Académie royale de Médecine de Belgique

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Discussion de la communication faite le 25 septembre 1948 par MM. G. Newjean, E. Weyts et Z. M. Bacq, sous le titre : "Action du B.A.L. sur les accidents ophtalmologiques de la thérapeutique à la tryparsamide"

             M. le Président. – J’ouvre la discussion sur les communications faites dans les séances antérieures.

                M. J. Rodhain s’était fait inscrire pour participer au débat sur la communication de M. Bacq, concernant le B.A.L. ; notre Collègue étant empêché, il a chargé M. le Secrétaire perpétuel de donner lecture des observations qu’il désirait présenter.

                M. Le Secrétaire perpétuel. – Voici la note dont M. Rodhain aurait voulu vous donner lecture :

                La remarque que j’ai présentée à la suite de la lecture faite par M. Bacq le mois dernier sur l’action désintoxicante du produit B.A.L. ne s’appliquait pas à ce composé. Elle concerne en réalité l’acide p-aminobenzoïque. En effet, Sandground et Hamilton, en Amérique, ont montré que ce composé protège les animaux contre des doses mortelles de certains arsenicaux pentavalents et aussi de la néoarsphénamine, arsenical trivalent, sans cependant supprimer l’action trypanocide de ces produits. D’autre part, Loury et Williams ont obtenu des résultats différents en ce qui concerne l’acide ɣ-p-arsenophenyl-butyrique trivalent qui est efficace contre les souches de trypanosomes arséno-résistantes.

                Ils ont trouvé que si l’acide p-aminobenzoïque atténue la toxicité de cet arsenical, il inhibe notablement son pouvoir trypanocide.

                J’ai tenu ici à rectifier la portée exacte de mon intervention. (J. H. Sandground : Sciences, Jan. 15, 1943, 97, 73-74 ; J. H. Sandground & C. R. Hamilton : JL. Of Lab. And Clin. Med., St-Louis, 1943, 28, 1821-1827 ; E. M. Lourie et Williams : Ann. Trop. Med. a. Para., 1945, 40, 255.)

                M. le Président. – M. Bacq désire-t-il répondre à cette note ?

                M. Z.M. Bacq. – Je n’ai plus rien à dire, M. le Président, les choses me paraissent parfaitement claires et compréhensibles.

                M. le Président. – Je vous remercie à nouveau de votre très intéressante communication, et M. Rodhain pour sa rectification.

                Séance du 30 octobre 1948.