Académie royale de Médecine de Belgique

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Vidéo et résumé Pierre Neirinckx (Médecin Général-major, Aide de Camp de SM le Roi, et Commandant de la composante médicale de la Défense belge)


EN CES TEMPS DE (RE)DÉCOUVERTE DE LA MÉDECINE DU TEMPS DE GUERRE, QUELLES CONTRIBUTIONS LES MÉDECINS MILITAIRES PEUVENT-ILS APPORTER A LEURS CONFRÈRES CIVILS ?

par Pierre NEIRINCKX, Médecin Général-major (Aide de Camp du Roi – Commandant de la Composante médicale de la Défense belge).                 

Depuis les guerres mondiales, de longues années de paix ont permis à nos sociétés occidentales de se reconstruire et de réécrire un nouvel ordre mondial basé sur les coopérations et collaborations entre Nations. Malheureusement, toutes les régions du monde n’ont pas eu, ou n’ont pas pu, réaliser ce dont  les « Occidentaux » peuvent être si fiers. Avec ces conflits éloignés qui n’ont pas cessé, de nouveaux types de menaces sont apparus, sans que l’idée de leur possible extension à nos contrées n’ait été suffisamment prise en compte par bon nombre de nos citoyens. Mais ces drames éloignés ont pris une toute autre dimension dès lors que les faits de guerre se rapprochaient, jusqu’à ce que notre propre Pays soit frappé…

Nos Anciens ont suffisamment démontré que les conflits armés qui ont posé et posent encore tant de problèmes sur la santé des individus et des collectivités, ont tristement contribué à des avancées médicales d’importance majeure. Au fil des guerres, ces Anciens ont créé les « ouvertures » qui ont permis d’explorer de nouveaux champs d’investigations, de découvertes et de réalisations dans les domaines les plus variés de la médecine.

Sans prétention aucune, les années d’expériences de la médecine opérationnelle, combinées à une pratique de la médecine en milieu civil, nous amène à oser prétendre que, si la qualité des soins en opération ne devrait pas être différente de celle en vigueur en Belgique, les circonstances et les environnements dans lesquels nous devons exercer l’Art sont de telle nature que des « adaptations » sont indispensables pour garantir à nos patients les meilleurs chances de survie.

Je me permets donc d’illustrer quelques contributions de la médecine militaire, parfois dite « de guerre », dans les domaines de la médecine, de la santé publique, de la recherche, de l’éthique et de la déontologie.

Les conclusions que je présente traitent de la nécessité de la prise en compte des leçons identifiées en médecine militaire opérationnelle, de l’indispensable échange d’expériences et du développement de liens plus structurels entre nos expertises respectives, dans le but d’avancer ensemble pour le bien des victimes de ces actes et de pouvoir faire face ensemble à une potentielle résurgence de la violence sur notre sol.