Académie royale de Médecine de Belgique

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Eloge académique feu le Pr Louis Jeanmart, membre honoraire

  (Séance du 26 février 2011)

par S. LOURYAN, membre ordinaire.    

Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire perpétuel,

Madame, Mesdames et Messieurs,

Chers Collègues,

Le Professeur Louis Jeanmart s’est éteint le 24 juillet 2010.

Né à Tamines le 10 septembre 1929, fils d’un médecin radiologiste, Louis Jeanmart a fréquenté successivement les athénées royaux de Tamines et de Charleroi. Il a obtenu le diplôme de Docteur en Médecine de l'Université libre de Bruxelles en juillet 1956. Il a acquis sa spécialité en Radiodiagnostic en 1959, et a poursuivi une carrière d'assistant aux services de Radiodiagnostic de l'Hôpital Universitaire Saint­-Pierre et de l'Institut Bordet, placés sous la direc­tion du Professeur Georgette Melot. Son souci, dont jamais il ne se départira, de réaliser la jonc­tion entre clinique et sciences fondamentales, s'est manifesté très tôt, puisque déjà en 1965, il effec­tue des recherches dans le laboratoire d'Anatomie et Embryologie humaines, en collaboration avec son condisciple et ami Jean Milaire, devenu plus tard Professeur d'anatomie. Les travaux de L. Jeanmart ont porté sur la microvascularisation de l'encéphale embryonnaire et foetal et sur les effets tératogènes de la vitamine A sur le déve­loppement encéphalique du rat.

Ses travaux de recherche ont dû s'interrompre en 1966 lorsque le décès inopiné du Professeur Melot le contraignit à reprendre au pied levé la direc­tion du service de Radiodiagnostic de l'Institut Jules Bordet, service qui devint alors indépendant de celui voisin de l'Hôpital Saint-Pierre, dont la direction fut assurée désormais par le Professeur André Bollaert. Néanmoins, Louis Jeanmart et André Bollaert travaillèrent spontanément en étroite coordination pour le plus grand bonheur de leurs collaborateurs. L’équipement lourd, la patientèle et l’équipe médicale des deux services furent toujours gérés dans un esprit de « campus » (celui de la Porte de Hal), et les gardes radiologiques étaient partagées.

Le Docteur Louis Jeanmart eut à coeur de déve­lopper l'activité de ce service spécialisé en onco­logie, en le dotant d'outils fiables et modernes, et en s'entourant de collaborateurs dynamiques et de haut niveau scientifique. On peut en effet comp­ter au nombre de ses disciples les Professeurs Danielle Balériaux, Jacques Dagnelie, Michel Osteaux, prématurément disparu, Louis Engelholm, Philippe Peetrons et Marc Lemort, ainsi que les Docteurs Luisa Divano, Marc Stienon, et bien d’autres encore. Leur essaimage progressif dans divers centres hospitaliers de grand presti­ge témoigne de leur grande compétence et attes­te de l'excellence de la formation qu'ils ont reçue dans le service de Louis Jeanmart.

Ayant perçu le caractère évolutif de la discipline radiologique, il y fit installer le premier scanner corps entier de Belgique, et il y implanta l’ultrasonographie, qu’il demanda  à Philippe Peetrons de développer.

À la retraite du Professeur Bollaert, en 1984, le Professeur Jeanmart réunit à nouveau les services de Radiodiagnostic de l'Institut Jules Bordet et de l'Hôpital Universitaire Saint-Pierre en une seule entité placée sous sa direction. À cette occasion, il constitua une nouvelle équipe dynamique adap­tée à une institution plus vaste et bicéphale, équi­pe qui a su faire ses preuves, tant sur le plan clinique que du point de vue scientifique. Il confia à Jacques Bosmans la gestion quotidienne du service de Radiologie de l’Hôpital Saint-Pierre et à Jacques Dagnelie celle du service de l’Institut Bordet, tout en désignant des médecins coordonnateurs par système d’organes, agissant dans les deux services, indépendamment de leur appartenance à l’une ou l’autre des institutions.

