Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé de Didier Giet, Dominique Pestiaux et Marco Schetgen (Séance du 27 septembre 2008)

LA MÉDECINE GÉNÉRALE DU XXIème SIÈCLE

par D. PESTIAUX (UCL), D. GIET (ULg), et M. SCHETGEN (ULB), invités.   

Aujourd’hui en mutation importante, la médecine générale doit faire face à des responsabilités importantes qui se sont accrues en raison du vieillissement de la population, de l’augmentation des maladies chroniques et la prise en compte de la complexité de la prise en charge des problèmes de santé des patients.

Médecine de premier contact, assurant la continuité et la coordination des soins pour les individus mais aussi pour une population définie sans distinction d’âge, de genre de maladie ou de systèmes d’organes, elle est devenue discipline académique avec une volonté claire de développer une recherche spécifique.

Trois facettes sont à considérer dans cette mutation : la prévention, le travail en réseau et la recherche.

Contextualisée et nécessitant un dossier médical global et informatisé, la prévention a une dimension individuelle et collective. Basée sur la connaissance des facteurs héréditaires, familiaux, psychologiques, sociaux et environnementaux, elle prévient de nombreuses affections chroniques et réduit la morbi-/mortalité en constituant une tâche essentielle de la première ligne.

Le travail en réseau est reconnu aujourd’hui comme indispensable pour s’adapter à la complexité de la prise en charge des patients et du contexte professionnel dont la charge administrative s’est alourdie.

La recherche en médecine générale a une spécificité qui lui est propre et sera un indicateur majeur de la qualité de notre pratique.

Gageons que ce métier reconnu aussi bien par les patients que par le système de santé continuera son développement dans un contexte d’augmentation rapide des connaissances et en conséquence d’une efficacité plus importante des soins délivrés aux patients.

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