Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Paul M. Osterrieth

(Séance du 24 octobre 1987)  

BACTÉRIES ET PLASMIDES.  UN MÉCANISME PARTICULIER DE L’ADAPTATION AU MILIEU : L’UTILISATION DE PARASITES 

par Paul M. OSTERRIETH (Département de Microbiologie, Secteur de Bactériologie médicale – Campus du Sart Tilman de l’ULg), invité.

Les bactéries ont un génome très stable.  Leur adaptation à leur environnement s’améliore grâce à la collaboration de certains parasites, les bactériophages et surtout les plasmides.  Leur rôle est lié à l’apport de propriétés nouvelles : capacités métaboliques nouvelles, moyens d’agression contre d’autres bactéries, moyens de protection contre des toxiques d’origine bactérienne ou non, moyens de défense contre l’attaque des virus, et potentialités nouvelles de parasitisme tels les moyens de résister aux effets néfastes du sérum, et des moyens nouveaux d’envahir l’hôte.  Tout se passe comme si les bactéries disposaient d’un pool de gènes bien supérieur à celui représenté par leur seul génome.     

SUMMARY

Bacterial genomes are fairly stable.  Their adaptation of the environment is improved through collaboration with parasites, bacteriophages and even more so plasmids.  These organisms bring new properties to the bacteria : new metabolic capacities, aggression means against other bacteria, protection against toxic substances of bacterial or other origin, defenses against viral infection, and new potentialities for parasitism including ways to resists the action of serum and new means to invade the host organism.  It all happens as if the bacteria had access to a gene pool much larger than the one provided by their own genome.