Académie royale de Médecine de Belgique

|

Résumé de Jean-Bernard Otte (Séance du 16 décembre 2006)

QUESTIONS ÉTHIQUES EN TRANSPLANTATION D’ORGANES

par J.-B. OTTE (U.C.L.), membre titulaire.

Il est de coutume d’observer que la transplantation d’organes est victime de son succès. Le nombre de patients en liste d’attente pour un greffon ne cesse d’augmenter, particulièrement pour le rein et le foie, alors que le nombre de donneurs en état de mort cérébrale stagne dans tous les pays occidentaux et ne suffit plus à couvrir les besoins. Cette situation a incité à développer des alternatives au don d’organes par des patients en mort cérébrale avec prélèvement à cœur battant.

Notre lecture sera centrée sur les questions éthiques soulevées par les donneurs à cœur non battant, les donneurs vivants non apparentés (ni génétiquement ni affectivement), aussi appelés « donneurs étrangers, altruistes, bons samaritains » (donneur non dirigé en transplantation rénale, dans le cadre d’un programme institutionnel ou d’état, échange avec la liste d’attente, échange pairé, recherche d’un donneur sur internet…) et sur le commerce d’organes sous des formes diverses.

Ces diverses pratiques seront appréciées en fonction des critères bioéthiques définis par le code de Nuremberg (1947), la déclaration d’Helsinki (1964) et le rapport Belmont (1978) : autonomie du sujet (consentement informé), bienfaisance utilité et justice, et dans le cadre de la loi belge du 13 juin 1986 sur le prélèvement et la transplantation d’organes et de la  loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient.

_______________________

Le texte complet est disponible ici