Académie royale de Médecine de Belgique

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Discussion du projet de réponse préparé par la Commission chargée d'examiner la demande d'avis du Gouvernement sur l'opportunité d'encourager, par des subventions, la prévention de la tuberculose par le B.C.G.

La Commission était composée de MM. E. Renaux, R. Bruynoghe, J. Roskam, A. Bessemans et P. Bordet.

            L’Académie adopte l’avis émis par la Commission spéciale chargée d’étudier cette demande d’avis. Nous en reproduisons le texte ci-après :

            Il paraît particulièrement opportun d’allouer une subvention aux médecins et plus encore aux services médicaux qui pratiquent l’inoculation du B.C.G. gratuitement. Cette méthode n’est pas encore suffisamment répandue dans notre pays pour que les organismes auxquels incombe, à des titres divers, la surveillance médicale de la jeunesse, considèrent comme un devoir de financer la prémunition contre la tuberculose.

            En présence de ce fait, l’allocation d’un subside par le Département de la Santé publique serait une mesure de propagande transitoire et efficace. Elle devrait être soumise à certaines règles dans l’intérêt même de la méthode qu’elle s’efforce de promouvoir.

            Il conviendrait de subordonner l’octroi des subsides à l’adoption d’une technique précise autant que possible uniforme pour l’ensemble du pays, aussi bien pour la recherche de l’allergie que pour l’inoculation du vaccin et le contrôle de son efficacité. Il conviendrait même que les vaccinations opérées fussent signalées au Service de la Statistique Nosologique du Ministère de la Santé publique, qui en établirait le cadastre et pourrait ainsi, par la suite, enquêter sur leur efficacité épidémiologique.

            Dans ce but, la Commission estime qu’au sein des collectivités dont certains membres acceptent la vaccination et d’autres pas, il serait souhaitable que les deux catégories de sujets soient suivies de façon parallèle. Les renseignements ainsi obtenus seraient particulièrement précieux, s’ils étaient systématiquement recueillis dans des milieux infectés, par exemple chez des étudiants en médecine et des infirmières.

            Séance du 28 avril 1951