Académie royale de Médecine de Belgique

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Michel MORANGE

Né à Limoges le 23 Août 1950.

Elu membre étranger le 25 octobre 2014.

Spécialité: biologie moléculaire.

Il est Professeur de Biologie à l’Ecole normale supérieure et à l’Université Paris 6. Il est Docteur ès Sciences, et possède un doctorat de 3ème cycle en Philosophie.
Il dirige le Centre Cavaillès d’Histoire et de Philosophie des sciences de l’Ecole normale supérieure.

Membre de la Société Philomatique, membre correspondant de l’Académie Internationale d’Histoire et de Philosophie des Sciences, membre d’Honneur des « Atomes Crochus », membre du Conseil scientifique du Centre Jacques Loeb de l’Université Ben Gurion (Israël).
Récipiendaire du Prix Paul Doistau - Emile Bluchet de l’information scientifique de l’Académie des Sciences (2005)
Auteur de 128 publications scientifiques référencées dans Pubmed

Recherche scientifique :
1971-1980 : Doctorat et post-doctorat dans le laboratoire d’Henri Buc, Unité de Physico-chimie des macromolécules biologiques, Département de Biologie Moléculaire, Institut Pasteur.
1980-1986 : Chercheur dans l’Unité de génétique moléculaire dirigée par le Professeur François Jacob dans le Département de Biologie moléculaire de l’Institut Pasteur.
1986-1990 : Co-directeur du laboratoire de biologie moléculaire du stress dans le Département de Biologie Moléculaire de l’Institut Pasteur.
1991-2008 : Directeur du laboratoire de Biologie Moléculaire du stress à l’Ecole normale supérieure de Paris.

Ses premiers travaux ont été dans le domaine de la biochimie, et ont porté sur la régulation allostérique d’un enzyme modèle, la glycogène phosphorylase b de muscle de lapin. Après sa thèse, il a commencé à travailler sur la différenciation cellulaire et le développement embryonnaire dans le laboratoire du Professeur François Jacob à l’Institut Pasteur. En 1982, il a découvert avec Olivier Bensaude que des protéines dites de choc thermique étaient spécifiquement exprimées au tout début du développement embryonnaire de la souris. Depuis, il a travaillé sur les propriétés de ces protéines, leurs fonctions, et la régulation de leur expression pendant l’embryogenèse de la souris.

Recherche en Histoire et en Philosophie des sciences :
Sa recherche porte sur l’histoire de la biologie au 20e siècle, et les énormes transformations qu’a connues cette discipline. Il a particulièrement étudié l’impact des travaux de l’Ecole française de biologie moléculaire. L’ensemble de ses recherches dans ce domaine a conduit à la publication d’une Histoire de la biologie moléculaire (La Découverte, Paris, 1994).
Il a aussi étudié les évolutions du concept de gène, depuis son apparition jusqu’à l’ère actuelle de la post-génomique (La part des gènes, Odile Jacob, Paris, 1998).
Plus récemment, il a étudié les évolutions de la place et de la nature de la question « Qu’est-ce que la vie ? » qui ont accompagné les transformations de la biologie (La vie expliquée ? 50 ans après la double hélice, Odile Jacob, Paris, 2003). L’importance croissante de l’interdisciplinarité, et ses difficultés, ont été analysées (Les secrets du vivant : Contre la pensée unique en biologie, La Découverte, Paris, 2005), ainsi que la place qui devrait revenir à l’histoire et la philosophie des sciences dans la formation scientifique (A quoi sert l’histoire des sciences ?, Editions Quae, Paris, 2008). Son dernier ouvrage a été consacré à la dimension historique de la biologie (La vie, l’évolution et l’histoire, Odile Jacob, Paris, 2011).
Trois de ces ouvrages ont été publiés en traduction aux Etats-Unis :
A History of Molecular Biology (Harvard University Press, 1998) ; The misunderstood gene (Harvard University Press, 2001 ; Life explained (Yale University Press, 2008)
L’ouvrage Histoire de la Biologie Moléculaire a été traduit en six  langues.