Académie royale de Médecine de Belgique

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Peter MEDAWAR

(Sir Brian)

Prix Nobel de physiologie et de médecine pour 1960 (la présentation, son discours, son allocution).

Né à Petropolis (Brésil) le 28 février 1915. 

Elu Correspondant étranger le 29 novembre 1958 (quatrième section).

Membre honoraire étranger le 21 décembre 1968. 

Professeur à l'Université de Londres.

Spécialités : Zoologie et Immunologie. 

Décédé à Londres (Grande-Bretagne) le 3 octobre 1987.

Il fût élève de l'Université d'Oxford et un spécialiste de l'immunologie et des transformations cellulaires. En 1951, il fût nommé Professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'Université de Londres. Il fût surtout connu pour ses importants travaux concernant la résistance acquise aux greffes et le phénomène de tolérance immunologique. Le phénomène décrit par Medawar et ses collaborateurs Billigham et Brent (1951) sous le nom de tolérance acquise consiste en ce que les animaux ayant reçu un antigène étranger au cours de leur vie embryonnaire peuvent tolérer ultérieurement cet antigène contre lequel, même à l'âge adulte, ils se montrent inaptes à fabriquer des anticorps: tout se passe en somme comme si, à condition d'être introduit suffisamment tôt dans l'économie, un antigène étranger pouvait êtres admis au nombre des constituants normaux de l'organisme. Il se vérifie avec un particulière netteté à l'égard des antigènes homologues. C'est ainsi que des souris adultes, qui ont reçu au cours de leur vie foetale des cellules d'une souris génétiquement distincte, tolèrent parfaitement les greffons provenant de ce donneur et qu'elles rejetteraient normalement. cette tolérance acquise est strictement spécifique. Des expériences plus récentes ont fourni à Medawar des résultats très instructifs quant au mécanisme tant de la tolérance acquise que de la résistance aux greffes et qui, en outre, revêtent un très haut intérêt au point de vue biologique général. Il suffit, pour conférer  à des animaux rendus tolérants une réactivité immunologique normale à l'égard du greffon qu'ils hébergent, de leur injecter des cellules de ganglions lymphatiques provenant d'animaux normaux appartenant à la même lignée génétique. Adopté par le receveur, ces cellules perçoivent la stimulation antigénique exercée par le greffon et y répondent en élaborant des isoanticoprs actifs sur ce dernier: l'état de tolérance se trouve aboli. Les antigènes qui, même chez l'animal tolérant, diffusent du greffon et suscitent la production d'anticorps qui provoqueront son expulsion sont d'origine nucléaire. En effet, l'immunité à la greffe qui ont le sait, suit normalement le rejet d'un premier greffon du même donneur, peut être conférée par la seule injection d'extrait nucléaire provenant de cellules du donneur. Il n'est pas douteux que les recherches de Medawar représentent la contribution la plus fructueuse à l'étude du mécanisme intime des réactions aux greffes.

Il fût membre de l'Académie des Sciences de New York, de l'Académie américaine des Arts et des Sciences et de la Royal Society.

Il fût Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique.