Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé André Castermans, correspondant régnicole

(Séance du samedi 17 juillet 1982)   

RECHERCHE D’UNE POLITIQUE DE TRAITEMENT DES FENTES ALVÉOLAIRES ET PALATINES

par André CASTERMANS (Service de Chirurgie maxillo-faciale de l’Hôpital de Bavière – ULiège), correspondant régnicole.

La chirurgie des fentes alvéolaires et palatines tient sa particularité de ce que ses résultats ne peuvent s’apprécier qu’après un délai de plusieurs années. Cette circonstance explique que des méthodes bonnes dans leur principe se soient soldées par des échecs dont les conséquences ont été amplifiées par la croissance de l’enfant.

Aucune méthode opératoire n’a, à ce jour, fait la preuve d’une innocuité totale pour des tissus en développement rapide. Plus le geste est précoce, plus les conséquences seront lourdes. Les interventions ne peuvent d’autre part être différées sans compromettre, parfois irrémédiablement, la fonction concernée.

Le compromis réside dans une stratégie combinant les gestes opératoires les plus utiles et les moins nocifs dans la succession temporelle la plus opportune. Le défi le plus sérieux est constitué par les fentes alvéolaires doubles, associées à une fente palatine, parce que ces malformations réclament un maximum d’intervention.  

SUMMARY

The specificity of cleft and palate surgery comes from the very long follow up necessary for evaluation of treatment. Operations sound in principle may lead to major sequelae due to their interference on growth.

No one operative procedure can be considered as totally harmless for tissues and structures growing fast and the earliest the injury, the heaviest will be the late consequences. Treatment on the other hand cannot be delayed to much without prejudice to important fonctions.

Surgical tactics have to compromise in the choice of the least detrimental operations performed at the most opportune tissue.