR5 par gp120 peut induire une surexpression marquée de la cyclooxygénase de type 2. Plus récemment,  il a entamé une étude par tomographie par émission de positons dans laquelle l’activité métabolique de sujets infectés par le VIH est topographiquement évaluée avant et après un traitement de quinze jours par un inhibiteur de la COX-2. Une étude semblable sera réalisée après un traitement par antagonistes de CCR5  afin de préciser l’importance du processus inflammatoire.

L’orateur répond aux Professeurs. M. Goldman, E. Sokal, E. Pays, et J.O. Defraigne.

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Le Prof. R. Vanwijck présente son ouvrage, édité avec un Collègue de l’Hôpital Ste Justine de Montréal: « Les plaies de l’enfant ».

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Plusieurs membres ont été élus en début de séance :

Au titre de membres titulaires :

M. J.-L. Balligand (Sciences biomédicales fondamentales – spécialiste en médecine interne, U.C.L.);
M. J.-C. Henquin (Sciences biomédicales fondamentales, U.C.L.);

M.
A. Scheen (Médecine interne – endocrinologie, U.Lg.);
Baronne Fr. Meunier (Oncologie – maladies infectieuses, U.L.B.);
M. J. Nève (Pharmacien, U.L.B.).

Au titre de membres ordinaires :

M. J.-C. Renauld (Sciences biomédicales fondamentales – docteur en médecine, U.C.L.).
M. F. Lemaigre (
Sciences biomédicales fondamentales – docteur en médecine, U.C.L.).
Mme D. Guha-Sapir (Epidémiologiste – médecine de catastrophes, U.C.L.).
M. M. Hamoir (Oncologue – chirurgien cervico-facial, U.C.L.).
M. R. Reding (Chirurgie de transplantation, U.C.L.).
M. L. Willems (
Sciences biomédicales fondamentales, F.U.S.A.G.x, U.Lg.).


SEANCE DU SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009

        L’Académie royale de Médecine s’est réunie le  28 novembre 2009.

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Le Prof. L. Cassiers est décédé le 11 mars 2009, à l’âge de 78 ans.  Son éloge académique  est prononcé devant sa famille par les Professeurs E. Constant, et J.-P. Roussaux (U.C.L.). 

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        La partie scientifique de la séance comporte deux lectures.

La première , des Professeurs. M.-J. Tassignon (Universiteit Antwerpen) et. F.J. Van de Velde, (U.Z.Gent), invité, s’intitule : «The ophthalmic Heritage of Charles L. Schepens» :   

       « Charles L. Schepens (born in Belgium, 1912 - deceased in the United States, 2006) graduated as a medical doctor from the University of Ghent in 1936. He trained in ophthalmology in London, Utrecht and Brussels. During WWII he was a resistance leader in Southem France, an activity for which he received the “Légion d'honneur”.  In the debris of the bombed Moorfields Hospital of London he created his first binocular indirect ophthalmoscope. This instrument was to improve dramatically the outcome of retinal detachment surgery by allowing a careful observation of the retinal periphery where retinal tears are often difficult to detect. After the war, he established at Harvard Medical School the Retina Foundation, later called the Schepens Eye Research Institute. Teaching was inherent to his career: he trained over 300 ophthalmologists world-wide and published with them over 400 papers and books. Several advanced surgical and diagnostic techniques were developed in his clinic, including the scanning laser ophthalmoscope ».

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           La seconde lecture du Prof. P. Frield (University of Nijmegen – Pays-Bas), s’intitule,: « Dynamic imaging of cancer invasion, plasticity, and resistance ».    

          « Molecular programs controlling metastatic cancer progression vary in different cancers as well as within the microenvironment of a single lesion. They include amoeboid, mesenchymal and collective invasion processes, followed by different mechanisms to seed and condition the metastatic site for secondary survival and growth. Cancer plasticity may be further supported as a side-effect of therapeutic interference, prompting cellular and molecular adaptation programs. Examples for such unexpected adaptation programs suited to overcome molecular interference are the mesenchymal-amoeboid transition after interference with surface proteases or surface integrins, the amoeboid-mesenchymal transition after interference with Rho/ROCK pathways, and the collective–to-amoeboid transition leading to the dissociation of multicellular lesions followed by amoeboid single-cell dissemination. Thus, an understanding of the cellular plasticity of invasion programs will be important to better target cancer progression.

Multiphoton microscopy (MPM) has become the method of choice to investigate cell structure and function in tissues and organs, including the invasion and progression of cancer lesions. Using a novel approach of infrared-excited (IR-)MPM at wavelengths above 1080 nm that enhances deep tissue microscopy in orthotopic fibrosarcoma xenografts, we discovered deep collective invasion strands of several hundred connected cells. These multicellular units move with velocities of up to 200 µm per day along pre-existing blood vessels but not along tumor-induced neovessels and proliferate simultaneously (“invasive growth”). Perivascular tumor cell strands remain invasive and survive robustly during otherwise regression-inducing experimental radiation therapy. Thus, intravital deep tumor imaging by IR-MPM identifies the tumor-vessel interface as the preferred niche of invasive growth and radioresistance ». 

        L’orateur répond aux Professeurs J.-L. Balligand, J. Boniver, D. Bron, L. Hue, J.E. Dumont et O. Devuyst.

