Académie royale de Médecine de Belgique

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Vidéo et résumé de Patrice D. Cani

 

(Ont pris part à la discussion : MM. les Prs M. Lamy, Mme C. Clerx, B. Van den Eynde, N. Clumeck, G. Casimir et J.-L. Vanherweghem).

MICROBIOTE INTESTINAL, OBÉSITÉ ET DIABÈTE

par Patrice D. CANI (UCL), invité.                 

L’obésité et les désordres métaboliques associés constituent un problème de santé publique.

Au cours de ces vingt dernières années de nombreux travaux ont montré des liens entre le microbiote intestinal (anciennement appelé: flore intestinale) et le métabolisme de son hôte humain. Constitué de près de 100 000 milliards de cellules, le microbiote est aujourd’hui considéré comme étant un organe à part entière et potentiellement impliqué dans le développement des désordres métaboliques (diabète de type 2, inflammation métabolique, stéatose hépatique non alcoolique).

Actuellement, différentes études ont démontré que la composition et les activités du microbiote intestinal étaient associées à différentes situations physiopathologiques. A l’inverse, certaines bactéries (par exemple Akkermansia muciniphila) et leurs métabolites (par exemple : les acides gras à chaînes courtes) pourraient exercer des effets bénéfiques.

Le rôle du microbiote intestinal dans le déclenchement des désordres cardio-métaboliques sera discuté sur bases de travaux expérimentaux menés chez l’animal de laboratoire mais également étayé de travaux réalisés chez l’homme.

Ce travail est en partie supporté par le Fonds de la Recherche Scientifique – FNRS, le FRFS-WELBIO (grant WELBIO-CR-2012S-02R), la fondation Saint Luc, le Fond InBev-Baillet Latour et l’European Research Council (ERC Starting Grant 336452-ENIGMO)