Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Christian Delloye

(Séance du 29 septembre 2001)

DE LA GREFFE OSSEUSE A L’INGÉNIERIE TISSULAIRE      

par Ch. DELLOYE (UCL), invité.

Les allogreffes osseuses permettent de reconstruire de larges pertes de substance du squelette.  Elles sont surtout utilisées après résection d’un os tumoral ou dans les destructions osseuses générées par l’usure d’une prothèse.  Ces greffes osseuses sont tantôt massives, tantôt parcellaires.  Elles sont préparées, sécurisées et conservées au sein d’une structure appelée banque de tissus.

Parmi les avantages des greffes, il faut citer leur excellente biocompatibilité, leur similitude avec l’os du receveur et la possibilité de laisser les insertions tendineuses ou le cartilage, facilitant ainsi la reconstruction osseuse ou ostéoarticulaire.

Parmi les désavantages, citons la transmission potentielle de maladies infectieuses et la faible recolonisation par les cellules de l’hôte.  Cette dernière caractéristique exposé l’os à la fatigue mécanique et à la fracture.  Deux approches sont investiguées actuellement.  L’utilisation de facteurs de croissance et de différenciation, d’une part, et l’ingénierie tissulaire, d’autre part. Ces méthodes devraient permettre une meilleure intégration des allogreffes osseuses.

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