Académie royale de Médecine de Belgique

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François JACOB

Prix Nobel de physiologie et de médecine pour 1965 (la présentation, son discours, son allocution, son interview).

Né à Nancy (France) le 17 juin 1920. 

Elu Correspondant étranger le 26 mai 1973 (quatrième section).

Membre honoraire étranger le 25 novembre 1978.

Professeur au Collège de France et à l'Institut Pasteur.

Spécialité : Biologie moléculaire.

Décédé à Paris le 20 avril 2013.

En 1950, il entre à l'Institut Pasteur dans le Service du Docteur André Lwoff. Il est successivement nommé Chef de Laboratoire en 1956, pis en 1960 chef de service de génétique cellulaire récemment crée à l'Institut Pasteur. D 1982 à 1988, il a été Président du Conseil d'Administration de l'Institut Pasteur. En 1964, il est nommé Professeur au Collège de France où une chaire génétique cellulaire est créée pour lui.

Ses travaux ont porté principalement sur les mécanismes génetiques existant chez les bactéries et les bactériophages ainsi que sur les effets biochimiques des mutations. Il a tout d'abord étudié les propriétés des bactéries lysogènes et mis en évidence leur immunité, c'est à dire l'existence d'un mécanisme inhibant l'activité des gènes dans le prophage comme chez les particules infectantes du même type.

En 1954 commence une longue et fructueuse collaboration avec Elie Wollman pour tenter d'établir la nature des relations entre le mécanisme de la conjugaison bactérienne.

En 1958, la remarquable analogie révélée par l'analyse génétique de la lysogénie et par celle de la biosynthèse induite de la β-galactosidase conduit François Jacob à étudier avec Jacques Monod le s mécanismes assurant les transferts d'information génétique ainsi que les circuits de régulation qui, dans la cellule bactérienne, ajustent l'activité et la synthèse des macromolécules. A la suite de cette analyse, Jacob et Monod proposent un série de notions nouvelles, celles d'ARN messager, de gènes de régulation, d'opéron, d'allostérie.

En 1963, il propose avec Sydney Brenner l'hypothèse du "replicon" pour rende compte de certains aspects de la division cellulaire chez les bactéries. Depuis lors, il se consacre à l'analyse génétique des mécanismes de la division cellulaire. En 1970, il a commencé à étudier des cellules de mammifères en cultures et notamment certains aspects de leurs propriétés génétiques.

Au cours de dernières années, il a étudié les premiers stades du développement embryonnaire chez la souris. Il a utilisé notamment, comme modèle, une tumeur maligne de la souris, la tératocarcinome.

Il reçu plusieurs prix scientifiques français notamment le Prix Charles Léopold Mayer de l'Académie des sciences (1962). En 1965, il a reçu, avec André Lwoff et Jacques Monod, le Prix Nobel de Physiologie ou Médecine.