Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Jean-Didier Vincent

(Séance du 17 décembre 2005)

L’HOMME ET SON BESOIN DE L’AUTRE   

par J.-D. VINCENT (Institut Alfred Tessard – France), membre honoraire étranger.

Le cerveau et l’(les) autre(s) sont les piliers de base sur lesquels reposent cette incomparable construction de l’Evolution : l’Homme.  La taille du cerveau (1.500 g) ne suffit pas pour rendre compte de ses capacités cognitives.  La différence avec les autres espèces possédant un cerveau vient chez l’homme du développement des aires cérébrales dites associatives.  Ce sont elles qui font de l’homme un « être de mémoire ».  Cette gestion du temps est indissociable de la « conscience de soi ».  Celle-ci permet la reconnaissance de l’autre comme porteur de la même conscience et l’attribution au soi des actes et représentations attribués à l’autre (grâce notamment au dispositif des neurones-miroir dans le cortex préfrontal).  Le partage des émotions est vraisemblablement le substrat de l’attention et de l’intention partagées que ne possèdent pas nos « parents » singes et hominidés.  Je développerai ces aspects en insistant sur le rôle des affects et des passions pour essayer d’en tirer modestement quelques leçons sur l’avenir.   

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