À titre person­nel, il s'intéressa à la radiologie des tissus mous, de l'articulation temporo-mandibulaire, du larynx et du sein. Après le départ de Roland Potvliege pour l’Hôpital Universitaire Brugmann, Louis Jeanmart développa à l’Institut Bordet la neuroradiologie, discipline indispensable, car le service universitaire de Neurochirurgie était abrité dans les murs de l’Institut. Il confia bientôt  à Danielle Balériaux la responsabilité de ce secteur, qui s’enrichit rapidement par l’apparition des examens tomodensitométriques. Il soutint les travaux de recherche de Michel Osteaux sur la microvascularisation tumorale. L’époque était faite d’effervescence scientifique et de défrichage de nouveaux territoires. Le scanner et l’ultrasonographie ouvraient des perspectives nouvelles ; les pathologies se révélaient sous des manifestations inédites. Danielle Balériaux redéclinait la pathologie encéphalique sur fond de corrélations scanner-dissections du cerveau, avec l’aide de Jacqueline Flament-Durand, éminente neuropathologiste. Michel Osteaux définissait une nouvelle sémiologie des lésions médiastinales et abdominales, et eut l’honneur de rédiger un des premiers chapitres relatifs à la tomodensitométrie thoracique dans le fameux traité de radiologie d’Hermann Fischgold.

Louis Jeanmart fut ainsi auteur et co-auteur de nombreuses publications scientifiques et a coor­donné l'édition de plusieurs monographies, notam­ment consacrées à la tomographie informatisée, en collaboration avec les Professeurs Baert (K.U.L.) et Wackenheim (Strasbourg). Il publia également un livre collectif consacré aux métastases vertébrales. Il a toujours veillé à permettre à ses collabora­teurs d'exercer leurs multiples talents de chercheurs et d'enseignants, et a toujours soutenu les efforts de recherche, tant clinique que fondamentale. Il voulait qu’ils allassent plus loin que lui, fait rare dans le monde facultaire.

Au plan académique, le Docteur Jeanmart a été nommé chargé de cours à l'Université libre de Bruxelles en 1972. Ce mandat a été ultérieurement transformé en un titre de Professeur extraordinaire puis de Professeur ordinaire. Parmi les multiples enseignements dont il a été chargé, nous ferons une mention spéciale au cours de radio-anatomie destiné aux étudiants de deuxième et troisième année de méde­cine. Donné en collaboration avec ses collègues André Bollaert (disparu en 1992), Roland Potvliege et ensuite Julien Struyven, ce cours pra­tique se définissait comme un prolongement radio­logique de l’enseignement d'anatomie. Créé avant l'avène­ment de l'imagerie moderne, il témoigne de l’esprit d'anticipation qui animait les anatomistes de ces années-là. Cette intrusion programmée dans les enseignements d’anatomie a définitivement scellé l’amitié qui liera dorénavant Louis Jeanmart à nos collègues anatomistes Jacques Mulnard et Jean Milaire, lequel, comme on l’a vu plus haut, fut son condisciple sur les bancs facultaires.

Louis Jeanmart fut également responsable des démonstrations de radiodiagnostic dispensées à l’institut Jules Bordet, et enseigna l’imagerie aux futurs médecins du travail, ici encore avec son ami André Bollaert. S’il excellait à organiser des enseignements, sa présence personnelle dans les amphithéâtres fut assez parcimonieuse, surtout pendant et après la période où il présida la Faculté de Médecine de l’U.L.B. Les cohortes estudiantines ne le mettaient pas à l’aise, et il réagissait en général par une très grande réserve à leur égard et une brièveté extrême des épreuves orales, menées tambour battant avec un air perpétuellement sarcastique, quand ce n’était pas par des demandes de suppléance totale au profit de ses collaborateurs moins rebutés par la démarche enseignante. En général, les étudiants ne gardaient pas un souvenir émerveillé des premiers contacts avec la radiologie qu’il leur offrait dès la deuxième candidature, avec des centaines de diapositives projetées dans une salle obscure propice à la torpeur et au bavardage Dès que celui-ci devenait trop perceptible, le maître s’en offusquait et en tirait prétexte pour disparaître au milieu du cours, la matière étant considérée comme vue. Sa modestie et sa lucidité  le rendaient conscient de la chose, et l’ont amené progressivement à en tirer les conséquences, d’autant que les enseignements auxquels il participait étaient souvent partagés par d’autres titulaires. Cependant, il rédigea d’excellents cours polycopiés que ses collègues et successeurs s’employèrent à pérenniser tout en les actualisant régulièrement.

