Académie royale de Médecine de Belgique

|

(Séance du 28 août 1999)

LE LUPUS ERYTHÉMATEUX DISSEMINÉ : DE LA CLINIQUE A L’IMMUNOPATHOLOGIE    

par F.A. HOUSSIAU (UCL), invité.

Le lupus érythémateux disséminé (LED) est la plus complexe des maladies rhumatismales systémiques auto-immunes, tant par le polymorphisme des manifestations cliniques que par l’implication de nombreux mécanismes physiopathologiques.

L’auteur rappelle les signes cliniques et sérologiques du lupus érythémateux disséminé et résumé les progrès récents dans l’immunopathologie de la maladie, notamment dans la compréhension des mécanismes impliqués dans la production d’autoanticorps pathogènes.  Il suggère qu’une meilleure connaissance de la physiopathologie de l’affection, couplée au progrès de l’immunologie fondamentale et de la biotechnologie, permet d’envisager aujourd’hui une immunosuppression plus ciblée.   

_________________

(Séance du 28 août 1999)

L’HOMÉOPATHIE EST-ELLE SUPÉRIEURE AU PLACEBO ?  CONTROVERSE A PROPOS D’UNE MÉTA-ANALYSE DES ÉTUDES CONTRÔLÉES   

par A. SCHEEN, correspondant et P. LEFÈBVRE, membre titulaire.

Au moment où les milieux scientifiques prônent la « médecine basée sur l’évidence », aussi appelée médecine factuelle, le Parlement de notre pays vient de reconnaître quatre pratiques dites non conventionnelles.  Parmi celles-ci figure l’homéopathie.  Alors que cette discipline ne repose sur aucune base scientifique tangible, l’homéopathie serait largement pratiquée, surtout en médecine générale.  Ses partisans ont tiré argument, récemment, d’une méta-analyse publiée en 1997 dans le Lanet, portant sur 89 études contrôlées versus placebo. Cette méta-analyse rencontre cependant différentes critiques méthodologiques.  De plus, il est reconnu que les résultats d’une méta-analyse peuvent être infirmés par ceux de grands essais contrôlés qui restent la référence absolue.  L’homéopathie doit donc encore fournir ces preuves ultimes que la médecine traditionnelle n’a cessé d’apporter au cours des deux dernières décennies dans tant de domaines de la thérapeutique, en respectant des règles de plus en plus strictes fondées sur les « bonnes pratiques cliniques », conduisant à la « médecine basée sur l’évidence ».      

_________________