Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Guy Maghuin-Rogister

(Séance du 26 mars 1988)  

Hormones et viandes : signification toxicologique des résidus et aspects pratiques du contrôle

par Guy MAGHUIN-ROGISTER (Laboratoire d'analyse des denrées alimentaires d'origine animale, Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de l'Etat à Liège, Cureghem), invité.

La directive CEE 85/649 d'interdiction des anabolisants en production de viande n'est pas fondée sur des bases scientifiques en ce qui concerne le 17 bêta-oestradiol, la progestérone, la testostérone, le zézanol et la trenbolone. Les doses journalières tolérables de résidus dans l'alimentation fixées par des commissions internationales sont largement supérieures aux quantités consommables compte tenu des teneurs mesurées dans les différents tissus comestibles des animaux traités. L'examen des résultats de laboratoire montre qu'il est impossible en pratique de contrôler le respect de la directive d'interdiction d'usage de ces produits sur des carcasses nues telles qu'elles sont importées de pays hors CEE. Les différentes méthodes de détection des résidus sont présentées ainsi que la stratégie du contrôle en Belgique.

SUMMARY

The EEC directive prohibiting the use of anabolic in livestock farming was not established on a scientific basis and the ban appears inadequate for 17 bêta-oestradiol, progesterone, testosterone, zeranol and trenbolone. Acceptable daily intakes of anabolic residues established by international committes are largely Higher than amounts present in food taking into account the level of residues measured in the various edible tissues from treated animals. Control of imported carcasses would be impossible if based on analysis of meat. The various methods for detecting anabolic residues and the stragegy of control in Belgium are presented.