Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Armando Basso

(Séance du 14 décembre 2002)

ÉVOLUTION DES IDÉES DANS LE TRAITEMENT DES ADÉNOMES HYPOPHYSAIRES         

par A. BASSO (Buenos-Aires), correspondant étranger.  

L’orateur, mondialement reconnu comme spécialiste de la chirurgie hypophysaire, est Professeur à l’Université de Buenos-Aires.  Il est considéré comme une référence scientifique et morale, incontestée dans le monde de la Neurochirurgie. 

La chirurgie de la glande pituitaire est née au début du siècle dernier, avec des moyens diagnostiques bien sommaires.  Tout cela n’a pas empêché Hirch en 1899 à Vienne, de décrire la voie endonasale comme la plus logique pour le traitement des tumeurs hypophysaires.  Par la suite, les contributions de Cushing, Dott, Guiot et Hardy furent majeures, à des époques différentes.  Hardy en particulier, dès 1996, ouvre une ère nouvelle dans le traitement des adénomes hypersécrétants, tels ceux responsables de la maladie de Cushing. 

Le développement des technologies, tant dans le diagnostic que dans l’instrumentation, a confirmé la voie transsphénoïdale comme étant le premier choix chirurgical du traitement des adénomes hypophysaires, dont la plupart sont la cause de troubles endocriniens graves (acromégalie, maladie de Cushing, impuissance, stérilité). De plus, l’utilisation récente de l’endoscopie représente un pas important pour atteindre le but fixé d’une chirurgie peu invasive, peu agressive mais très efficace.  Il est ainsi possible d’enlever de très petits adénomes, de quelques millimètres de diamètre (adénomes intra-glandulaires, grades O ou I), responsables de grands désordres hormonaux, tout en respectant la fonction hypophysaire.  C’est l’un des rares exemples de l’histoire de la Médecine où la chirurgie a contribué à clarifier l’origine et la physiopathologie de désordres cliniques graves.  Cette chirurgie est aujourd’hui effectuée via la narine, sans cicatrice visible, et comporte un résultat fonctionnel remarquable.

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