Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Jean-François Denef

(Séance du 27 mai 1989)  

LA GOITRIGENÈSE EXPÉRIMENTALE           

par Jean-François DENEF (Service d’Histologie, Faculté de Médecine de l’UCL), invité.  

La formation de nodules froids au cours de la goitrigenèse, est mal comprise, faute d’un modèle animal adéquat.  Chez la souris, nous avons démontré l’importance de l’iode dans cette formation qui résulte d’une exagération de l’hétérogénéité fonctionnelle.  Par ailleurs, si l’involution du goitre est induite par de fortes doses d’iode, des cellules folliculaires se nécrosent et une thyroïdite transitoire se développe.  La nécrose est prévenue par de la T4 ou de la T3, en réduisant les doses d’iode, ou en le combinant avec des inhibiteurs de l’organification ou de la vitamine E.  Elles seraient donc liée à ne production excessive de radicaux libres.  L’infiltrat inflammatoire comprend de nombreuses cellules interstitielles la positives, mais cet antigène n’est pas exprimé par les cellules folliculaires.

SUMMARY

Nodules formation in goiter is still poorly understood due to the lack of an adequate animal model.  The key role of iodine in the increased heterogeneity of iodine metabolism and in cold follicle formation has been demonstrated.  Administration of iodide excess to goitrous mice induces follicle cell necrosis and thyroiditis.  Necrosis and inflammation can be prevented by reducing the iodine dose, giving T3 or T4, or combining iodide with antithyroïd drugs or vitamin E. This suggest that iodide toxicity is related to excessive production of free radicals.  During inflammation, Ia positive interstitial cells were increased in number whereas no Ia expression was seen in follicular cells.