Académie royale de Médecine de Belgique

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Discours Jacques Brotchi, Président élu pour 2015

 

Allocution de M. J. BROTCHI, Président élu pour 2015

Chers Collègues,

Mesdames, Messieurs,

Mes premiers mots iront à notre Président sortant, le Professeur Jacques Boniver, que je tiens à féliciter pour la qualité de sa présidence. Il a initié, avec notre dynamique Secrétaire perpétuel, plusieurs dossiers que j’aurai à cœur de poursuivre.

Ensuite, mes chers Collègues, je tiens à vous remercier de votre confiance, quand vous m’avez élu second vice-président en 2012, premier vice-président en 2013 et confirmé en octobre 2014 Président pour l’année 2015. Soyez assurés que je ferai de mon mieux pour diriger notre Académie durant mon mandat avec l’aide précieuse de notre infatigable Secrétaire perpétuel, le Professeur Augustin Ferrant, dont j’ai déjà pu apprécier les nombreuses qualités, y compris son humour que je qualifierai d’anglais.

Ce jour, il m’est impossible de ne pas rappeler la mémoire de mes deux maîtres, les regrettés Professeurs M. Gerebtzoff et J. Bonnal qui m’ont formés à l’Université de Liège. Michel-Alexandre Gerebtzoff m’a enseigné la rigueur de la recherche fondamentale, le doute et la remise en question perpétuelle qui anime tous les chercheurs. Joël Bonnal, décédé l’an dernier et dont nous prononcerons l’éloge académique en avril prochain, m’a appris la neurochirurgie à une époque où les techniques modernes d’imagerie  et de neuronavigation n’existaient pas. A juste titre, il insistait sur l’anamnèse et l’examen clinique, sur l’importance du contact humain avec les malades et leurs familles, et, quand j’ai quitté ma principauté en 1981 pour venir construire le service de neurochirurgie de l’hôpital Erasme, je me suis inspiré de son enseignement. Je n’ai jamais soigné des CD-roms, je n’ai jamais opéré des images, j’ai toujours traité des patients.

Pour en revenir à notre Compagnie, de nombreux chantiers nous attendent cette année parmi lesquels (je ne peux les citer tous) la problématique de la qualité des formations des étudiants en médecine et des assistants spécialistes, dossier que nous suivons avec le Bureau de la KAGB, la question de la fin de vie de patients atteints d'une maladie cérébrale incurable, le dossier des soins palliatifs pédiatriques,  sans oublier le financement des frais encourus par les donneurs d'organes volontaires. Nous aurons aussi à cœur de nous faire respecter tant des ministres en charge de notre financement que de ceux en charge de la santé ou de l’enseignement universitaire. Je suis bien placé pour connaître la complexité de l’organisation politique de notre pays et mon expérience en cette matière pourra peut-être s’avérer utile.

Cette année, nous préparerons aussi notre 175e anniversaire qui sera célébré en 2016 sous la présidence du Professeur Jacques Melin. J’y mettrai aussi toute mon énergie pour la réussite de cet événement important pour lequel nous pourrons aussi compter sur l’efficacité de notre coordinateur administratif Monsieur Buchet et de son équipe.

Enfin, je me réjouis de travailler avec un Bureau qui, je pense, sera très performant, puisque nous y trouvons, outre notre Secrétaire perpétuel Augustin Ferrant et notre premier vice-président Jacques Melin déjà cités, mais également les Professeurs Gustave Moonen, second vice-président, Danielle Balériaux, Yves Pirson, et Jacques Crommen. Il ne vous aura sûrement pas échappé que le nouveau Bureau comporte plusieurs « neuros » (neurologue, neuroradiologue, neurochirurgien), mais aussi plusieurs Jacques (Jacques Melin, Jacques Crommen et moi-même). Avec Jacques Boniver, nous étions même quatre Jacques lors du dernier Bureau qui s’est tenu voici deux semaines. Je tiens à vous rassurer : lors de ma présidence, il n’y aura aucun favoritisme, aucun lobby, aucun passe-droit. Je serai le garant de la démocratie et du règlement de notre Compagnie.

Vous m’avez accepté comme correspondant régnicole en 1990 et membre titulaire en 1993. Et c’est avec enthousiasme et détermination que j’endosse aujourd’hui le costume de Président en appliquant ma devise qui est « Se dépasser sans blesser ni se perdre ».