Académie royale de Médecine de Belgique

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Rapport de la Commission mixte chargée d'examiner la demande de M. l'inspecteur général du service de santé de l'armée concernant l'emploi des méthodes de substitution dans les circonstances de crise extrême qui pourraient survenir en temps de guerre (*)

En conclusion de plusieurs réunions et à l’unanimité des Membres qui ont assisté à la réunion du 17 décembre dernier, la Commission estime que, dans l’état actuel des renseignements obtenus, la prophylaxie des infections post-traumatiques du temps de guerre doit être basée sur :

1)     les vaccinations antitétaniques et antigangréneuses généralisées ;

2)     la séroprévention chez les blessés.

Elle estime que la chimioprophylaxie par sulfamidés n’a que peu d’efficacité.

En ce qui concerne le traitement des infections post-traumatiques, les tétracyclines et les pénicillines, au besoin pénicillinase-résistantes, sont les antibiotiques à recommander.

Il convient de penser aussi à l’oxygénothérapie hyperbare en cas de gangrène gazeuse.

 

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Après lecture du rapport, M. Welsch signale que les membres de la Commission sont tout disposés à avoir un échange de vues avec leurs Collègues militaires, de façon qu’aucune équivoque éventuelle ne soit introduite pour ce qui est de la teneur du rapport.

M. Cahen signale que l’emploi de la tétracycline a fait l’objet de commentaires réservés dans certaines circulaires émanant du Ministre de la Santé publique.

M. Van Cauwenberge fait remarquer qu’il n’y avait eu d’accident à déplorer que lors de l’administration de tétracycline par voie intraveineuse à des femmes enceintes, cas relevés par des auteurs anglo-saxons.

 Le rapport est approuvé.

 Séance du 26 janvier 1967.

 

 



* La Commission était composée de : MM. J. La Barre, M. Welsch, A. Simonart, A. Lambrechts et P. Bastente pour l’Académie de Médecine, et de MM. R. Goubau, R. Dequeker, P. Regniers, P. De Somer et J. Gerard pour la « Vlaamse Academie voor Geneeskune ».