Académie royale de Médecine de Belgique

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Vidéo et résumé de Patrick Petrossians


datamining en endocrinologie  

par Patrick PETROSSIANS (CHU Sart Tilman- ULiège), invité.     

La presse se fait souvent l’écho de l’inquiétude populaire devant le développement des réseaux informatiques et le recueil d’informations personnelles menant à la collecte de données gigantesques. On s’inquiète avec justesse de l’impact de ces bases de données sur la vie de tout un chacun. Toutefois, on s’interroge moins sur les techniques utilisées pour les exploiter en pratique. En effet il ne suffit pas d’avoir une montagne de données devant soi, encore faut-il pouvoir trouver le bon filon, menant à des informations précieuses. En augmentant de manière exponentielle la quantité de données disponibles, on s’expose au risque de diluer l’information utile. Ce point est bien résumé par l’expression anglaise : « Data rich but information poor ».

Bien avant l’apparition de notions comme le « big data », des techniques ont été développées pour permettre d’explorer et d’exploiter  les grandes collections de données. Avec des variations, ces techniques peuvent aussi bien être utilisées par des compagnies de téléphone pour prospecter de nouveaux clients que par des chercheurs pour étudier la réponse à un traitement.

Dans cet exposé, nous présentons certaines de ces techniques dites de datamining  et nous montrons comment nous les avons utilisées pour développer et analyser le Liège Acromegaly Survey (LAS), actuellement la plus grande base de données consacrée à l’acromégalie.