Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Roland Bernard

(Séance du 27 janvier 1990)  

PRONOSTIC  A COURT ET A LONG TERME DE L’INFARCTUS DU MYOCARDE.  APPORTS ET LIMITATIONS DE LA CLINIQUE ET DES TECHNIQUES NON INVASIVES      

par Roland BERNARD (ULB), invité, et H. CLEEMPOEL, H. VAINSEL, M. RENARD, M. HOYLAERTS, J.-L. VANDENBOSSCHE, M. de MARNEFFE, A. LENAERS, R. MESSIN, E. van THIEL, M. DRAMAIX et M. ENGLERT, collaborateurs.   

Les données fournies par la clinique et par l’ensemble des techniques non invasives ont été recueillies chez 306 patients qui ont survécu à la phase aiguë d’un infarctus du myocarde.  Nous avons étudié la valeur prédictive à 2 et 12 mois de ces variables (survie/décès).  Les résultats d‘examens cliniques simples se sont révélés aussi discriminants que ceux fournis par des techniques plus élaborées.  Lorsque le suivi à douze mois est limité aux patients survivants après deux mois, la plupart des facteurs de pronostic ont perdu leur valeur discriminante.  Cette étude montre que la valeur prédictive de nombreuses variables dont il est généralement tenu compte pour estimer le risque à long terme, ne dépasse pas les deux premiers mois.