Académie royale de Médecine de Belgique

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Alberto ASCOLI

Né à Trieste (Italie) le 15 août 1877. 

Elu Correspondant étranger le 30 novembre 1935.

Membre honoraire étranger le 30 juin 1951 (sixième section).

Professeur à l'université de Milan.

Spécialités : chimie biologique, immunologie, sérologie. 

Décédé à Milan (Italie) le 28 septembre 1957. - Notice par A. Dalcq le 30 novembre 1957 (Bulletin).

Il fut reçu médecin à Vienne en 1901 après avoir exercé son activité d’interne auprès du laboratoire du Pr A. Kossel (Prix Nobel de Médecine) où il avait mené à bien des recherches originales qui aboutirent à la découverte de l’uracycle – une découverte qui devait revêtir, trente ans plus tard, une importance si grande dans le domaine thérapeutique humain. Après un séjour auprès du laboratoire de chimie médicale d’Ernest Ludwig, il avait fréquenté la clinique obstétricale du Pr Luigi Mangiagalli à l’Université de Pavie. Les travaux qu’il effectua plus tard à l’Istituto Sieroterapico Milanese amenèrent la découverte de la thermoprécipitine, pour le diagnostic du charbon du sang.

Son activité s’est principalement exercée dans le domaine de la chimie biologique, puis dans celui de l’immunologie et de la sérologie.

Signalons ses études originales sur l’anachorèse, phénomène éminemment biologique qu’il définit et dont il donna une brillante description pour expliquer l’action de rappel exercée par le foyer vaccinal sur les autres germes en circulation dans l’organisme. Son activité sur le terrain de l’enseignement universitaire a eu pour théâtre principal la Faculté de Médecine vétérinaire. Pendant la période 1940-1943, il fut professeur de bactériologie et d’immunologie à la Middlesex University à Waltham (U.S.A.) ; de 1944 à 1946, il se consacra à la Rutgers University à New Brunswick, à des recherches sur la brucellose, qu’il poursuivit au Départment of Public Health and Preventive Medicine » de la New York University, notamment au sujet du rôle de la rate.

Parmi ses publications, nous citerons : « Elementi di Sierologie » (1911), ouvrage également traduit en allemand et dont les éditions ont été pour toute une  génération de médecins – notamment en Italie et en Allemagne – une source de précieuse connaissance ; « La termoprécipitine » (1914) ; « La vaccinazione antitubercolare con vacilli vivi negli animali e nell’uomo » (1928) ; « L’anacoresi » ; « Gli Esperimenti di vaccinazione antitubercolare » et « Vaccinoprofilassi antitubercolare ». Tous ces ouvrages ont été accueillis avec le plus grand succès, notamment à l’étranger.

Alberto Ascoli était membre de nombreuses Académies et Associations : Wiener Biologische Gesellschaft ; Wiener Gesellschaft fuer Mikrobiologie ; Société de Médecine Vétérinaire de France, Membre honoraire de la Société Italiana delle Scienze Veterinarie ; Membre dell’Instituto Lombardo di Scienze e Lettere. Membre correspondant de la Deutschen Gesellschaft fuer Hygiene und Mikrobiologie, il faisait en outre partie du Groupe d’Experts en zoonose de l’O.M.S./F.A.O. dans le cadre de l’Organisation Mondiale de la Sonté et la Société de Pathologie comparée de la Faculté de M2decine de Paris l’avait accueilli parmi ses membres étrangers. Le Gouvernement français lui avait conféré la Légion d’honneur.

Sa mort vient interrompre une noble existence de travail et d’étude qui a fait de cet illustre savant, renommé dans le monde entier, l’un des représentants les plus dignes et les plus élévés de la science médicale pure. Professeur honoraire à l’Université de Milan, fondateur de l’Istituto Vaccinogeno Antitubercolare Italiano, partisan convaincu de la prophylaxie vaccinale contre le bacille de Koch, élève et collaborateur des plus illustres chercheurs du début de l’ère bactériologique, il a été en Italie l’apôtre de la vaccination antituberculeuse avec le B.C.G., le vaccin qu’il a préparé pendant plus de 30 ans à l’Istituto Vaccinogeno Antitubercolare de Milan, à partir d’une souche qui lui fut personnellement envoyée par le regretté Pr Calmette, et dont l’application débuta en Italie par ses soins presque en même temps que les premières applications de Weill-Hallé, de l’Institut Pasteur de Paris.

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