Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport de la Commission mixte des deux Académies de Médecine de Belgique concernant la réforme des études odontostomatologiques.

M. H. Brabant, Secrétaire de la Commission qui était, d’autre part, composée de MM. C. Heymans, Président, M. Welsch, J. Van den Branden, A. Simonart et D. Honoré, pour cette Académie, et de MM. A. Lacquet, J. Lebeer, R. Goubau et F. Thomas, pour la « Koninklijke Vlaamse Academie voor Geneeskunde », introduit le rapport, le commente entre autres à la lumière des derniers développements apportés par M. Welsch et répond à certains objections avancées par M. Glorieux. C’est dans les termes suivants qu’est adopté à l’unanimité le rapport final :

 Après avoir entendu les professeurs d’Odontologie et de Stomatologie des diverses Universités belges, les Membres de la Commission mixte se sont mis d’accord sur les points ci-après :

 1.     Idéalement, la pratique de la médecine dentaire devrait être dévolue aux seuls docteurs en médecine reconnus comme spécialistes en Stomatologie, de façon à conserver l’unité de la médecine. Cependant, en pratique, la licence en science dentaire doit être maintenue, en raison des besoins considérables de la population et parce que des études similaires existent dans les pays voisins.

2.     Il est nécessaire d’adapter les études de la licence en fonction du progrès constant des connaissances en pathologie et thérapeutique dentaires et buccales.

3.     Les enseignements de la licence en science dentaire ne peuvent être réorganisés de telle sorte qu’ils conduiraient à l’exercice d’une profession paramédicale. Ils doivent, au contraire, rester incorporés à la Faculté de Médecine.

4.     Après avoir longuement étudié la possibilité d’assure une meilleure formation professionnelle tout en maintenant la durée des études à cinq ans, la Commission a constaté que la création d’une candidature en science dentaire de deux ans présenterait de graves inconvénients, même si la plupart de ses cours étaient identiques à des enseignements de la candidature en sciences médicales. Elle a, dès lors, estimé qu’il convenait de maintenir une candidature en science médicales de trois ans, préparant aussi bien au doctorat en médecine qu’à la licence en science dentaire.

5.     La durée de la licence en science dentaire doit être portée à trois ans, ce temps étant indispensable pour assurer une formation théorique et technique adéquate.

6.     Les  cours théoriques de la licence devraient être très nettement orientés en vue de la formation du praticien de l’art dentaire.

7.     Les Facultés devraient élaborer et soumettre à la Commission permanente des grades académiques une nouvelle liste des matières dont les intitulés seraient exprimés en termes larges pour introduire la souplesse d’organisation voulue par la loi du 21 mars 1964.

8.     L’organisation d’un enseignement complémentaire destiné aux licenciés et prenant la forme d’un doctorat en science dentaire, est souhaitable. Il doit, toutefois, s’agir d’un grade scientifique qui ne peut élargir le champ d’activité légal du licencié dentaire.

9.     La spécialisation en Stomatologie du docteur en médecine doit être réglée selon les mêmes principes que les autres études de spécialisation médicale. Elle devrait comporter quatre années d’études et de stages accomplis après l’obtention du diplôme de docteur en médecine, chirurgie et accouchements. L’enseignement dispensé devra notamment comprendre toutes les matières propres à la licence dentaire ainsi que le prescrit l’arrêté royal n°76 du 10 novembre 1967 en son article 51, 4°.

 Séance du 27 avril 1968.