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        Le bureau d’administration de l’Académie sera composé en 2010 de L. Hue (UCL) ,Président, P.P.Pastoret (ULG), Premier vice-président , W. Malaisse (ULB) Second vice-président , J. Boniver (Ulg)  Premier assesseur du Secrétaire perpétuel , A. Ferrant (UCL) Second assesseur du Secrétaire perpétuel, B. Lengele (UCL)  Délégué des Correspondants  et A. Albert (Ulg) Suppléant du Délégué des Correspondants autour ? du  Secrétaire Perpétuel , J. Frühling (ULB). 

         Les questions posées par les deuxième et quatrième Sections pour les concours ordinaires de l’Académie sont communiquées.  


SEANCE DU VENDREDI 19 DECEMBRE 2009

L’Académie royale de Médecine s’est réunie le 19 décembre 2009.

Les nouveaux membres de la Compagnie, élus  le 24 octobre 2009, sont accueillis officiellement.

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La partie scientifique de la séance comporte deux lectures.

La première lecture du Professeur J. Solbakk (Université d’Oslo – Norvège) s’intitule « L’emploi d’arguments empiriques dans le débat sur les cellules souches ». La recherche sur les cellules souches se caractérise par une narration basée sur l’espoir et l’illusion, le tout accompagné d’un chaud débat. Bien qu’il soit tentant d’essayer d’analyser l’importance attribuée à l’espoir en ce domaine ou de démasquer les différents acteurs actifs dans la promotion d’illusions, l’objectif principal de cette conférence est d’identifier différentes formes d’arguments empiriques utilisés et d’évaluer de manière critique leur fonction dans le débat. Cette analyse espère démontrer que non seulement il n’y a pas à l’heure actuelle suffisamment de preuves scientifiques pour justifier la recherche sur les cellules souches humaines sur un plan strictement thérapeutique mais aussi, inversement, qu’il est impossible d’utiliser des arguments thérapeutiques pour remettre en question la nécessité de la recherche sur les cellules souches humaines. Attirons également l’attention sur une série d’arguments empiriques qui semblent justifier une recherche menant à la destruction d’une quantité limitée de cellules souches humaines. En conclusion, la question suivante est ainsi posée: Quels sont les modèles qui s’avéreront efficaces pour les débats éthiques dans le domaine de la biomédecine ?  

        L’orateur répond aux Professeurs J.-L. Vanherweghem, M. Mercier (invité), Mme J.-A. Stiennon-Heuson et M. A. Burny.  

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La seconde lecture, présentée par Mme le Professeur N. Le Douarin (Collège de France – Paris), s’intitule : « Cellules souches et plasticité de l’état différencié au cours du développement et chez l’adulte ». Le concept de cellule souche a été défini sur la base d’observations et d’expérimentations réalisées sur le développement et le renouvellement des cellules sanguines dès le début des années 1960. Les cellules souches se distinguent des autres cellules somatiques par leur mode de division asymétrique. En effet, la mitose d’une cellule souche produit une cellule fille semblable à elle-même qui reste indifférenciée et se divise rarement et une cellule qui se divise activement puis fournit des cellules différenciées de divers types. Il existe chez les vertébrés trois types de cellules souches : (i) celles qui constituent l’embryon précoce et qui peuvent fournir, dans leur progénie, tous les types cellulaires différenciés de l’organisme adulte. Elles sont pluripotentes. Prélevées chez l’embryon des mammifères au stade blastocyste et cultivées in vitro dans des conditions adéquates, elles conservent leur pluripotence, leur capacité de proliférer indéfiniment et leurs propriétés de cellules souches. Elles sont désignées par le sigle ES cells (pour Embryonic Stem cells). (ii) Les cellules souches de l’embryon plus avancé dans son développement. Elles existent dans chacun des tissus en cours de différenciation et sont qualifiées de multipotentes car leurs capacités de différenciation sont plus restreintes que celles de l’embryon précoce. (iii) Les cellules souches de l’adulte contenues dans tous les tissus. Leur rôle est de renouveler les cellules différenciées dont la durée de vie est limitée. Des espoirs considérables sont placés dans l’avènement d’une médecine régénérative basée sur l’utilisation de cellules souches. Les problèmes éthiques posés par les cellules ES, dont l’obtention entraîne la destruction d’un embryon, ont amené les chercheurs à tenter d’utiliser les cellules souches de l’adulte. De nombreux essais ont tenté d’étendre leurs capacités de différenciation. Ils ont été décevants jusqu’à ce qu’en 2006, un progrès considérable soit  accompli par le groupe du Dr Yamanaka qui a réussi à transformer des cellules fibroblastiques différenciées en cellules présentant les propriétés de cellules souches bona fide par l’injection de quatre gènes, normalement exprimés dans des cellules souches embryonnaires. Ces cellules, reprogrammées en cellules de type embryonnaire, sont appelées iPS cells pour « induced Pluripotent Stem » cells. Les progrès spectaculaires accomplis depuis 2006 dans ce domaine sont exposés et la question de la plasticité de l’état de différenciation discutée. 

        L’orateur répond aux Professeurs Mme D. Bron, Mme J-A. Stiennon-Heuson, MM. A. Burny, J.-J. Vanderhaeghen et J.-L. Vanherweghem.  


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