Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé de Jean-Marie Nogaret (Séance du 18.06.2011)

 

CANCER DU SEIN : VERS UNE ÉVOLUTION MINIMALISTE DU TRAITEMENT LOCORÉGIONAL

par  J.-M. NOGARET (Institut Bordet - U.Lg.), invité.        

Le cancer du sein reste et de loin le cancer le plus fréquent chez la femme et d’ailleurs le cancer le plus fréquent en Belgique femmes et hommes confondus.  Plus de 9.000 cas sont actuellement détectés annuellement.

Le développement du dépistage permet heureusement de détecter des lésions à des stades plus précoces de telle sorte que le traitement locorégional a considérablement évolué. La mastectomie radicale, qui consistait en l’ablation de la glande mammaire, des ganglions et parfois des muscles pectoraux, a été progressivement remplacée, dès les années 70, par un traitement conservateur. Celui-ci consiste en l’exérèse large de la tumeur avec une marge de résection de sécurité suivi par un curage axillaire complet et une radiothérapie externe par la suite qui s’étalait sur environ six semaines avec une application journalière cinq jours par semaine.

Dans les années 90, toujours dans certaines indications précises, le curage axillaire complet a été remplacé par le prélèvement uniquement du premier ganglion de la chaîne, appelé « ganglion sentinelle ». Cette technique évite ainsi toute morbidité liée au curage complet.

Enfin, tout à fait récemment, la radiothérapie externe classique a été remplacée par une radiothérapie partielle exclusive délivrée en quelques minutes durant l’opération.

On en arrive ainsi à pourvoir offrir aux patientes présentant une lésion débutante un traitement locorégional réalisé en une à deux heures avec une hospitalisation de deux nuits. Cette nouvelle technique offre de plus manifestement un meilleur contrôle locorégional de la maladie et très probablement une augmentation des chances de guérison.

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