Académie royale de Médecine de Belgique

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Aksel JERMSTAD

Né à Levanger (Norvège) le 19 mai 1880.

Elu Correspondant étranger le 15 décembre 1945 (cinquième section).

Professeur à l'université d'Oslo.

Spécialité : pharmacologie. 

Décédé à Oslo (Norvège) le 4 novembre 1957. Notice par A. Dalcq le 31 mai 1958 (Bulletin).

Diplômé à 24 ans de l'Institut de Pharmacie de Christiania, il s'était d'abord adonné quelques années au travail d'officine, avant de se mettre au service de firmes pharmaceutiques allemandes  pendant 7 ans , puis de devenir collaborateur de la firme Hoffmann-La Roche à Bâle. En 1920, il soutenait, devant la Faculté des Sciences de cette ville, une thèse portant sur la teneur en morphine de l'opium. Non content d'une première qualification doctorale, il poursuivit ses recherches dans divers laboratoires de Belgique, de France, de Suisse et d'Allemagne. En France, il est l'hôte du Pr Y. Volmar à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg. Chez nous, il s'enquiert attentivement des méthodes d'enseignement. En 1927, il conquiert le titre de Docteur de l'Université de Strasbourg avec sa thèse: " Contribution à l'Etude de physico-chimique et chimique de l'Essence absolue de Sauge sclarée et de son principal élément constituant - le Sclaréaol". Alors seulement vient le retour en Norvège, pour y assumer un cours de pharmacologie dans l'Institut d'Oslo où le Dr Jermstad avait d'abord étudié et qui était encore séparé de l'Université. Devenu professeur en 1930, il est dès l'année suivante, intégré avec cet Institut dans l'Université d'Oslo. En 1936, il est élu à l'Académie des Sciences de Norvège, qui lui avait par ailleurs décerné une médaille d'or pour ses travaux sur les essences. En collaboration avec son collègue Svend Aage Schou de Copenhague, il rédigea un traité technique pharmaceutique paru en 1940, ouvrage largement utilisé dans les contrées scandinaves, et dont une nouvelle édition a paru en 1951. La curiosité du Pr Jermstad ne se ralentit pas jusqu'à la fin de sa carrière, terminée en 1955, et il tint notamment à se familiariser avec les techniques de la chromatographie. En 1954, il avait été appelé à siéger au Comité des Experts chimiques convoqué par les Nations Unies pour déterminer par des moyens physiques et chimiques l'origine de l'opium. Au moment de sa retraite, un livre jubilaire lui fut dédié.