Il présida le jury de licence spéciale en Radiologie, au sein de laquelle ses capacités d’organisation purent pleinement s’exprimer. Grâce à ses précieuses relations avec de nombreux collègues étrangers, essentiellement français et luxembourgeois, il put  organiser des échanges transnationaux de médecins stagiaires. La plupart considéraient comme une chance et un grand honneur d’être invités à se spécialiser dans les services si bien équipés et riches d’expérience radiologique du Professeur Jeanmart. Ils contribuèrent à asseoir la haute réputation du département d’imagerie de la Porte de Hal. L’installation d’une unité d’imagerie par résonance magnétique à l’Hôpital académique Erasme, où travaillait Danielle Balériaux, lui fournit l’occasion de collaborer à nouveau avec elle. L’équipe neuroradiologique de la Porte de Hal, menée par Marc Lemort, s’investit avec enthousiasme dans cette nouvelle technique et contribua très largement à développer les activités scientifiques de la nouvelle unité.

Le Professeur Jeanmart a été Pré­sident de la Faculté de Médecine de l'Université de Bruxelles de 1982 à 1985. Ses talents bien connus d'organi­sateur lui ont permis d'être successivement dési­gné coordonnateur de l'Unité de Tomographie Computérisée des Hôpitaux Universitaires de Bruxelles, puis de l'ensemble des services d'Ima­gerie des mêmes Hôpitaux, et enfin du jeune dépar­tement d'Imagerie par Résonance Magnétique, ini­tialement commun à tous les Hôpitaux Universi­taires de l'Université libre de Bruxelles. Il présida également la Société royale belge de Radiologie.

Cependant, l’œuvre à laquelle il accorda le plus de prix fut la fonda­tion du Collège d'Enseignement Post-Universitaire de Radiologie (CEPUR), dont il a assumé la présidence depuis sa création jusqu’en 1996. Cette création s’opéra sous la houlette d’un triumvirat « lotharingien », formé par Pierre Bernadac, de Nancy, Louis Jeanmart, et Auguste Wackenheim, de Strasbourg. La formation continuée en radiologie n’avait pas encore connu le développement qui la caractérise aujourd’hui. Les besoins étaient énormes, surtout quand on sait les bouleversements amenés par l’arrivée du scanner et de l’échographie, appelés à être mis en œuvre par des praticiens non formés à ces techniques. Là encore, Louis Jeanmart fit œuvre de visionnaire. Le collège lui offrit de nombreuses occasions de nouer de profondes amitiés transfrontalières, notamment avec Jackie Soutter (Mulhouse), Pierre Capésius (Luxembourg), Pierre Bourjat (Strasbourg) et de nombreux autres plus éloignés encore. Ce n’est qu’à regret, mais avec le sentiment de l’ouvrage bien fait qu’il remit en 1996 la clé du CEPUR à Stéphane Louryan. Une plaquette lui fut offerte à l’occasion1

Il fut membre d'innombrables sociétés scienti­fiques et a été Président du congrès mondial de Radiologie (1981) et de la Société Internationale de Radiologie. Il a reçu les insignes de Docteur Honoris Causa de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg. Il fut élu correspondant belge de l'Académie royale de Médecine de Belgique le 26 novembre 1988. Il en devint membre titulaire le 30 novembre 1996. Il présida notre Compagnie en 2005, et accéda à l’honorariat le 13 juin 2008. Il a de surcroît exercé d'importantes res­ponsabilités au sein du Conseil de l'Ordre des Médecins, où sa sagesse était fort appréciée. 

