Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Jean-Daniel Picard

(Séance du 29 avril 2000)

ARTÉRIOGRAPHIE, ENDOSCOPIE ET PÉRISCOPIE : IMAGES SIMULTANÉES INFORMATISÉES       

par J.-D. PICARD (Paris), correspondant étranger.   

L’imagerie médicale évolue vers une représentation spatiale accessible à partir de données mathématiques et volumiques.

Lors d’une précédente lecture (en 1995), nous évoquions la diminution progressive, voire une disparition de l’imagerie classique vasculaire, tant pour les artères que pour les veines et les lymphatiques.  L’évolution tend à prouver une telle orientation.

La richesse des informations acquises en IRM et en scanner hélicoïdal permet d’absorber, dans tous les plans de l’espace, les vaisseaux, leur paroi, leur contenu, leur environnement et les viscères adjacents, dans une même séance, avec ou sans contraste, avec ou sans agent paramagnétique, sans agressivité, sans anesthésie et sans hospitalisation.

De tels résultats sont aisément démontrés dans la plupart des territoires, par une iconographie statique et morphologique ou cinétique et fonctionnelle.

L’endoscopie et la périscopie vasculaire méritent d’être étudiées.  Ces structures sont rarement abordées par l’endoscopie classique directe car elle est agressive.  L’intérêt des nouvelles techniques informatisées réside dans l’abord, dans une même séance, voire dans une même séquence, des différentes structures vasculaires, normales et pathologiques. 

L’avenir des nouvelles imageries prévoit une régression de l’endoscopie directe, analogue à celle de l’angiographie, l’une et l’autre ne devenant indispensables qu’au stade de prélèvement tissulaire ou de la thérapeutique, en acquérant la même dénomination : angiographie et endoscopie interventionnelles.

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