Académie royale de Médecine de Belgique

|

Discours de Jacques de Toeuf

(Séance du  22 février 1997)

L’ATTITUDE DU CORPS MÉDICAL BELGE SOUCIEUX DE MAINTENIR LA SANTÉ PUBLIQUE A SON NIVEAU ACTUEL, ENCORE HAUTEMENT PERFORMANT       

par J. de TOEUF, Président de l’ABSYM (Association belge des syndicats médicaux), invité. 

Le constat de crise est posé et des réformes fondamentales s’imposent dans tous les secteurs :

1)  la formation médicale de base doit être corrigée.  Les étudiants doivent acquérir la capacité de porter une évaluation critique sur la qualité des informations qui leur seront fournies au cours de leur vie professionnelle ;

2)  la formation continue et l’auto-évaluation au sein des groupes de pairs doivent être fortement encouragées ; les pouvoirs publics ont là un rôle à jouer en matière d’impulsion et de soutien ;

3)  les aspects financiers ne sont pas les moins importants :

Il y a lieu de corriger les mécanismes qui tendent à avoir un effet inflatoire sur les dépenses :

-  normes hospitalières perverses,

- pseudogratuité par le recours abusif au système du tiers-payant et la non-perception du ticket modérateur,

-  absence de maîtrise du volume des prestations.

Il faut également encourager un usage rationnel des moyens diagnostiques et thérapeutiques par une information du public, par l’encouragement des modes de collaboration entre médecins, généralistes et spécialistes.

Il est nécessaire de rétablir une transparence dans l’élaboration et la connaissance des coûts.  Il faut en arriver à ce que l’équité commande, c’est-à-dire que les mêmes activités et les mêmes thérapies soient honorées de la même façon, qu’il s’agisse d’honoraires médicaux ou de journées d’entretien, quel que soit l’endroit où la prestation s’effectue.

4) Il y a lieu de stimuler la concurrence entre prestataires selon des critères qualitatifs permettant de réduire les coûts dans le respect d’exigences qualitatives.