Le caractère bicéphale du département d’imagerie de l’Institut Bordet et de l’Hôpital Saint-Pierre le rendait progressivement difficile à gérer et d’une grande lourdeur administrative, notam­ment en raison d'une double tutelle représentée par le CPAS et l'Université. La direction des institutions concernées, et notamment le CPAS, ne répondait que de manière insatisfaisante aux demandes d’investissements et d’autonomie indispensables à la gestion d’un outil moderne de diagnostic médical. Des divergences de vues entre le Professeur Jeanmart et les autorités de tutelle l'ont décidé, après d’épuisantes polémiques, à quitter préma­turément en 1992 la scène hospitalo-académique afin de prendre du recul et de goûter à un repos bien mérité, notamment fait de voyages dans toutes les contrées du globe. Il continua toutefois de soutenir avec discrétion l’Institut Bordet, notamment par des interventions auprès de donateurs au profit de l’association  des Amis de l’Institut Bordet.

Ceux qui ont collaboré avec le Professeur Louis Jeanmart ont pu apprécier un homme modeste et mesuré, mais qui nourrissait de grandes ambitions pour son service, aimant la gestion efficace, et ayant toujours à cœur de valoriser les efforts de ses collaborateurs, doté de surcroît d'un sens de l'humour à toute épreuve. Son sens des contacts humains et de la modération l'a souvent placé au centre de multiples foyers d'activités, et l'a amené à exercer un rôle éminent de conciliateur. Tous ses collaborateurs se souviendront qu'aimant les situations nettes, il avait l'habitude de faire pas­ser ses messages sous la forme de petits billets de deux trois lignes qui appelaient une réponse par la même voie, même si son destinataire était amené à le côtoyer tous les jours. Néanmoins, sa porte demeurait toujours ouverte, pour autant qu’il ne fût point absent, appelé par une de ses nombreuses missions à l’étranger. Il faisait confiance à ses collaborateurs, et s’appliquait toujours à les soutenir par une attitude très proactive : quand il confiait une mission à quelqu’un, il était difficile de s’y soustraire.  Son goût des voyages lui a donné à voir nombre d'horizons lointains. Son esprit critique et son sens de la dérision l’ont amené à balayer d’un regard lucide et souvent ironique les passions qui n’ont qu’un temps (y compris les siennes !) et qui agitent bien souvent le monde académique.

Il fut un époux, un père et un grand-père attentionné et aimé ; son air goguenard, perpétuellement ironique, mariant enthousiasme et scepticisme, a donné de lui l’image d’un sage bienveillant mais un peu cynique, pourvu d’un remarquable sens de l’humour, et  dont la présence était toujours appréciée et espérée.

Son absence se fera cruellement sentir chez un grand nombre de ses amis et de ses anciens collègues, auxquels il ne manquait jamais d’exprimer sa profonde affection.

C’était un homme fait pour l’amitié.

Puisse sa famille ici présente recueillir les présents lignes comme l’ultime cadeau offert par ses pairs et ses amis.

[1] Bernadac P, Capésius P, Louryan S, Soutter JW, Wackenheim A.  Professeur Louis Jeanmart. Mélanges. Strasbourg, 1996, Le Verger, 75 p.

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ÉLOGE ACADÉMIQUE DU PROFESSEUR L. JEANMART 

par Mme D. BALERIAUX, membre titulaire.     

Madame  Jeanmart,   

Mesdames Jeanmart,

Monsieur le Président,

Mesdames Messieurs, 

Chers Collègues,

Il me revient à présent d’évoquer non sans émotion Louis Jeanmart : l’homme, l’Académicien, le Président  de nombreuses sociétés, le chef de service, l’ami...

Le Prof. Louis Jeanmart était une personnalité attachante et « inhabituelle » dans le paysage du monde académique, clinique et universitaire.

