Académie royale de Médecine de Belgique

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Vidéo et résumé de Frédéric Lecouvet, membre associé

 

(Ont pris part à la discussion : les Prs J.-L. Balligand, Y. Beguin, Mme D. Bron, J.-M. Kauffmann, J. Frühling, et J. Brotchi).

 

IRM DE LA MOELLE OSSEUSE EN ONCOLOGIE : RÉSUMÉ DE VINGT ANS DE RECHERCHE

par Frédéric LECOUVET (UCL), membre associé.    

Dès son arrivée au nombre des outils d’imagerie clinique, l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) a révélé un potentiel énorme pour l’étude du contenu des os, la moelle osseuse. Non seulement pour l’observation de ses variations physiologiques, avec l’âge notamment, mais surtout pour y détecter les atteintes oncologiques. L’atteinte médullaire par les hémopathies malignes, lymphome et myélome multiple, et par les métastases osseuses, est détectable et quantifiable, précocement et avec une grande précision.

Les travaux de recherche effectués depuis vingt ans sur ce sujet ont progressé selon deux axes principaux.

D’abord l’optimalisation de la technique, en termes de couverture anatomique, s’étendant maintenant au squelette entier ; en termes d’organes cibles, ajoutant au squelette l’étude des ganglions et organes parenchymateux ; en termes de quantité et qualité d’information, offrant au- delà de l’image anatomique des renseignements fonctionnels sur le tissu tumoral grâce à l’Imagerie de Diffusion.

Ensuite, le positionnement de l’IRM par rapport aux autres techniques de détection et quantification de l’atteinte tumorale s’est vu progressivement défini.  Améliorant la détection précoce de l’atteinte tumorale osseuse par rapport à la scintigraphie osseuse et capable d’étendre la détection aux ganglions et métastases viscérales, elle compte parmi les techniques de choix pour la stadification de la maladie cancéreuse à l’échelle du corps entier. Enfin, elle permet l’analyse précoce de la réponse tumorale de lésions osseuses longtemps considérées comme inaccessibles.