Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport de la commission constituée en vue de l'application de l'art. 46 de l'arrêté royal n°78 du 10 novembre 1967 concernant l'orthoptie

La commission conjointe des deux Académies était constituée de MM. A. de Scoville, A. André, J. Henry, L. Jeanmart, A.E. Lambert, Ch. Mertens de Wilmars, R. de Marneffe et J. Michiels pour  l’Académie royale de Médecine, et de MM. A. Lacquet, J. Van Damme, M. Renaer, G. Verdonk, J. Huyghe,  A. De Schryver et P. De Schouwer pour la « Koninklijke Academie voor Geneeskunde van Belgïe ».

 

I. Titres professionnels dans les pays de la C.E.E.

Belgique : orthoptiste ;

Danemark : ortoptist ;

Allemagne : orthoptist ;

France : orthoptiste ;

Grèce :

Grande-Bretagne : orthoptist ;

Irlande : orthoptist ;

Italie : ortotisti (Assisenti di oftalmologia) ;

Luxembourg : orthoptiste ;

Pays-Bas : orthoptist ;

Portugal :

Espagne :

II.   Définition de la profession

     L’orthoptie a pour but de participer à l’exploration, au diagnostic et au traitement des troubles de la vision binoculaire et des déséquilibres oculo-moteurs.

     Les activités ont trait à :

a)  Exploration et diagnostic. Il s’agit de :

-  troubles de la vision  monoculaire ou binoculaire, comme :

-  acuité visuelle – perception des couleurs,

-  hétérophories,

-  strabisme : essentiel et paralytique,

-  torticolis.

-  assistance technique lors d’examens, comme :

-  exploration du champ visuel, biométrie, enregistrement photographique, nystagmographie, électrorétinographie, stéréographie, etc.

-  pour l’électro-oculographie, la présence de l’ophtalmologue est requise.

b)  Dépistage

-  déficit visuels mono-ou binoculaires chez les enfants de 0 à 12 ans,

-  évaluation des possibilités de revalidation visuelle.

c)  Traitement :

-  l’apprentissage des pratiques ayant pour but  de restaurer la vision monoculaire et binoculaire,

-  l’exécution sur prescription d’un traitement de revalidation des fonctions visuelles dans un centre de revalidation agréé.

III. Conditions d’exercice

1.   Les actes paramédicaux en orthoptie sont des actes confiés. Ils sont exécutés sur prescription et sous contrôle de l’ophtalmologue ou d’un médecin de revalidation reconnu.

2.   L’activité de revalidation peut se dérouler dans :

a)    des centres de revalidation agréés,

b)    des centres de santé pour jeunes ou des instituts pédagogiques pour handicapés (œuvre de la naissance et de l’enfance, inspection médicale préscolaire et scolaire),

c)    un cabinet ou un service ophtalmologique,

d)    à domicile.

IV. Conditions de qualité

1.   Pour pouvoir exercer les prestations et actes repris ci-dessus en tant que profession, il faut être en possession d’un diplôme paramédical A1, obtenu après trois ans d’enseignement supérieur de cycle court à horaire complet, ou d’un diplôme déclaré équivalent  par l’autorité compétente, et en outre, être porteur d’une attestation de formation théorique et pratique en orthoptie, d’une année à temps plein, dont 6 mois de stage dans un service spécifique reconnu en strabologie.

2.   L’orthoptiste doit être inscrit auprès de la commission médicale provinciale qui contrôle la pratique professionnelle et en exclut les non-diplômés.

V.  Titre professionnel

Seul, le titre légal reconnu « d’orthoptiste » peut être utilisé dans les relations avec le public.

Ce rapport, lu par M. J. Henry, est approuvé à l’unanimité  et hommage est rendu à M. J. Michiels qui a contribué de manière déterminante à son élaboration.

 

Séance du 25 mai 1991.