Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport sur le manuel de Chirurgie d'urgence de l'O.T.A.N. J. ROSKAM, membre titulaire.

La Commission chargée d’examiner cet ouvrage était composée de MM. L. Coppez, Président, P. De Moor, J. Morelle, A. Simonart et L. Deloyers, Secrétaire.

Elle s’est entourée de l’avis d’autres Membres de l’Académie, à savoir : MM. L. Dautrebande, F. Albert, Z.M. Bacq et H. Van Cauwenberge.

 « Il apparaît à la Commission que la présentation du manuel O.T.A.N. est claire es susceptible de rendre de signalés services. 

 « La Commission croit cependant devoir émettre un certain nombre de remarques qui, dans l’ensemble, portent sur l’application de techniques, de méthodes, voire de principes dépassés.

Dans cette perspective, il y aurait lieu de revoir, entre autres, les chapitres suivants :

1)     Le choc et son traitement (cf. note du Professeur Bacq).

2)     Effets des irradiations (cf. note du Professeur Bacq).

3)     Traitement des brûlures (à revoir quant aux processus pathologiques, p. 21) ; (quant au traitement par ponçage, d’utilisation facile et avec peu de personnel).

4)     Gaz de combat (cf. note du Professeur Dautrebande : les intoxications par inhibition de la cholinestérase – parathion, sarin, tabun…- peuvent être neutralisées actuellement par la pralidoxine, protopaïne ou PAM) (Professeur Simonart).

5)     Fractures ouvertes (revoir et moderniser le traitement des fractures ouvertes ; répandre l’usage immédiat du fixateur externe notamment) (Professeur De Moor).

 Ces remarques ne sont pas exhaustives. La Commission reste, naturellement, disposée à répondre aux questions ou aux compléments d’information éventuels qui pourraient lui être demandés.

 La Commission souhaiterait également que ce manuel déjà élaboré soit doublé, au point de vue de son usage pratique, par un opuscule plus résumé s’attachant essentiellement aux directives pratiques. »

 Ce Rapport, lu par M. Simonart, est approuvé et sera porté à la connaissance du Docteur Van Houte, général major médecin, inspecteur général du Service de Santé de l’Armée, afin que ce dernier puisse l’utiliser comme document de travail.

 Séance du 25 mai 1968.