Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé de Paul-Henri Lambert

(Séance du 26 février 2005)

VACCINATION ET AUTOIMMUNITÉ : RISQUE RÉEL OU IMAGINAIRE ?  

par P.-H. LAMBERT (Université de Genève), invité.  

Dans un passé récent, des allégations ont été formulées suggérant, sur la base d’une casuistique limitée, un lien entre vaccination et maladies autoimmunes.  C’est ainsi qu’en France, la vaccination contre l’hépatite B a été accusée d’induire des cas de sclérose en plaque tandis qu’aux USA, la vaccination contre Haemophilus inluenzae a été incriminée dans l’augmentation de fréquence du diabète de type I.  De telles allégations contribuent à diminuer l’acceptabilité individuelle des vaccinations et peuvent influencer considérablement les politiques vaccinales.  Il est donc essentiel d’y porter l’attention nécessaire et d’évaluer objectivement leur validité relative.  Certaines infections, telles que celles causées par Campylobacter jejuni ou par des streptocoques du groupe A, sont classiquement associées à une pathologie autoimmune.  On comprend mieux maintenant les mécanismes qui en favorisent ou en limitent l’expression.  Cela permet d’évaluer les risques liés à un éventuel mimétisme moléculaire entre antigènes vaccinaux et antigènes humains, ou à une activation non spécifique de l’immunité innée par certains vaccins.  En fait, l’efficacité des mécanismes physiologiques de régulation immunologique semble limiter considérablement de tels risques.

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