Académie royale de Médecine de Belgique

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Messieurs, depuis un certain temps déjà, je souhaite vivement présenter à l’Académie de Médecine une lecture intitulée : La notion de la pluralité des bactériophages ; ses origines et ses conséquences.

            D’abord un exposé chronologique permettait de suivre pas à pas l’évolution d’une notion dont la signification, chaque jour plus évidente, serait ensuite illustrée par des exemples actuels ; puis des enseignements en seraient dégagés pour être projetés sur le plan des recherches ultérieures.

            Incidemment, cette lecture serait amenée à rencontrer certains points qui ont fait l’objet des récentes lectures présentées ici même par M. J. Bordet. Or, dans les circonstances présentes où M. J. Bordet est tenu à l’écart de nos travaux,  cette lecture et sa discussion risquent d’être interprétées comme un manque de considération, mais mon silence d’autre part, comme un abndon de position dans une question scientifique à laquelle j’ai apporté ma contribution.

            Pour résoudre ce dilemme, je voudrais soumettre à votre approbation la procédure, à peu près normale d’ailleurs, que voici : je déposerais, conformément au vœu du Bureau, un manuscrit de la lecture pour être publié dans un prochain Bulletin de l’Académie, anticipativement selon le nouvel usage adopté, mais ma lecture effective serait différée autant qu’il serait jugé opportun.

            Ainsi prérogatives et convenances me paraîtraient respectées. (Marques d’approbation).

            Séance du 30 mai 1942.