Académie royale de Médecine de Belgique

|

Résumé Alain Carlier

(Séance du 15 juillet 1995)

DE LA NÉCESSITE DES SERVICES D’URGENCE DE LA MAIN  

par Alain CARLIER (ULg), invité.

L’avènement des techniques microchirurgicales a permis de réparer des structures vasculaires, nerveuses, tendineuses et cutanées, avec un très haut degré de fiabilité, lorsqu’elles sont pratiquées par des équipes spécialisées.

L’organisation d’un service d’urgences de la main implique que le responsable dispose d’une salle d’opérations avec toute l’infrastructure nécessaire pour faire face aux différentes situations traumatiques qui peuvent se rencontrer, ainsi que d’une équipe de chirurgiens assurant l’activité d’urgence 24 heures sur 24.

La Belgique fait partie de la Fédération européenne qui regroupe onze pays de l’Union, et comprend trois centres S.O.S. main (Liège, Bruxelles, et Charleroi).

Les blessés graves de la main appartiennent aussi bien au monde du travail qu’à celui des loisirs.  Parmi toutes les situations rencontrées, les replantations constituent probablement les cas les plus spectaculaires, mais moyennant le respect de règles « strictes » de reconstructions, elles offrent un double avantage, d’abord pour le patient qui retrouve une restauration fonctionnelle, ensuite pour les assurances qui le plus souvent, constatent une diminution des incapacités résiduelles.

Quelle que soit la circonstance, la première intervention conditionne le résultat de la reconstruction de la main traumatique.  Ceci implique l’activité de groupes hautement spécialisés en chirurgie de la main.

_____________