Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Claude Schulman

(Séance du 24 novembre 2001)

LA PRÉVENTION DU CANCER DE LA PROSTATE EST-ELLE POSSIBLE ? 

par Cl. SCHULMAN (Service d’Urologie – Hôpital Erasme – ULB), invité.

Le cancer de la prostate, le premier cancer de l’homme et le deuxième responsable de décès par cancer, représente un problème de santé publique.  Parmi les facteurs de risque identifiés, la nutrition semble jouer un rôle majeur, comme en témoigne la distribution géographique des taux de cancer dans le monde.  Des émigrants venant de Chine ou du Japon, où les taux de cancer de prostate sont près de cent fois moins élevés qu’aux Etats-Unis, et qui s’installent en Amérique du Nord, voient après une génération leur taux augmenter jusqu’à des niveaux qui sont quasiment semblables à ceux de la population locale, alors que les taux de cancer histologique latent sont similaires.  De par son incidence élevée, sa latence prolongée, la connaissance de facteurs de risque, l’existence de marqueurs biologiques spécifiques (PSA) et de lésions précurseurs (néoplasies intraépithéliales), le cancer de prostate semble être une cible idéale pour tenter d’interférer par une modification de facteurs alimentaires ou d’une chimioprévention, avec son apparition, voire sa progression, dans des groupes à risque.       

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