Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport de la Commission constituée à la suite de la communication de M. F. Heger Gilbert relative à la réadaptation fonctionnelle et professionnelle des invalides

M. le Président donne la parole à M. Heger-Gilbert pour donner lecture de ce rapport, qui a été distribué avec l’ordre du jour.

            M. Heger-Gilbert lit le rapport libellé dans les termes suivants :

            « La Commission d’étude constituée par l’Académie royale de Médecine dans sa séance du 16 juillet 1955 en vue de donner une suite pratique à la communication de M. F. Heger-Gilbert, s’est réunie le 24 septembre 1955 et elle s’est ralliée à l’unanimité à l’avis reproduit ci-après.

            » La Commission attire l’attention du Ministre de la Santé publique et de la Famille sur l’intérêt qu’il y aurait à encourager la création de centres de réadaptation.

            » L’intérêt est d’ordre humanitaire, économique et social.

            » Pour répondre aux nécessités de la réadaptation, tout centre doit comporter un certain nombre de services parmi lesquels, outre les services médico-chirurgicaux, les services neuro-psychiatriques, physiothérapiques et de réadaptation professionnelle jouent un rôle capital.

            » Un service social bien organisé s’occupe de la situation matérielle de l’invalide et de son entourage, de démarches et sollicitations d’emplois.

            » La direction du Centre de réadaptation doit être médicale et full time.

            » L’atmosphère et la discipline d’un Centre de réadaptation diffèrent de celles de l’hôpital ; elles doivent avoir un caractère plus familial en raison de la longueur des traitements. Si un Centre de réadaptation est avantageusement placé à côté d’un hôpital de haut standing, il doit en tout cas pouvoir disposer de locaux vastes, bien éclairés, de jardins avec pelouses et de piscines.

            » Un Centre de réadaptation doit comporter une centaine de lits de manière à permettre un classement des invalides. L’exemple est un grand éducateur.

            » La création de centres régionaux est plus avantageuse pour la réadaptation qu’un centre unique. L’invalide doit rester en contact direct avec son milieu familial qui doit pouvoir constater l’amélioration progressive et encourager le malade à persévérer. Le milieu familial étant associé dès le début à la réadaptation, son action continue celle du Centre. Toute tentative de réadaptation sans la collaboration de l’invalide et de son entourage est vouée à l’échec.

            » Un Centre de réadaptation nécessite un personnel nombreux et ne peut équilibrer son budget que par des apports extérieurs : subsides, dons et legs.»

-  Aucune observation n’est formulée. En conséquence le rapport sera transmis comme tel au Gouvernement.

              M. le Président remercie M. Heger-Gilbert. Il donne ensuite la parole à M. Dubois pour sa communication sur les cas de kala-azar observés en Belgique.

Séance du 29 octobre 1955.

 

 

([1] )  La Commission était composée de M. F. Heger-Gilbert, président , E. Renaux, secrétaire, J. Firket et R. Danis, Membres titulaires, L. van Bogaert, Correspondant.