Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport de la Commission mixte chargée d'étudier une demande d'avis, transmis par M. le Ministre de la Santé publique et de la Famille, concernant l'usage de médicaments dits "Contraceptifs.

La Commission était composée de MM. J.P. Hoet, R. Bourg, rapporteur et M. Dallemagne, pour cette Académie, et de MM. J.A. Schockaert, F. Thomas, F. De Rom et M. Renaer, pour la « Koninklijke Vlaamse Academie voor Geneeskunde van België ». Le rapport est lu par M. Bourg, qui en développe l’argumentation. Il est ensuite adopté à l’unanimité par l’assemblée, et la décision est prise de le communiquer au Département.

 

Texte du rapport

Le terme de contraceptif employé par M. Hustin, s’adresse, selon toute vraisemblance d’après le contexte de la lettre, aux inhibiteurs hypophysaires antigonadotropes à fonction progestative, pris par voie sublinguale.

Ces médications ont apporté, dans le traitement des troubles fonctionnels gynécologiques, un progrès considérable permettant d’éviter des interventions mutilatrices qui entraînaient autrefois, dans un certain nombre de cas, une stérilité irréversible.

Elles ont également fait régresser en général le nombre d’avortements criminels dont les conséquences stérilisantes sont par ailleurs bien connues et fréquentes. Par contre, ces diverses préparations n’ont qu’un effet de stérilisation temporaire et jusqu’à plus ample information, réversible.

Etant donné toutefois les aspects physiopathologiques, psychologiques et moraux de l’emploi de ces diverses préparations, il est indispensable que leur prescription résulte d’un avis médical dûment fondé et que leur administration soit sous surveillance médicale régulière.

En conséquence, la Commission estime que la vente libre de ces divers produits doit être strictement défendue.

Séance du 28 novembre 1964.