Académie royale de Médecine de Belgique

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Professeur Janos Fruhling

(Présentation d'ouvrage lors de la séance du 26 mai 2012). 

 

Chers Collègues,

J’ai l’honneur et le plaisir de vous présenter en présence de l’auteur, Madame Anita Violon, un livre original et fort utile intitulé « Guide du douloureux chronique ». Il s’agit d’un ouvrage pratique, intelligemment structuré et facile à lire, consacré à un problème fondamental que nous rencontrons presque partout dans la vie quotidienne, soit comme problème subjectif ressenti par nous-mêmes, soit comme problème rapporté par nos patients. L’importance de la douleur, de ce signe pathologique ubiquitaire, d’origine organique ou psychologique, est reconnue maintenant par l’unanimité du monde médical. Par ailleurs, ces dix/douze dernières années, l’algologie est devenue une compétence particulière multidisciplinaire avec ancrage solide dans chaque institution hospitalière qui se respecte.

Le livre se présente sous forme d’un dialogue entre la thérapeute et une patiente particulièrement lucide, intelligente et clairvoyante. L’entretien entre les deux personnes est structuré de façon transparente et suit un interrogatoire logique et cohérent,  subdivisé en huit chapitres, posant vingt questions fondamentales, allant de l’introduction jusqu’aux conseils qu’à l’issue de ces entretiens, la patiente donne aux personnes qui souffrent de douleurs depuis des années, voire des décennies.

Il s’agit d’une œuvre optimiste qui tient compte déjà pendant l’entretien des grands progrès récents survenus pendant les deux dernières décennies dans la prise en charge médicale, psychologique, familiale, pharmacologique et sociale de l’entité clinique qu’est la douleur chronique. En particulier la patiente, qui répond à sa psychologue, souligne l’importance de l’information et le concept  de pluridisciplinarité, de prise en charge globale, de l’aide du psychiatre et de l’apprentissage de la relaxation. Après avoir considéré comme fondamentale l’aide apportée par la famille, en l’occurrence la mère et la grand-mère de la patiente, la psychologue et elle-même concluent : « La lutte contre la douleur est devenue une exigence éthique ».

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