Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport de M. P. Moureau sur l'assemblée générale du Conseil des Organisations Internationales des Sciences médicales (C.I.O.M.S.)

M. Le Président. – Messieurs, comme je l’ai dit tantôt, M. Moureau a été désigné par le Bureau pour représenter notre Compagnie à Paris à l’Assemblée générale du C.I.O.M.S.

Cette importante Institution a déjà remercié l’Académie de s’être fait représenter en cette occasion et nous a envoyé un compte rendu général des travaux de l’Assemblée générale.

M. P. Moureau va maintenant nous faire rapport sur sa mission.

M. P. Moureau. – J’ai l’honneur de vous présenter le bref rapport que j’ai adressé au Bureau de l’Académie royale de Médecine, qui avait bien voulu me charger de le représenter à la session du C.I.O.M.S. tenue à Paris, au Palais de l’UNESCO, les 5, 6 et 7 octobre courants.

Le C.I.O.M.S. était, jusqu’ici, composé de membres représentant les sociétés scientifiques internationales et de Membres associés internationaux. A l’occasion de cette session, la question était posée de savoir si le C.I.O.M.S. accepterait d’admettre en son sein, des organisations scientifiques nationales. L’Argentine, l’Autriche, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique, Israël, les Pays-Bas, la Suisse, représentés par des membres de leurs Académies ou d’organisations analogues, étaient candidats.

Dès la réunion d’accueil du 5 octobre, à 18 heures, j’ai pu constater que certaines organisations internationales, dont la valeur scientifique est inférieure  à celle de nos Académies, étaient un peu réticentes.

A cette même réunion, j’ai rencontré notre Collègue, le Professeur Bouckaert, Président de l’Académie royale flamande, afin que nous adoptions une attitude commune.

Conformément aux propositions du Bureau du C.I.O.M.S., présidé par le Professeur Maisin, l’assemblée générale extraordinaire du C.I.O.M.S. a, le 6 octobre, admis la création de membres nationaux, ceux-ci ne jouissant que d’une voix lors d’un vote, les sociétés internationales disposant de deux voix. Le Comité des Académies royales de Médecine de Belgique a été admis à l’unanimité comme Membre national, en même temps que les organisations argentine, canadienne, américaine, israélienne, néerlandaise et suisse, l’Autriche, pour des raisons d’opportunité politique, semble-t-il, retirant sa candidature.

Lors des élections du Président et du Secrétaire, qui ont suivi, j’ai laissé notre Collègue, le Professeur Bouckaert voter au nom de la Belgique, étant entendu que lors de la prochaine manifestation  du C.I.O.M.S. (assemblée générale ou autre), ce serait le délégué de l’Académie royale de Médecine qui aurait le droit de voter au nom des deux délégués des Académies royales de Médecine de Belgique.

Le Professeur Cruischank a  été élu Président, le Docteur Messerli, Secrétaire, en remplacement du Docteur Delafresnaye.

Le samedi 7 octobre, le C.I.O.M.S.  a entendu le Professeur Maisin exposer l’essentiel d’un rapport établi par certains membres du C.I.O.M.S., réunis à Louvain sous sa présidence. Ce projet concerne l’activité future de cette organisation qui a suivi, il a été envisagé :

-        d’établir  un comité des programmes de travail des sociétés et de tenter de les réunir en groupements : Sciences fondamentales, Sciences pathologiques, Sciences cliniques, Sciences médico-sociales et diverses ;

-        d’obtenir des renseignements précis sur l’activité des sociétés membres, en envoyant des observateurs auprès de celles-ci ;

-        de continuer à organiser des colloques étudiant des problèmes spéciaux ;

-        d’accorder encore des subventions que ces subsides soient plutôt des prêts que des dons ;

-        de doter de jeunes chercheurs, de bourses leur permettant d’assister à des congrès se tenant dans la région où ils habitent ;

-        de collaborer aux recherches du « survey génétique » humain du monde, préconisé par le projet de l’I.C.S.U. (Conseil International des Unions Scientifiques) ;

-        d’envoyer de jeunes chercheurs dans des pays en voie de développement et ceci, avec l’aide de l’O.M.S.

M. le Président remercie M. Moureau du rapport qu’il vient de lire et ouvre la discussion

Personne ne demandant la parole, ce rapport est adopté à l’unanimité.

 

Séance du 28 octobre 1961.