Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Jean Christophe

(Séance du  26 avril 1997)

L’ENDOCRINOLOGIE MOLÉCULAIRE DES OBÉSITÉS HÉRÉDITAIRES    

par J. CHRISTOPHE (Laboratoire de Biochimie générale et humaine, Institut de Pharmacie – ULB).

Les désordres hypothalamiques de l’obésité ajoutent souvent, à l’hyperphagie, un tonus orthosympathique central affaibli (avec thermogenèse réduite), un hyperinsulinisme vagal et une sérotonine peu efficace.  De plus, un axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien hyperactif contraste avec une hypoactivité GHRH-GH-IGF et un hypogonadisme d’origine centrale.  L’hyperlipogenèse, l’intolérance au glucose et la gluconéogenèse excessive sont secondaires.  Dans la plupart des cas, le récepteur de l’ARC hypothalamique réagit imparfaitement à l’excès de leptine sécrétée par le tissu adipeux, si bien que l’ARC poursuit une synthèse immodérée du neuropeptide NPY.  Heureusement, en périphérie, deux prostaglandines dérivées de l’acide arachidonique alimentaire se lient à deux protéines nucléaires : le PPAR gamma adipocytaire et le PPAR alpha hépatique.  Ces protéines, phosphorylables via l’insuline, inhibent l’expression de gènes favorables à l’obésité tut en stimulant celle de gènes accélérant l’oxydation des acides gras.  L’éventail des options diététiques et pharmacologiques à l’étude aujourd’hui est analysé.

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