Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport de la Commission chargée d'étudier la réforme des études vétérinaires

La Commission mixte composée de MM. Ch. Van Goidsenhoven, F. Liégeois, R. Willems, P. Terache, A. Lousse et A. De Vuyst pour l’Académie royale de Médecine de Belgique et de MM. A. Verstraete, L. Geurden et G. Peeters pour la « Koninklijke Vlaamse Academie voor Geneeskunde van België », a déposé le rapport suivant :

 La Commission mixte chargée d’étudier le problème de la réforme des études de médecine vétérinaire, a envisagé les mesures à prendre pour mettre le programme des études médicales vétérinaires en conformité avec les impératifs scientifiques, économiques et sociaux qui régissent les activités professionnelles.

 Sans vouloir se substituer aux Conseils qui étudient la réforme de l’enseignement moyen et des conditions d’admission à l’Université, elle croit cependant devoir signaler qu’à son avis, une bonne préparation aux études en médecine vétérinaire requiert le maintien d’au moins le latin dans le cycle des études secondaires. Dans ce même domaine de l’enseignement moyen, elle estime que des mesures devraient être prises en faveur des langues vivantes et d’une préparation mathématique convenant à l’enseignement universitaire.

 Sans vouloir se substituer aux Conseils qui étudient la réforme de l’enseignement moyen et des conditions d’administration à l’Université, elle croit cependant devoir signaler qu’à son avis, une bonne préparation aux études en médecine vétérinaire requiert le maintien d’au moins le latin dans le cycle des études secondaires. Dans ce même domaine de l’enpseignement moyen, elle estime que des mesures devraient être prises en faveur des langues vivantes et d’une préparation mathématique convenant à l’enseignement universitaire.

 Les remarques que la Commission suggère aux responsables de l’enseignement universitaire de la candidature en sciences naturelles, relèvent également du souci d’éviter l’encombrement des programmes par des redites ou des données inutiles au développement ultérieurs et de libérer les heures nécessaires à l’enseignement des matières nouvelles devenues indispensables.

 Ainsi, d’une manière générale, la Commission recommande l’allègement maximum des programmes dans les domaines dépourvus d’incidents biologiques et particulièrement en matière de minéralogie et de géologie. Il lui paraît que l’enseignement de la physique et de la chimie devrait être conçu en vue de la préparation à la biophysique, à la physique médicale et à la biochimie. De même, en zoologie et en botanique, d’accent devrait être mis sur l’aspect physiologique des questions traitées. La Commission ne dénie cependant pas l’intérêt de la botanique systématique qu’elle considère utile à l’enseignement de la bromatologie, de la thérapeutique et de la toxicologie vétérinaires. Dans le cadre des compléments de sciences naturelles (zoologie et botanique), des éléments d’écologie et d’éthologie devraient, pense-t-elle, être enseignés.

 Enfin, il s’impose que soit rendu obligatoire le cours de  mathématiques qui devrait, lui aussi, être orienté en fonction de l’enseignement de la biométrie et de la biostatistique.

 En candidature en médecine vétérinaire, un cours biophysique devrait être organisé.

 En doctorat en médecine vétérinaire, il y aurait lieu de libérer le temps nécessaire pour permettre des travaux personnels, l’organisation de discussions guidées sur les grandes questions d’actualité et la création des enseignements nouveaux.

 En 1er doctorat, un enseignement de chimie pathologique devrait être crée.

 La Commission insiste sur l’importance de l’enseignement de l’hygiène. Elle ne souhaite cependant pas un cours spécial d’hygiène, mais que l’enseignement de chaque système de prévention soit amplifié dans la discipline dont il relève.

 Elle croit aussi que la virologie doit prendre dans le cadre du cours de bactériologie, une place importante. Elle propose encore le développement de l’enseignement théorique et pratique de la toxicologie.

 La Commission estime que l’enseignement des éléments d’agronomie devrait faire place à un cours d’économie animale.

 Elle souhaite aussi voir s’organiser : un cours de radiobiologie ; des cours libres sur l’élevage et les maladies des animaux de laboratoire, sur l’apiculture et la pisciculture ; des conférenciers sur l’histoire de la médecine vétérinaire et des leçons de pathologie comparée.

 Enfin, la Commission estime que les études de spécialisation ne peuvent que s’ajouter au cycle conventionnel des études conduisant au grade de docteur en médecine vétérinaire.

 Ce rapport est approuvé à l’unanimité et il est décidé de le transmettre en ordre principal au département de l’Education nationale et de la Culture tandis qu’il sera en outre communiqué à une série d’autres instances compétentes en la matière.

 Séance du 23 février 1963.