Il fut propulsé dans ce monde, à ma connaissance, sans vraiment l’avoir choisi ni voulu.  C’était avant tout un homme que l’on caractériserait en termes modernes d’« homme de communication », homme de consensus, un homme qui réussissait à rassembler ceux qui avaient tout pour diverger.... Il arrivait à faire collaborer des personnes issues d’horizons très différents. II fut un guide pour nombreux de ses collaborateurs et étudiants, un vrai général chinois qui reste à l’arrière pour mieux diriger, tout en sachant parfaitement ce qui se passe en première ligne !

Homme jovial, sensible, humble, « paternel au sens le plus noble », il savait écouter et stimuler ses collaborateurs... Monsieur Jeanmart, avec sa grande carrure avait beaucoup d’humour et n’était guère dupe de la comédie humaine tout en se prenant aux jeux de réunir, d’organiser, de présider... Pas toujours très loquace, il savait résumer une situation complexe en quelques mots incisifs. Très réaliste et pragmatique, il ne se battait pas contre des moulins. Louis Jeanmart  était dans son service, un patron disponible aimant partager le travail clinique. Il aimait la paix au sein de son service soutenant des projets à condition qu’ils ne génèrent point de conflits !

Défendre une jeune élève qui décida de reprendre aux neurochirurgiens et aux neurologues la réalisation d’actes neuroradiologiques plus invasifs lui posa problème mais il l’accepta non sans craintes et quelques soupirs, mais il fut toujours prêt a défendre son équipe, son élève turbulente aux yeux des correspondants...

La science l’intéressait. Toutefois, l’organisation, l’enseignement et la gestion le passionnaient  davantage. L’homme était destiné à amener les partenaires autour d’une table et arrivait a mettre tout le monde d’accord et au travail... avec un grand sourire...

C’était un Président travailleur, organisateur qui ne se projetait pas à l’avant-scène : il  savait reconnaître, mieux encore, souligner le travail de ses collaborateurs.

Enseignement et ouverture vers le monde étaient ses idées directives : a un moment où il n’existait guère d’enseignement post-universitaire, Louis Jeanmart emboîtait le pas aux Professeurs A. Wackenheim et Bernadac  pour créer le CEPUR qui était un concept nouveau d’enseignement pluridisciplinaire et transfrontalier.

Ouverture vers le monde extérieur : il tendit la main vers les responsables des autres universités et participait avec enthousiasme aux réunions amicales de neuroradiologie

avec A. Thibaut (Liège) G. Cornélis, Gonsette, H. Vandevelde (Gand) et L. Appel (Anvers), entourés de plus jeunes impressionnés ...

Son amitié avec A. Wackenheim était très forte : les échanges universitaires entre Strasbourg, Montpellier, Nancy, Paris étaient une réalité.

Il aimait inviter des orateurs étrangers pour le plus grand plaisir de ses étudiants à qui il ouvrait de plus larges horizons.

Très curieux, il eut l’intelligence d’identifier les nouveaux outils les plus performants et de les obtenir pour l’institut Bordet, permettant ainsi à ses élèves de participer précocement aux travaux en matière d’imagerie de pointe.

Ouverture sur le monde : il aimait voyager, découvrir et stimula ses élèves à partir à l’étranger pour se familiariser avec de nouvelles techniques, pour présenter les résultats, pour enseigner ...

Enfin, Louis Jeanmart gardait en permanence un sourire avec une pointe d’humour très particulier ! Rarement il parlait de sa famille ou de sujets personnels : néanmoins, ses deux filles étaient sujet d’interrogation, de surprise et surtout d’une affection sans limite.

J’évoquerai pour finir l’Académicien qui eut son style, son approche particulière toujours amicale et constructive : assis de côté, il envoyait un regard amusé et complice vers ceux qu’il aimait rencontrer à l’Académie et partager le plaisir d’écouter les travaux.

Oui, Louis Jeanmart fut fidèle à la devise qu’il me transmit : si tu te prends au sérieux, n’oublie pas d’en rire !

Louis Jeanmart s’est éteint après une longue maladie qu’il affronta avec courage.

Permettez-moi à mon tour de présenter à la famille de M. Jeanmart mes sentiments de condoléances émues.

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