Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Jean-Olivier Defraigne

(Séance du 27 novembre 1999)

ATTEINTES PHYSIOPATHOLOGIQUES LIÉES A LA CIRCULATION EXTRACORPORELLE.  PATHOGÉNIES ET MODES DE PRÉVENTION      

par J.O. DEFRAIGNE (CHU – Liège), invité.

En chirurgie cardiaque, des cascades biologiques humorales (coagulation, fibrinolyse, complément, kinine-kallicréine, cytokines) et plusieurs systèmes cellulaires (neutrophiles, plaquettes, cellules endothéliales) sont activées.  Plusieurs facteurs contribuent à ces activations : mise en contact du sang avec le matériel étranger des circuits et des oxygénateurs utilisés pour la circulation extracorporelle (CEC), contact air-sang, effets de la reperfusion myocardique et pulmonaire lors du déclampage et lors de la reventilation, hypothermie, forces de cisaillement élevées, etc..  Il en résulte un tableau défini comme le « syndrome post-perfusion » associant divers signes : troubles de la coagulation, troubles neurologiques, syndrome inflammatoire avec fièvre d’origine non-infectieuse, voire, à l’extrême, défaillance multi-systémique.

Même si la mortalité en chirurgie cardiaque est actuellement faible, plusieurs méthodes sont proposées pour prévenir ces conséquences.  Elles reposent sur des modifications des circuits utilisés, sur une amélioration de la technique opératoire, sur une modification de la technique de CEC et sur l’emploi d’agents pharmacologiques (anti-inflammatoires, corticoïdes, inhibiteurs des protéases à sérine (aprotinine), inhibiteurs de la fibrinolyse).  Le développement de surfaces biocompatibles est enfin une approche prometteuse.   

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