Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Albert Goldbeter

(Séance du 23 février 1991)

DU CODAGE PAR FRÉQUENCE DES SIGNAUX INTERCELLULAIRES À L'ÉBAUCHE D'UNE CHRONOPHARMACOLOGIE GÉNÉRALISÉE

par A.Goldbeter, invité (Service de Chimie physique, Faculté des Sciences de l'Université libre de Bruxelles)

Une fonction importante des rythmes biologiques est de permettre le codage par fréquence des communications intercellulaires. Deux exemples de ce phénomène sont discutés, à savoir la communication périodique par signaux d'AMP cyclique chez les amibes Dictyostelium, et la sécrétion pulsatile des hormones gonadotropes. L'existence d'une fréquence optimale de stimulation dans ces deux systèmes a des implications cliniques, comme l'atteste l'emploi de thérapeutiques pulsatiles en endocrinologie. De manière plus générale, l'administration pulsatile de certains médicaments à la fréquence appropriée pourrait maximiser leur efficacité. Une telle chronopharmacologie généralisée tiendrait compte des caractéristiques cinétiques de la désensibilisation et de la resensibilisation des cellules-cibles, et ne se limiterait pas à la prise en considération des seuls rythmes circadiens au sein de l'organisme.