Académie royale de Médecine de Belgique

|

Résumé Emile Laine, membre honoraire étranger

(Séance du 17 décembre 1983)  

HISTOIRE DE LA CHIRURGIE DES ANÉVRYSMES CÉRÉBRAUX

par Emile LAINE (Chef du Service de Neurochirurgie – Hôpital de Lille), membre honoraire étranger. 

L’extrême gravité des complications des Aac avait justifié, voici quelque quarante ans, des interventions particulièrement audacieuses compte tenu d’un environnement anesthésique et d’adjuvants techniques rudimentaires.  Au fil des décennies, les progrès se sont affinés au point de conférer à l’acte opératoire, dès lors que réalisé sur des patients en bon état initial, une grande sécurité et d’inciter à des interventions précoces afin de prévenir la reprise d’accidents dramatiques et le développement après trois ou quatre jours, au contact de sang en voie de lyse, un spasme du polygone de Willis difficile à réduire, lorsque constitué au point de rester l’un des facteurs essentiels de quelques fâcheuses évolutions.  Un meilleur dépistage des Aa par les médecins généralistes et une organisation rapide de leur traitement par les neurochirurgiens est aujourd’hui encore le facteur essentiel de l’amélioration du pronostic.

SUMMARY

Forty years past, the mortality of aneurysm’s spontaneous evolution had justified peroperative risks in relation to anesthesias and surgical techniques. The advances in these two parts permit to-day better results, according to the patients are not in a bad state of consciousness after rupture and recurrent hemorrhage can only be prevent by emergency operation. The development of arterial spasm and cerebral ischemia, after 3 ou 4 days, indicates also that these malformations improve operation before this date because this complication is difficult to reduce and explain sometimes bad results. A best diagnosis aneurysm by all medical doctors and an early organisation in the treatment by the neurological surgeons is the major factor determining in prognosis.